Une expression entendue dans ma famille depuis des lustres.

Page 2 sur 3 Précédent  1, 2, 3  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Une expression entendue dans ma famille depuis des lustres.

Message par Géneustrie le Sam 10 Sep 2011 - 23:21

Pour moi originaire de l'Avranchin, et ben fi d'toto ou fi d'garce, on connait ! Mais fi de gauche ... inconnu !
Mais Avranches, c'est loin de St Lô ... Very Happy
avatar
Géneustrie


Revenir en haut Aller en bas

Re: Une expression entendue dans ma famille depuis des lustres.

Message par Invité le Dim 11 Sep 2011 - 9:01

- Galopa á kembo lúö hárlĒn: [galopè â kěmbo lû h'ârlèïn], [galopε aː keεmbo lyː ːʹaːχlεjn] en API
littéralement: "courir au peigne à chauve" (c.-à-d. "chercher l'impossible", Galopa: des norrois Ganga: "aller/marcher" & hlaupa: "courir", franſiſk Walahlaupan, à l'origine du français Galop, & des norrois Kembo: "peigner/carder" et Hárlaus: "sans poils/cheveux") expr.verb.
Le franco-patois du Pays de Caux garde encore : Galoper à Quimbo les Ratelains (Etudes Normandes N° 3, p. 59); et après, il y en aura qui diront, qu’il ne reste rien du norrois dans le parler normand. :SL::

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Une expression entendue dans ma famille depuis des lustres.

Message par Géneustrie le Dim 11 Sep 2011 - 12:47

Et ben fi d'toto, y a pas à dire le Normand est vraiment une langue ! St Olaf 4
avatar
Géneustrie


Revenir en haut Aller en bas

Re: Une expression entendue dans ma famille depuis des lustres.

Message par Géneustrie le Dim 11 Sep 2011 - 12:56

Dans mon entourage il y a une quantité d'expressions ou de mots qui se disent encore. Le problème c'est que quand on est arrivé en région parisienne, mes petits copains ne me comprenaient pas ! Pour moi je croyais que c'était du français ! Et non, c'était du normand !
Je propose que chacun d'entre nous envoie ses mots ou expressions familiales et en faire une sorte de dico. Nous nous francisons à vitesse grand v, il faut faire vivre cela et réactiver certaines expressions oubliées, mais le faire vite ! ...
avatar
Géneustrie


Revenir en haut Aller en bas

Re: Une expression entendue dans ma famille depuis des lustres.

Message par Invité le Mar 20 Sep 2011 - 10:15

Vous connaissez cette expression, dont voici l'origine.

- Tútúlús Þųſk kape pentú: [tútúlû tûsk kapè pētú] expr.
"bonnet étrusque/tusk chapeau teint" (cri des LöwtonŔ à l'élection du "Loup vert", devenu celui des marchands ambulants de bonnets, les Français par incompréhension & quolibet en firent le refrain: "turlututu chapeau pointu").


Dernière édition par O-H de Warenghien le Mar 20 Sep 2011 - 22:26, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Une expression entendue dans ma famille depuis des lustres.

Message par Géneustrie le Mar 20 Sep 2011 - 18:49

O-H de Warenghien, développe un peu, tout le monde ne connait pas forcément l'élection du Loup Vert !
avatar
Géneustrie


Revenir en haut Aller en bas

Lú löw wer: "l'homme doctrine" (francisé en Loup vert)

Message par Invité le Mar 20 Sep 2011 - 23:01

Lú löw wer: "l'homme doctrine"
(de Lär: "doctrine" en urnordiſk et Viro/Wer: "homme" en kelto-tuſk)


La procession du Loup vert de Jumièges (terme francisé), est une KallbaldĒ (Calibaudée/feu de Balder cauchois, dite BúrghalĒ: "Bourgalée" dans l'Eure). Elle s'effectue les 23 & 24 juin, au solstice d'été de chaque année, quand la longueur du jour culmine.

C'est une fête solaire (récupérée et polluée par le Christianisme qui en fit un simple feu de la Saint Jean, terme français vidé de son contenu originel). La confrérie du Loup Vert de Jumièges, fêta la "Saint Jean" jusqu'en 1921.

La Skars: "grande Hála Prêtresse/Halouine", s'annonce d'abord par l'arrivée d'un Hegri: "héron" teint en vert, puis orchestre une Spri◊hall/Springhall: "danse entrecoupée de sauts" et entraîne l'assemblée composée d'amis et des familles d'initiés óðinniques, dans une Hri◊enall/Hringenall: "ronde", que les enfants reprennent en Kallbottann: "ronde enfantine" autour de la Fuatinn: "feu clair" d'un Avpot (sorte de colonne pyramidale de 15 mètres, à trois étages, de 3 différents bois, le 1er de pommier, le 2ème de frêne ou d'if, et le 3ème de chêne, qui sont des arbres druido-óðinniques). Sur son faîte est encagée une colombe, symbolisant le Rebbeþ: "roitelet/troglodyte" (oiseau sacré qui ramena le feu aux hommes, remplacé de nos jours par un bouquet de fleurs blanches). Le feu est allumé par un Kallot: "petit/Cauchois" et une Kallott: "petite/Cauchoise", ceints d'une couronne de Baldurbria: "marguerites" et décorés de fleurs blanches et de rubans.

Ensuite, l'assemblée est entraînée à la suite de 2 loups tenus en laisse (symbolisant les loups d'Óðinn ; plus tard ce furent des chiens-loups), au hameau de Könúhólt ("bois de la dame", norrois Könú-holt, francisé en Conihout-de-Jumièges), où professe la Skars: "grande Hálwinn".

