Bientôt un Historial Jeanne D'Arc

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Bientôt un Historial Jeanne D'Arc

Message par Virginie le Lun 21 Nov 2011 - 19:14

Bientôt un Historial Jeanne D'Arc

Laurent Fabius nous a annoncé que cet historial sera le prochain chantier de la Crea.

D'ici trois ans, un historial sur Jeanne D'Arc doit voir le jour dans l'agglomération rouennaise. C'est ce que nous a confié en interview Laurent Fabius. Un lieu historique consacré à "un personnage historique et attirer l'attention du monde entier sur l'agglomération rouennaise", selon l'ancien Premier Ministre.

Un nouveau chantier pour la CREA après celui du 106 et du Palais des Sports.

:arrow: France 3 (HN)
21/11/11
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Re: Bientôt un Historial Jeanne D'Arc

Message par Virginie le Lun 21 Nov 2011 - 19:23

et c'est là que je me dis qu'il y a vraiment des choses qui m'échappent dans la logique des élus de Rouen...
Ils veulent : "Un lieu historique consacré à "un personnage historique", que Rouen possède déjà mais qu'ils préfèrent laisser mourir dans l'indifférence quasi générale et gaspiller des millions d'euros pour en créer un autre


Petit Rappel :

La difficile reprise du musée Jeanne-d'Arc de Rouen

Des visiteurs du monde entier. Pourtant personne ne se presse pour reprendre le musée Jeanne-d'Arc.


Alain Préaux, propriétaire des lieux, assure que "la fréquentation est toujours aussi forte" France Soir

En feuilletant le livre d'or situé à la sortie du musée Jeanne-d'Arc, à Rouen, on s'aperçoit que les visiteurs viennent souvent de très loin : Etats-Unis, Japon, République tchèque... D'ailleurs, ce matin-là, ce sont des touristes russes qui entrent dans le musée, emboîtant le pas de deux citoyens britanniques. « Avec la cathédrale, c'est la visite incontournable de la ville », explique le guide du tour-opérateur en présentant la célèbre scène du bûcher à son groupe. A l'office de tourisme, sur de nombreux sites Internet, l'adresse est également conseillée pour mieux connaître la ville où fût brûlée la Pucelle d'Orléans, le 30 mai 1431. Ouvert en 1953 sur la plus célèbre place de la ville, le musée accueille plus de 30.000 visiteurs chaque année « et la fréquentation est toujours aussi forte », explique Alain Préaux, le propriétaire des lieux.
De père en fils

Mais ce dernier, usé par le temps, aimerait bien prendre sa retraite, lui qui, à 15 ans, faisait déjà le guide dans cet endroit qui jadis appartenait à son père. Alors, depuis deux ans, il a mis en vente, mais seuls des restaurateurs attirés par l'adresse prestigieuse ont répondu à l'annonce, avant finalement de se rétracter. « En deux ans, pas une offre sérieuse n'est arrivée à mes oreilles. Un cabinet d'architecte missionné par les instances locales est bien venu pour une étude l'an passé pour faire de ce musée un endroit plus moderne. Mais depuis, plus rien. Pourtant je ne vends pas cher, puisque je laisse le tout pour 650.000 €, sachant que la collection de mannequins de cire et d'objets, à elle seule, a été estimée à plus de 400.000 €. »

Du côté de la mairie, et même si certains élus reconnaissent aussi que le musée est une étape importante dans le circuit touristique rouennais, on n'aime pas trop aborder le sujet. Et de là à dire que l'on botte en touche, il n'y a pas loin. Récemment encore, Guy Pessiot, l'adjoint chargé du tourisme, expliquait : « Le musée est obsolète et la collection pourrait être hébergée dans un autre lieu. » Au conseil général, pourtant propriétaire de onze autres musées dans le département de Seine-Maritime, même son de cloche. « En ces périodes de restrictions budgétaires, ce n'est pas facile », indique-t-on, là aussi, un peu embarrassé. En fait, ce ne sont pas le musée Jeanne-d'Arc en lui-même ou son actuel propriétaire qui posent problème. Personne ne le dit ouvertement mais, chez les élus socialistes de la ville, de l'agglomération et du département, on n'aime pas trop mettre Jeanne d'Arc en avant, cette dernière ayant à leurs yeux une connotation un peu trop... Front national. Alors, entre restrictions budgétaires et faux prétextes, bien difficile de dire que deviendront les 300 m2 d'exposition et ce musée mondialement connu. En attendant, l'association des amis du musée a lancé une pétition qui, en quelques mois, a déjà recueilli plus de 10.000 signatures. « Quant à moi, je n'ose à peine imaginer le pire, à un an du 600e anniversaire de la naissance de Jeanne », conclut Alain Préaux, qui espère que Rouen ne va pas tuer la Pucelle une seconde fois.

