Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

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Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

Message par Carente50 le Sam 24 Sep 2011 - 18:55

un projet plus raisonnable que le TGV mais attention avec Le Vern!!!
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Re: Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

Message par Virginie le Mar 27 Sep 2011 - 21:45

Une gare sur les quais du Havre ?

Non, ce n'est pas une blague. L'idée ne sort pas non plus du chapeau. Lundi, en conseil municipal exceptionnel dédié au débat public de la ligne à grande vitesse Paris-Normandie, Antoine Rufenacht a suggéré la création d'une nouvelle gare à la Pointe de Floride. « L'idée est apparemment biscornue mais intéressante », précise l'ancien maire. Si cette éventualité n'avait encore jamais été diffusée, des études urbaines ont d'ailleurs déjà été menées sur ce sujet. « La gare actuelle n'est pas adaptée à l'augmentation du trafic voyageur d'une ligne à grande vitesse. Tout le monde est d'accord », commente le nouveau commissaire au développement de la Vallée de la Seine et de la façade maritime de la région Capitale.

la suite :arrow: Paris Normandie/Seine Avenir
27 septembre 2011
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Re: Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

Message par Steinn le Lun 3 Oct 2011 - 9:29

Paris veut se rapprocher de la mer

"Et si la Normandie devenait la banlieue de Paris? Les falaises d’Etretat, les stations balnéaires de Deauville ou Trouville, le cœur de Rouen, le port du Havre à moins d’une heure trente de train grâce à une nouvelle ligne ferroviaire. C’est le projet mis en débat à partir d’aujourd’hui et pendant quatre mois."

Source :arrow: leparisien.fr
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Re: Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

Message par Virginie le Ven 7 Oct 2011 - 8:44

Le débat sur la LNPN s'ouvre sur la question du phasage et du rapport coût-amélioration

La séance d’ouverture du débat public de la Ligne Nouvelle Paris Normandie lundi soir à Rouen, a mis en évidence la controverse sur la nécessité ou non d’un phasage de ce projet et sur la qualité du service pour les usagers au regard de l’investissement. Le débat organisé par une Commission particulière du Débat public présidée par Olivier Guérin, se déroulera jusqu’au 30 janvier 2012, date de la réunion de clôture qui se tiendra à Caen. Entre temps, 16 réunions locales sont programmées de Cherbourg à La Défense et 5 réunions thématiques aborderont les volets techniques d’un projet qui a pour ambition de redessiner la géographie ferroviaire de la Normandie, figée depuis sa construction au milieu du XIXè siècle.

Les grandes lignes de ce projet et ses options ont déjà été présentées avec ses points durs que sont la traversée du Mantois et le nœud ferroviaire de Rouen. L’option LGV (Ligne à grande vitesse) a été écartée car inadaptée aux distances de la desserte de la Normandie. Toutefois Le Havre et Caen (et au-delà Cherbourg) pourraient être ramenés à des temps de parcours de 1h15 avec Paris ce qui représenterait des gains de temps de respectivement trois-quart d’heure et une demi-heure.

Devant un parterre de personnalités qui disposent déjà de toutes les données, Hubert du Mesnil, président de RFF (Réseau Ferré de France) maître d’ouvrage du projet, a résumé le double objectif du projet à savoir d’une part « améliorer la qualité » des relations entre la Normandie et la capitale tant pour la rapidité, que la ponctualité et le confort, d’autre part « l’inscrire dans une ambition de développement territorial » . « Nous ne venons pas avec “la“ solution, a déclaré Hubert du Mesnil. Nous apportons le résultat de nos travaux et venons sentir la sensibilité de chacun des territoires ». Anticipant les interpellations d’usagers qui ont ponctué les premiers échanges du débat, le président de RFF a également assuré que « les améliorations à court terme ne seront pas oubliées ».

Des premières interventions, on retiendra la sensibilité à la question du « phasage » de ce projet dont le coût varie entre 9 et 14 Md€, selon les options choisies et les contraintes identifiées à ce jour. Il s’agirait d’un saucissonnage du chantier qui se ferait en deux ou trois parties en fonction des disponibilités financières : la nouvelle ligne dans le Mantois, socle du projet sans lequel tout autre amélioration en Normandie n’aurait aucun sens ; le transfert de la gare de Rouen de la rive droite vers la rive gauche avec un raccordement par tunnel sous la Seine vers Le Havre ; la réalisation de lignes nouvelles complémentaires vers Caen, Le Havre, en passant par Evreux. Une partie des élus politiques, avec à leur tête Laurent Fabius, Alain Le Vern, Valérie Fourneyron ont observé que rien ne retarde les deux premières phases. « Tout ce qui concerne le Mantois est prioritaire et à portée de main, a asséné M. Fabius. Les études, les bonnes volontés, une grande part de financement sont prêtes ». « Rouen et le Mantois peuvent être faits rapidement sans injurier l’avenir », a assuré M. Le Vern. La position diverge lorsqu’on se tourne vers les milieux économiques, le président de la CCI du Havre, Vianney de Chalus, exigeant que la ligne nouvelle soit envisagée « dans sa totalité, sans phasage ».

