La Chambre Régionale d'Agriculture de Normandie fête ses 40 ans

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La Chambre Régionale d'Agriculture de Normandie fête ses 40 ans

Message par Virginie le Mer 16 Nov 2011 - 20:10

La Chambre Régionale d'Agriculture de Normandie fête ses 40 ans



Depuis 40 ans, la Chambre régionale d'Agriculture de Normandie officie sur les cinq départements normands et fait donc partie des structures historiquement unitaire normande avec le Comité régional de tourisme.
Le maintien de cette vision unitaire de l'agriculture normande a été "un combat de tous les jours" durant ces quarante années. A l'heure de la mondialisation, elle se fixe pour objectif de préserver et de valoriser le patrimoine naturel et humain avec notamment ces trois axes :

1) Faire en sorte que paysans et agriculteurs puissent vivre correctement de leur travail

2) Préserver paysages et productions dans le cadre d'une agriculture durable et labellisée privilégiant les circuits courts

3) Valoriser en France et à l'étranger, la "Gourmandie"

Vendredi 2 décembre 2011 à 16H00 au MEMORIAL de CAEN

:arrow: Paris Normandie
Publié le mercredi 16 novembre 2011

Plus d'informations :arrow: Chambre d'Agriculture de Normandie
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Virginie


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Re: La Chambre Régionale d'Agriculture de Normandie fête ses 40 ans

Message par Virginie le Ven 2 Déc 2011 - 8:32

La nouvelle agriculture normande est à inventer


Daniel Génissel, président de la Chambre d'agriculture de Normandie.

Vendredi à Caen, la Chambre d'agriculture de Normandie célèbre ses quarante ans. Le président, Daniel Génissel, évalue les forces et faiblesses de l'agriculture normande.

Entretien :
Daniel Génissel, 53 ans, président de la Chambre d'agriculture de Normandie depuis mars 2007.


En quarante ans, l'agriculture normande n'est pas tombée dans les excès du productivisme des régions voisines. Au prix d'une moins grande performance économique ?
Par tempérament, mais aussi du fait des facilités que leur offrait leur territoire, les agriculteurs normands ont produit moins de richesses et de valeur ajoutée que les régions voisines dans le domaine de l'élevage.

La Normandie produit et transforme moins de lait, moins de porcs et de volailles que la Bretagne et les Pays de Loire. En contrepartie, les problèmes à régler sur le plan de l'environnement sont beaucoup moins aigus.

La Normandie joue-t-elle assez la carte de la notoriété et de la variété de ses productions ?
Cela n'a pas été un long fleuve tranquille. Jusqu'aux années 80, il fallait d'abord produire à bas prix, ce que demandait la société. Les agriculteurs normands, comme leurs collègues, ont modernisé leur ferme, se sont adaptés à la politique de denrées alimentaires à bas prix.

La demande en produits de haute qualité n'était pas sollicitée en masse. À partir des années 90, crise de la vache folle digérée, consommateurs et producteurs ont redécouvert les richesses de notre région normande, notamment les productions cidricoles et fromagères. Il existe dans la population, à l'heure du tout virtuel, un fort désir de retrouver ses racines. Aux agriculteurs de répondre à ces demandes nouvelles.

C'est la seule chambre consulaire à rassembler Haute et Basse-Normandie. Un exercice concret de réunification ?
D'un côté cela complique les choses. Les priorités ne sont pas les mêmes, entre une Haute-Normandie dominée par les céréales et une Basse-Normandie, par les productions d'élevage. Mais nous avons bâti en commun des méthodes de travail, des offres d'appui techniques. Nos réponses politiques, avec des débats parfois vifs entre nous, sont communes. C'est une richesse.

La Normandie est connue dans le monde entier. Son agriculture en tire-t-elle profit ?
La notoriété de la Normandie, c'est notre force. Nous ne l'exploitons pas assez. En productions cidricoles et fromagères, il y a des réussites incontestables. Nous avons de nouvelles opportunités à saisir dans un marché mondial de plus en plus ouvert.

Quel avenir pour les agriculteurs normands et les filières agroalimentaires ?
Dans la crise, l'agroalimentaire est peut-être moins chahuté que d'autres secteurs. L'agriculture n'a jamais été autant sollicitée. Elle doit fournir une nourriture de qualité, s'investir dans la chimie verte, fournir de nouveaux matériaux. Il nous faudra inventer de nouveaux outils de protection pour les agriculteurs quand la nouvelle politique agricole commune sera moins protectrice.

François LEMARCHAND.

:arrow: alencon.maville.com
Jeudi 01 décembre 2011
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Virginie


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