Photo : Michel Manfredi

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7 avril 2011
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L'Historial Jeanne d'Arc dévoilé

Message par Steinn le Sam 24 Mar 2012 - 9:09

Grand-rouen.com a écrit:
“Il manquait à Rouen un lieu à la dimension de cette héroïne” : pour Valérie Fourneyron, maire de Rouen, le projet d’historial Jeanne d’Arc présenté en détail ce vendredi 23 mars 2012 est éminemment positif. C’est aussi qu’il ne coûtera rien à la ville et devrait lui rapporter beaucoup en terme d’image. Laurent Fabius, président de la Crea, qui votera lundi 26 mars l’intérêt communautaire du projet, estime le budget des travaux nécessaires à 11 millions d’euros. Pas rien en cette période plutôt vouée aux économies. La Caisse des dépôt aurait déjà donné son accord, et une souscription publique sera lancée. Le gros du budget, ce sont les travaux. Ensuite, les choses devraient s’équilibrer à partir de 130 000 visiteurs annuels, et même être bénéficiaire si les objectifs annoncés sont atteint. Laurent Fabius espère 150 à 300 000 visiteurs par an à l’historial Jeanne D’Arc.

Irréaliste ? Ambitieux en tout cas. Mais le projet présenté semble se donner les moyens de ces ambitions. Par le lieu choisi d’abord. Au coeur de Rouen, dans l’archevêché lui-même. 950 mètres carrés seront dévolu à Jeanne d’Arc selon un parcours dont l’entrée se fera rue Saint-Romain, sur les lieux mêmes de son jugement, et de sa réhabilitation. La surface disponible pourra aller jusqu’à 1360 mètres carrés en ajoutant, pour des expositions temporaires, la salle des Etats et la chapelle d’Aubigné. Les pièces ont un charme certain, les volumes, des cryptes à la chapelle en passant par les cuisines, et la tour de guet offrent des possibilités scénographiques intéressantes. En 18 étapes, le parcours des visiteurs se fera d’abord par une montée, l’occasion de découvrir l’histoire de Jeanne : la paysanne, la prophétesse, la chef de guerre, la captive, l’accusée puis la martyre. Le visiteur finira, comme Jeanne, dans un bûcher, mais symbolique. En redescendant, il parcourra l’histoire de l’histoire de Jeanne d’Arc. Les récupérations, les interprétations… “Jeanne en réalité n’appartient à personne”, précise Laurent Fabius lors de la présentation. La preuve, on passera dans les évocations de Charles Péguy à Raymond Devos…

Un comité scientifique de haut niveau a été réuni pour présenter tous ces aspects de Jeanne et tenter d’échapper aux controverses. On y trouve, entre autres, l’historien Michel Winock, le professeur de littérature Jean Maurice ou encore le conservateur en chef du Musée des Arts décoratifs de Paris.

La visite des lieux en leur état actuel montre l’étendue des travaux à réaliser, mais aussi le potentiel de ce lieu, au coeur de la ville et des lieux qui forgent l’histoire de Jeanne d’Arc. Le début des travaux est prévu pour avril 2013, et la fin pour l’été 2014, ce qui devrait permettre une ouverture des lieux à l’automne de la même année.

Des fouilles archéologiques permettront peut-être de reconstituer la salle de l’Officialité, détruite. Pour ne pas retarder l’ouverture de l’Historial, le chantier de fouilles sera aménagé pour les visites et deviendra, dans un premier temps, un lieu de découverte pédagogique à destination du grand public.