Des syndicalistes cheminots ont demandé qu’un projet de cette ampleur « n’oppose pas la maintenance et la régénération du réseau existant ». A noter la seule intervention d’un élu non normand, faite par le conseiller régional EELV d’Ile-de-France, Jacques Picard, lançant à la salle, « vos intérêts sont nos intérêts », mais aussi appelant à la prudence sur un projet où “perdre“ 15 minutes peut aussi permettre d’économiser 15 milliards d’€.

www.debatpublic-lnpn.org

:arrow: Drakkaronline

Date : 6/10/2011
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Re: Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

Message par Virginie le Mar 18 Oct 2011 - 20:33

Le "X" à Evreux... c'est jeudi soir !


Dans le cadre des réunions publiques organisées par la Commission particulière du débat public (CPDP), le Grand Évreux Agglomération (GEA) vient de réaliser un suplément à son magasine d’information, destiné à présenter les atouts de ce scénario.

Le GEA y fait la présentation du scenario qui retient ses faveurs, celui du "X" à Evreux (le B), qui consiste en un embranchement ferroviaire intégrant les potentialités de l’ouverture vers Dreux, Chartres et Orléans…

Ce document est téléchargeable depuis la page spéciale "Ligne Nouvelle Paris-Normandie LNPN" du site internet du Grand Évreux Agglomération.
Deux réunions publiques à Evreux
Sur les 23 réunions publiques organisées par la CPDP, deux d’entre elles se dérouleront à Evreux, au Cadran.
- le jeudi 20 octobre 2011 de 19h à 22h
- le mardi 10 janvier 2012, de 19h à 22h

:arrow: Drakkaronline
18/10/2011

----------------------------------

Ce document est téléchargeable depuis la page spéciale "Ligne Nouvelle Paris-Normandie LNPN" du site internet du Grand Évreux Agglomération.


Ligne Nouvelle Paris-Normandie LNPN

Jeudi 20 octobre, à 19h, au Cadran
Venez soutenir le scénario d’Evreux et de l’Eure
dans le cadre de la réunion publique d’information sur le projet

Le projet de ligne nouvelle Paris – Normandie présenté au débat public* par Réseau Ferré de France a été élaboré pour répondre à deux grandes ambitions :
- Améliorer durablement le quotidien des voyageurs normands et franciliens en leur offrant de meilleures conditions de transport. Ceci implique des trains plus réguliers, plus fréquents, plus rapides, plus confortables, de nouvelles liaisons entre les villes, de nouvelles dessertes et de meilleures correspondances.
- Rapprocher la Normandie et l’Île-de-France, dans la dynamique du Grand Paris visant à mieux valoriser les atouts et identités de chaque territoire au sein d’un ensemble plus fort pour affronter l’avenir.
Àcette fin, un temps de parcours de 1h15 entre Paris et Le Havre, ainsi qu’entre Paris et Caen, a été recherché.

*pour lire et télécharger le document complet présenté au débat public :
http://www.debatpublic-lnpn.org/informer/autres-etudes-et-documents/index.html

Le X à Évreux : fédérer autour d’un projet pragmatique et ambitieux

Dans la compétition économique mondiale, l’accès des grandes métropoles à la mer est primordial : faciliter l’accès au transit portuaire de l’agglomération parisienne figure donc parmi les priorités des Pouvoirs publics français. Si, initialement, relier Paris au port havrais était l’objectif premier des décideurs, la dimension
du projet a été élargie.

Il s’agit désormais de préserver la richesse environnementale et agricole de la Normandie, de comprimer efficacement les temps de parcours entre Paris et toutes les agglomérations de l’ouest du Bassin parisien dans une vraie logique de maillage tout en demeurant financièrement raisonnable.

Le Grand Évreux Agglomération (GEA) souhaite réussir ce beau projet et contribuer au débat public en travaillant à un scénario fédérateur et prometteur.
Une étude minutieuse ( voir documents en bas de page) a ainsi été conduite en s’appuyant sur une évidence :
le GEA a une position géographique privilégiée et constitue un point d’équilibre entre les grandes métropoles normandes, Paris et le sud francilien.

L’hypothèse d’un embranchement ferroviaire à Évreux (desservant d’une part la métropole rouennaise et le port international du Havre et, d’autre part, Caen et la Basse Normandie) a donc été testée, intégrant les potentialités de l’ouverture vers Dreux, Chartres et Orléans : c’est le « X à Évreux ».

Ce scénario, dénommé « B », repose sur plusieurs atouts : la Vallée de la Seine et son extraordinaire patrimoine naturel, ainsi que les ressources agricoles sont préservées, l’optimisation des infrastructures existantes permet de limiter l’appel à l’argent public et les trajets sont clairement raccourcis. Nous avons tenu compte du rapprochement entre les ports normands et la Beauce céréalière. Cet atout constitue l’une des originalités du « X à Évreux » !

Le «X» à Évreux : irriguer les territoires des NormandieS


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Re: Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

Message par Normandforever le Ven 21 Oct 2011 - 19:08

Bonjour

Je m'interresse de plus en plus à cette LGV ou LNPN et à ces différents tracés.

Le tracé en "X" à Evreux présente aussi l'avantage de souder Basse et Haute-Normandie, parce que l'expansion de la banlieue parisienne vers Rouen et la création du Grand Paris amènera à englober Eure et Seine-Maritime dans cette banlieue.

Né en Seine-Maritime, j'ai toujours entendu les anciens parler de L'Eure avec dédain, de la Basse-Normandie avec condescendance, des autres régions ( non, ils ne parlaient même pas des autres régions qui n'existaient pas pour eux). Chacun était centré sur sa commune autour de laquelle le reste du monde tournait, sur que c'était le coeur de la Normandie.
Ces anciens ne sont pas si vieux: il suffit d'aller les interroger dans nos maisons de retraite.

Nous avons tous encore quelque part un peu de cet héritage; interrogez-vous sur ce que vous pensez des autres parties de notre région !! Regardez les hommes politiques se battre pour recentrer la région vers leur zone de gouvernance !!!

Si nous laissons Paris prendre possession d'une partie de notre territoire, la question ne sera plus de savoir quelle sera la ville capitale de la région mais plutot quel sera le poids d'une région reduite à 3 départements.

C'est pour cela que le trajet en "X" doit étre soutenu avec l'idée sous-jacente de la réunification rapide des deux régions , afin que survive la NORMANDIE, elle le mérite, "c'est le pays qui m'a donné le jour"

A bientot
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Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

Message par Carente50 le Sam 22 Oct 2011 - 21:43

Surtout que la h Normandie pour le vern n'existe que par la Seine-Maritime l'Eure il connaît pas mais il faut dire itou qu'il connaît rien à la Normandie ceci expliquant cela
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Re: Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

Message par Virginie le Ven 2 Déc 2011 - 20:11

Une quatrième voie pour la LNPN

Les avantages du tracé A et ceux de l’option B, sans leurs inconvénients.
En présentant officiellement mardi, lors de la réunion programmée à Bernay, un scénario intermédiaire AB pour la création de la Ligne Nouvelle Paris-Normandie (LNPN), l’équipe projet de Réseau Ferré de France va donner un sérieux coup d’accélérateur au débat en faisant d’ores et déjà la synthèse des observations et critiques soulevées depuis le lancement de la consultation, le 3 octobre dernier.

Elle marque ainsi sa volonté d’engager sans attendre tous les acteurs et partenaires du projet sur une piste nouvelle, rendant ipso facto caducs une partie des trente cahiers d’acteurs déjà déposés auprès de la commission particulière du débat public.

C’est très inhabituel.Mais justifié par le nombre de réunions encore prévues avant la clôture du débat le 30 janvier prochain : neuf sur vingt-quatre.
Techniquement, ce scénario du quatrième type est similaire au tracé B jusqu’à Evreux. Il franchit l’Eure pour passer au nord-est de cette ville, puis poursuit vers le nord-ouest et franchit l’Iton. Les deux branches, l’une vers Rouen, l’autre vers Caen, se séparent au nord de ce franchissement. La première reste en rive gauche de l’Eure et rejoint la ligne actuelle au niveau d’Oissel, puis poursuit au nord comme sur les scénarios A et B déjà présentés.
La branche vers Caen, pour sa part, traverse le plateau du Neubourg puis la vallée de la Risle pour se raccorder à la ligne Paris-Caen actuelle près de Bernay. L’originalité de ce scénario, tient en la présence d’un barreau de liaison à la bifurcation des deux branches, afin de favoriser les liaisons Rouen-Caen.