Source :arrow: Grand-rouen.com
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Re: Bientôt un Historial Jeanne D'Arc

Message par Virginie le Lun 2 Avr 2012 - 8:03

Visite du futur Historial Jeanne-d'Arc
diaporama : :arrow: Paris Normandie


L'Historial Jeanne-d'Arc ouvrira à l'automne 2014. Il sera aménagé dans une partie de l'archevêché, à l'endroit même où le procès de sa réhabilitation s'est tenu
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Re: Bientôt un Historial Jeanne D'Arc

Message par JPL27 le Lun 2 Avr 2012 - 10:41

sa va encore couter des millions € d'argent public alors qu'on ne peut pas actuellement ce le permettre....

j'appel cela de l'incompétence....
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Re: Bientôt un Historial Jeanne D'Arc

Message par Virginie le Sam 27 Oct 2012 - 21:43

Clap de fin pour Jeanne à Rouen

:arrow: paris-normandie.fr
Publié le samedi 27 octobre 2012

EMOTION. Le musée Jeanne-d'Arc a définitivement fermé ses portes hier midi. Ambiance nostalgie en cette dernière matinée… en attendant la frénésie des enchères.


Hier, 13h, retour définitif dans la boutique pour « Jeannette » comme l'a surnommée le personnel

Il est 13 h passées de quelques minutes. Ce couple d'Américains entre timidement dans le musée de cire et demande à visiter les galeries. Alain Préaux répond en anglais que le musée Jeanne-d'Arc est « définitivement fermé ». « Il y a un autre muséum ? » interroge le couple de Philadelphie. « Pas avant deux ans, » regrette le directeur du musée.

« Histoires d'enfance, Histoire de France »

Depuis plusieurs jours, l'établissement privé ouvert depuis 1953 reçoit un public plus assidu que d'habitude. « Beaucoup de grands-parents avec des enfants, des classes aussi », raconte Nadine, qui travaille au musée depuis seize ans. Dans le « livre d'or », les commentaires en disent long sur le désarroi des derniers visiteurs qui ne comprennent pas pourquoi le lieu disparaît. Venus de Dublin, de Chine, du Japon, de Londres, ou d'Evreux, chacun remercie. « Mon cœur est triste, écrit Patrick, savoir que ce musée va disparaître est inacceptable au cœur d'un Rouennais. Histoire d'enfance, histoire de France, je te plains tu ne mérites pas cela ». Louisa (9 ans), venue mercredi a « beaucoup aimer, c'était trop coul » (sic). Alain Préaux garde précieusement le premier livre d'or ouvert par son père en 1955. Des signatures prestigieuses y sont apposées, de Salvator Dalí à Charles Trenet, en passant par Falconetti, Otto Preminger, Noël Noël, Pierre Tchernia ou Jacqueline Joubert… Dans les couloirs, la voix masculine des diaporamas résonne. Charles Orine sort du musée. Il tenait à être présent en ce dernier jour. « J'ai fait un petit reportage photo, pour garder quelques souvenirs ». Devant la boutique, deux jeunes Japonaises se photographient mutuellement devant « Jeannette », l'effigie sur bois de la Pucelle qui oriente les touristes. « Si j'avais touché 1 € à chaque fois que les gens se sont fait photographier devant, je serais riche ! » lance Alain Préaux. Les visiteurs se succèdent. La plupart n'assisteront pas à la vente, dimanche, mais ils ont tenu à dire au revoir au musée. Arlette et Dominique regrettent un peu que « l'on disperse le patrimoine de la ville ». Ils apprécient en revanche l'annonce par la Crea d'un futur historial. « On attend de voir… », commente Alain, qui a trouvé « un peu poussiéreux » l'actuel musée. Monique sort la dernière. Promis, elle sera dimanche à la vente aux enchères et « espère acheter un petit souvenir ».

Dans la boutique, quelques amis du propriétaire se sont réunis. L'heure est aux anecdotes. Comme pour cacher son émotion, Alain allume un cigare. Il a enregistré l'ultime ticket dans les comptes. Il fait « le dernier tour » pour vérifier que personne n'est resté à l'intérieur « comme la Russe et le couple d'Allemands… » se souvient en riant le petit groupe. Alain Préaux rentre « Jeannette ». Une dernière danse avant que, une à une, les scènes ne soient définitivement éteintes.

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Le musée Jeanne d'Arc de Rouen disperse ses collections aux enchères

:arrow: paris-normandie.fr
Publié le samedi 27 octobre 2012

ROUEN, 27 oct 2012 (AFP) - Affiches jaunies par le temps, maquettes un peu vieillottes et mannequins de cire: le musée Jeanne d'Arc de Rouen ferme ses portes et toutes ses collections un peu kitsch vont être mises en vente ce dimanche 28 octobre.