Ainsi, l’un des avantages de l’option AB est d’assurer un temps de parcours entre les deux capitales régionales proche de 50 minutes tout en assurant une desserte d’Evreux similaire à celle du scénario B, avec possibilité d’une gare nouvelle mieux positionnée, puisque voisine de la RN 154.
Autre intérêt, un tracé suffisamment direct vers Caen pour éviter la construction d’un nouveau tronçon entre Bernay et Lisieux. Enfin, un nombre de traversées de vallées majeures minimisé, ce qui ne sera pas sans influence sur le coût : 6 milliards € contre respectivement 6,5 et 6,3 pour les options A et B.
De même, l’impact écologique de la LNPN serait moins important, notamment pour la forêt de Bord: passant à l’ouest du massif forestier, il l’épargnerait en longeant l’autoroute A 13. Les Verts, qui ont participé au débat en déposant un cahier d’acteur, ne pourront que s’en satisfaire !

:arrow: Paris Normandie
2 décembre 2011
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Re: Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

Message par Virginie le Ven 16 Déc 2011 - 7:36

Ligne Paris-Normandie : se préparer maintenant


Philippe Duron, député-maire de Caen, s'oppose à un nouveau tracé AB, compromis des tracés A et B par Évreux « mais qui remet Caen à 1 h 45 de Paris sans ligne nouvelle en Basse-Normandie ». Ce que conteste Réseau ferré de France.

Un train rapide à 250 km/h sur une voie nouvelle ne suffit pas. Villes et territoires doivent avoir des projets dès maintenant. Caen, Rouen et Le Havre feraient bien de s'inspirer de Metz et Reims pour le TGV Est.
Après douze soirées locales, Caen inaugurait mardi une nouvelle série thématique du débat public sur la ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN). Sujet de la soirée : l'aménagement du territoire, avant le financement (ce soir à Rouen) et le fret (le 12 janvier au Havre). Ou comment les Normands doivent se préparer dès maintenant à accueillir un train Paris-Cherbourg plus rapide sur une ligne nouvelle. Un représentant de la Datar (Délégation à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale) a commencé par expliquer combien en se rapprochant à 1 h 30, 1 h ou 30 minutes de Paris, la vie, l'image et l'attractivité d'une région et d'une ville s'en trouvaient changées.


Metz mais surtout Reims ont anticipé l'arrivée du TGV Est, investissant des millions d'euros dans la communication... amortis aujourd'hui. Elles ont vu apparaître ces « navetteurs », ces hommes et femmes qui vont travailler tous les jours à Paris. Avec le risque de devenir des cités dortoirs. Les quartiers de gares, autrefois lieu de passage pas toujours bien fréquentés, deviennent des centres d'affaires et commerciaux. Il y a un boom de l'urbanisme. Le foncier augmente... Mais à condition de ne pas rester inactifs. Un représentant de la CCI de Dieppe, présent à Caen, qui s'inquiétait que la Côte d'Albâtre soit à l'écart de cette ligne, s'est entendu répondre : « C'est à vous d'avoir des projets locaux ! »

Manque de souffle

Mais il y a aussi les perdants du TGV, comme le relève Jean-François Troin de la Fédération des usagers des transports (Fnaut) : des villes secondaires jusqu'à 50 000 habitants restent à l'écart de la carte ferroviaire. Et elles sont nombreuses en Normandie : Évreux, Bernay, Lisieux, Dives-Cabourg, Carentan, Valognes... Pour prévenir ce danger, tout le monde souhaite « une irrigation des territoires avec un réseau secondaire fort », comme les TERGV entre Londres et le Kent. Ces trains express régionaux à grande vitesse, rapides, réguliers et confortables, relient la ligne à grande vitesse principale. Des « cabotages intervilles », pour ne laisser personne sur les quais des petites gares. Autre revers de la médaille dans une Normandie touristique : « Avec les allers-retours en train devenus possibles dans la journée, les hôtels perdent des nuitées. »

Ce deuxième débat à Caen a pour le reste laissé une impression étrange. Tout le monde est pour cette LNPN (élus, CCI... sauf les écologistes) mais on ne sent pas le souffle et la mobilisation suffisants. Laurent Beauvais, président de la Région, et son vice-président aux transports Pierre Mouraret, ne sont restés qu'une heure sans intervenir. Philippe Duron, député-maire de Caen, s'est opposé à un compromis entre les tracés A et B dans un nouveau scénario AB qui passerait par Évreux « mais qui remet Caen à 1 h 45 de Paris sans un kilomètre de ligne nouvelle en Basse-Normandie ». Le maire d'Évreux, deux rangs derrière, a sûrement apprécié. Ce nouveau tracé, « sorti du chapeau de RFF », est moins cher « parce qu'il traverse trois vallées au lieu de cinq et évite une forêt », confirme Jean-Damien Poncet, de Réseau ferré de France. Mais il faudra alors s'entendre sur la gare de débranchement entre Louviers et Val-de-Reuil. Un problème à résoudre chasse l'autre.

Xavier ORIOT. Ouest-France

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Jeudi 15 décembre 2011
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Re: Le TGV Normand (ou LGV ou LNPN)

Message par Virginie le Mer 21 Déc 2011 - 22:38



Le « point de vue de la SNCF », avec un éditorial signé de Guillaume Pépy, son président, est le numéro 30 des quarante-six Cahiers d’acteur enregistrés le 20 décembre par la commission particulière du Débat public sur le LNPN – Ligne Nouvelle Paris Normandie.
Une position de la SNCF sur un projet qui enflamme la Normandie ferroviaire peut surprendre alors que beaucoup la croit décisionnaire dans le dossier alors qu’elle n’en est qu’un possible opérateur.
La maîtrise d’ouvrage de la LNPN revient à Réseau ferré de France (RFF), propriétaire et gestionnaire du réseau depuis 1997. La SNCF se pose donc en acteur d’un projet dont elle a dû par le passé, défendre l’utilité plus ou moins malgré elle. En tout cas dans un climat d’incompréhension avec les usagers normands qui lui ont reproché d’avoir laissé le réseau traditionnel se dégrader.

A la SNCF on n’a jamais cru à la pertinence d’une LGV entre Paris et la Normandie, sur une distance beaucoup trop courte. La LNPN et l’option d’un train rapide (250 km/h) lui conviennent. Toutefois en termes à peine voilés, elle ne s’engage pas dans le débat sur les options de tracés A, B, C ou A-B. Le résumé de son cahier d’acteur est clair : « Le tronçon entre Paris et Mantes constitue pour SNCF la priorité du projet LNPN, permettant de libérer les capacités nécessaires au développement de l’ensemble des trafics au bénéfice des Normands et des Franciliens ».

Concernant les gares, la « meilleure option » serait La Folie dans le secteur Nanterre/La Défense, « raccordée à la future rocade Grande vitesse autour de Paris », et une nouvelle gare à Saint-Sever pour désaturer le nœud ferroviaire de Rouen. Concernant la gare nouvelle à Confluence (Yvelines), la SNCF ne cache pas son scepticisme en raison d’un « faible potentiel de clientèle à proximité » alors que les collectivités d’Île-de-France y sont très favorables. Elle s’interroge sur la capacité de la gare Saint-Lazare à accueillir des trains de plus grande capacité. Concernant le fret, elle plaide pour la création d’un « axe à haut niveau de performance » pour les ports de la Basse Seine passant par Gisors et Serqueux.

La position de la SNCF s’insère donc dans la liste des cahiers d’acteur déposés par la quasi-totalité des grandes collectivités de Normandie et d’Île-de-France (Régions, départements, communes), des chambres consulaires et patronales, organisations politiques et syndicales. Dans leur grande majorité, ils appellent à une réalisation globale de la LNPN de Paris au Havre et à Caen. Au Havre on a même lancé une pétition électronique. Les écologistes d’EE-LV, le NPA, la CGT sont beaucoup plus nuancés et demandent que soit privilégier le service aux usagers avant la rapidité.

En abordant la question de « l’économie du projet », la SNCF se pose en tant qu’opérateur et jette le doute. Pour être viable, il faudra un « bilan économique suffisamment attractif et une bonne visibilité sur le long terme pour la ou les Entreprises ferroviaires qui assureront les dessertes concernées par le projet ». Aujourd’hui elle prévient donc que ses avis « ne constituent pas des engagements d’utiliser les infrastructures évoquées dans le présent cahier : leur utilisation dépendra de la viabilité économique, à l’échéance, des services ayant vocation à emprunter ces infrastructures ».

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21/12/2011
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