Alain Préaux, propriétaire de cet établissement d'un autre temps, fréquenté par quelque 20.000 visiteurs par an, prend sa retraite et n'a pas trouvé de successeur. "Seule, une collectivité aurait pu reprendre un tel musée mais les discussions n'ont pas abouti", assure cet homme haut en couleurs qui a pris la succession de son père en 1977.

Pour pénétrer dans ce petit musée installé dans une ancienne maison donnant sur la place où fût brûlée Jeanne d'Arc en 1431, il fallait pousser une lourde porte en bois et pénétrer dans un couloir sombre au parquet grinçant qui semblait mener à des cachots. Le ton était donné.

Dans des loges éclairées, creusées dans les murs, apparaissaient des personnages de cire à taille humaine formant de petites scènes didactiques qui impressionnaient particulièrement les enfants. Jeanne priant dans la campagne à Domrémy, Jeanne obtenant une escorte à Vaucouleurs, Jeanne auprès de Charles VII, Jeanne condamnée au bûcher...

Au hasard de son cheminement, le visiteur pouvait s'extasier devant de petites maquettes en carton résumant le court et terrible passage de Jeanne à Rouen.

Il pouvait aussi admirer un buste de la Sainte avec les traits de Jacqueline Morane, actrice rouennaise un peu oubliée, ou encore une reproduction de son armure pesant pas moins de 40 kilos. Sans oublier d'innombrables objets, du calendrier au bon du trésor, en passant par des jeux de cartes, bougies ou assiettes, où apparaît la Pucelle.


Un futur "historial" en 2014

Toute cette collection, divisée en une soixantaine de lots, sera dispersée ce dimanche 28 octobre dans un hôtel des ventes installé dans... une ancienne église Jeanne d'Arc. "C'est une vente atypique, parce qu'on disperse la totalité des collections d'un musée et parce que Jeanne d'Arc est un thème national", se réjouit Me Delphine Bisman, une jeune commissaire priseur de 29 ans qui pilotera les enchères.

Si le musée appartient à une autre époque, la vente se fera avec les moyens de communication d'aujourd'hui, notamment internet qui permettra à tout enchérisseur potentiel de suivre les opérations "en live" et de se manifester sans être présent.

Sur les prix, Me Bisman dit avancer en terrain inconnu. Les maquettes en carton devraient être mises à prix 1.500 euros les six et les saynètes entre 300 et 700. Les enchères pourraient commencer à 200 euros pour une curieuse affiche de propagande nazie montrant Jeanne d'Arc émergeant des ruines de Rouen bombardé par l'aviation anglaise, accompagnée de cette légende: "les assassins reviennent toujours sur les lieux de leur crime".

La dispersion de ces collections ne signifie pas la fin du souvenir de Jeanne d'Arc à Rouen. La communauté d'agglomération, pas intéressée par une reprise du musée, a prévu d'ouvrir, à l'automne 2014, un "historial" consacré à la Sainte dans les locaux de l'archevêché où fut prononcée sa condamnation en 1431 et sa réhabilitation en 1456.

Mais à la différence du petit musée privé, cet établissement, dont le coût est estimé à 10,6 millions d'euros, sera doté du dernier cri en matière de scénographie. L'ambition de l'agglomération se veut aussi plus vaste: elle compte non seulement retracer l'histoire du personnage mais aussi faire "l'histoire de cette histoire" en présentant "les conflits d'interprétation", "l'élaboration des mythes" et "les entreprises de récupération".
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Re: Bientôt un Historial Jeanne D'Arc

Message par Fredo13 le Lun 5 Nov 2012 - 9:32

Je ne voudrais pas relancer le débat mais tout ceux qui parlent de Jeanne d'Arc, musée, livre, reportage, et autres, feraient de mettre la belle histoire de coté et se pencher un peu plus sur la vérité. Même si cette fameuse vérité n'est pas clairement établie dans toutes ses longueurs, on est loin du "conte" que tout le monde apprend à l'école. L'histoire et la vérité avant tout !
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Re: Bientôt un Historial Jeanne D'Arc

Message par Virginie le Dim 15 Mar 2015 - 21:53

Dernière ligne droite pour l’Historial Jeanne d’Arc

paris normandie

Historial. Le lieu dédié à la mémoire de Jeanne d’Arc sera inauguré vendredi prochain à Rouen. Un aboutissement pour ceux qui depuis trois ans portent ce projet unique en France.





Finis le rugissement de la meuleuse et le sifflement des perceuses. Vendredi dernier, à une semaine de son inauguration, en présence du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, l’Historial Jeanne d’Arc est étrangement calme. « On peaufine les réglages », souffle un responsable dans le grand comble où les visiteurs suivront le procès de la Pucelle d’Orléans. Dans la boutique, derrière l’accueil, livres, boucliers et épées en bois pour enfants viennent d’être rangés sous les étagères. Des employés de la Direction régionale des affaires culturelles découvrent les premières images dans les anciennes cuisines et l’ancien office. Tous sont captivés par le spectacle.

Trois ans après le lancement du projet, c’est la dernière ligne droite pour l’Historial. Niché dans le palais de l’archevêché, près de la cathédrale de Rouen, il est dédié à la mémoire de l’héroïne de l’histoire de France, brûlée vive sur la place du Vieux Marché en mai 1431. La Métropole Rouen Normandie va y employer vingt-quatre agents. Une quinzaine sera sur place en permanence. Ils accueilleront les visiteurs dès samedi.

En milieu de semaine dernière, c’était l’effervescence dans les dix salles de l’Historial. Autour des cartons et des caisses à outils, deux hommes s’affairent sur les portes coulissantes du hall d’entrée. Au pied du grand escalier, Clémence Farrell, la scénographe, et Alain Bardin, directeur du projet pour la Métropole Rouen Normandie, discutent des derniers réglages. La tension est palpable. « La fin d’un chantier de scénographie est toujours un peu compliquée, confie Clémence Farrell. Il y a des adaptations à réaliser sur place entre la production et la projection sur le site. C’est inhérent à l’aspect ‘‘ prototypique’’ et aux enjeux novateurs du chantier. Là, il faut en plus travailler dans un bâtiment historique. Ce qui est très valorisant. » Mais un peu stressant.

Dans la crypte gothique, les lumières s’éteignent. Devant leur écran, les techniciens synchronisent les images et le son. Les quinze projecteurs qui tournent donnent des suées. « C’est superbe, comme dans une église, savoure Olivier Lafuma, ingénieur du son. Mais ce n’est pas comme ça partout. Dans certaines pièces, l’acoustique est moins bonne et il y a moins de haut-parleurs. C’est un peu compliqué, mais le lieu est mythique. »

Ce lieu unique, la Métropole fait tout pour le promouvoir. « On en parle depuis deux ans, indique-t-on à l’office de tourisme. À travers des salons professionnels et grand public d’abord, en France et à l’étranger. « Il y a des marchés prioritaires, comme le Benelux, l’Angleterre et l’Allemagne. Nous avons aussi rencontré des tour-opérateurs et des agences sur l’espace méditerranéen, au Japon et en Chine. » Pour les séduire, l’office et les comités départemental et régional de tourisme disposent de grandes pancartes, de brochures et d’une présentation sur ordinateur. Des visites du chantier ont également été organisées.

La Métropole espère attirer de 100 000 à 150 000 visiteurs la première année. Bien loin du million qui entre dans la cathédrale. Un chiffre que ne pourra jamais atteindre l’Historial, dont les lieux (1 000 m²) ne peuvent accueillir au maximum que 800 personnes par jour. Autre cible : les journalistes. La visite réservée à la presse le mois dernier en a attiré une cinquantaine. Parmi eux, Éric Bietry-Rivierre, du service culture du Figaro. « L’intérieur est beau mais il y a un inconvénient : c’est un dédale, note le journaliste. On ne peut pas se promener vraiment librement. » Même si tous les outils interactifs ne fonctionnaient pas lors de la visite, il a été conquis par la scénographie. « Ils n’ont pas hésité sur les nouvelles technologies, mais ce n’est pas invasif et ça respecte les lieux. On cerne qui était Jeanne d’Arc et pourquoi c’est devenu un personnage qui fait débat dans l’histoire de France. »

Dans une cour intérieure, les agents qui seront au contact du public échangent sur la journée passée. « On les a accueillis pour qu’ils s’approprient les lieux, raconte Frédérique Horn, chargée de l’Historial. Ils vont devoir fluidifier la circulation des groupes (NDLR : de 25 personnes maximum), qui partiront toutes les quinze minutes pour un parcours de 1 h 15. » Tous semblent pressés de commencer le travail. « Le cadre est super, s’enthousiasme Mickaël Évreux, référent technique et sécurité. On est déjà dedans ! »

CHARLY LE GAL

Le son est superbe, comme dans une église
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