Les gens du peuple font une Mummré: "mascarade" (mal francisé en Mômerie), ils sont pour la plupart habillés de feuillages et portent des Mummor: "masques" d'écorce.

Ensuite, 24 Löwtonar: "initiés" (franco-patoisé en Louveton/Loweton) hommes et femmes se tenant la main, se lancent en farandole dans ce cercle de Löwtonia: "émules/disciples", à la KalfútĒ: "poursuite" de celui qui sera le loup de l'année suivante. Tout cela, sous la direction du loup vert du moment, portant une houppelande verte (couleur des Bardes) et mitré d'un Tútúlús: "bonnet de laine conique et/ou pyramidal" de même couleur (et coiffe du Drottin: "grand maître" des loges óðinniques), en Lúran: "chantant":

Í áhr lú jarg, í merk lúö O.I.F.: "Il entend/comprend/sait le parler norrois, il marque les runes", mal francisé en: "Il entend le jars, il a mené l'oie".

Ils font cette procession en faisant une boucle jusqu'au Skogit: "le bois" (francisé en Chouquet), siège du Goði: "prêtre", devant un grand dolmen (l'abbaye de Jumièges, fut construite sur un tel emplacement).

Tous les loups portent une Múß: "chaperon" verte, brodée de la rune oðal rouge (symbole d'Óðinn). Lú löw wer: "l'homme doctrine" armé d'une Frett: "bâton de Þrött", dont-il se sert pour repousser gentiment toutes tentatives. Il faut, pour qu'il soit sensé être pris, l'attraper 3 fois (symbole du trépas, de la trinité óðinnique et nombre d'ÆttiŔ: "famille/huitaine" dans le Fuþark runique), par le 1er ou le dernier de la file, qui seuls ont une main de libre, en disant:

- Tútúlús Þųſk kape pentú: "bonnet tusk chapeau teint" (cri qui devint celui des marchands ambulants de bonnets ; les Français par incompréhension et quolibet en firent le refrain: « turlututu chapeau pointu »).

Une fois capturé il est porté et ramené vers le bûcher, derrière le Flanb: "drapeau" normand (à croix St. Olaf jaune, devenu à croix de St. Olaf jaune éclatée sur fond rouge en 1937), la Bannúir: "bannière" (aux 3 lions léopardés) et/ou le Danebrog, où on fait mine de l'y jeter à la Fflaúmbb: "flambée" pour le purifier.

La Fræré: "association" (du norrois Frændi et de la kenning Friedring: "amis du cercle/anneau"), attend que l'Avpot se consume, et le brasier à peine écroulé, les gens se précipitent pour Deſaka: "retirer" un brandon, sensé préserver de la foudre, de la grêle ou du Málboſh: "mauvais sort". Le feu éteint, tous s'en vont alors chez le loup de l'année, qui offre un premier repas maigre constitué de 6 différentes VerdúŔ: "plantes vertes" (du norrois Verðr: "plantes/simples", à l'origine du français Verdure, qui est aussi un patronyme normand). Avant l'assemblée tous les convives disent la devise anciens marins Viking, qui devint celle des Fræries c.-à-d. Frjálſræði: "liberté", Jafnſtæði: "égalité", Bróðerni: "fraternité/confrérie". Triptyque repris et adopté par les premiers républicains, après la révolution française de 1789 à 1792, puisqu’avant celui-ci était: La nation/La loi/Le roi (sic). Durant le repas le convive se doit de Tær þa le◊ (sens ésotérique: "dire la vérité", sens littéral: "lors [être] limpide longtemps" ; francisé en: « taire sa langue »), sinon il est mis à l'amende ou gagé, par le loup qui agite Lúriſrett: "la clochette" quand il est pris en faute, et les convives entonnent les comptines suivantes, les inter-changeant une fois sur deux:

- Tir lé, tir la, pæn! pæn! Lúriſrett: "tir gai, tir bien, pan ! pan ! la clochette", francisé en: « Tire-li tire-la pan pan larirette », où il est mis à l'amende d'un Íard ("liard", pièce de cuivre d'un quart de sou). Et jeu de mot avec l'autre comptine:

- Tir lé, tir læ, pæn! pæn! lúrihræþ: "pousse lied, pousse lai, tape ! tape ! rapide refrain", où il pousse une chansonnette ou un La◊lúri◊/Langlúring (chant jodlé), pendant que ses comparses font raisonner le plancher du talon, en Af þųn/Aſþųn (vibration ressentie d'un choc).

A minuit, les initiés peuvent retirer leurs chaperons ; les femmes entonnent alors un Karol (chant joyeux), et ensuite tous peuvent parler sans contrainte.

Titre du Karol: Kuri lú kvöldúlfr (Courir le loup-garou ; la musique du XI/XIIème siècle, ne fut annotée et adaptée qu'en 1529 par Claudin de Sermisy, pour sa chanson populaire: « Il me suffit de tout mes maux », une autre composition tardive du XIXème siècle ; est présentée aussi à Chansons & Comptines Normandes de mon dico Normand-Français/Français-Normand):

Annúis gódd dé-----------------Aujourd'hui jour radieux
Hér þé KallbaldĒ;---------------Voici la Calibaudée ;
K'vorar a′tiveŔ------------------Que nos aimés
Oéggan aßenblĒ.---------------Aillent à l'assemblée.
Markiſo kö jolét,-----------------Marchons joli cœur,
Lön, Sún á lew!-----------------Lune, soleil de loup !
------Jo!---------------------------You !

K'vorar a′tiveŔ------------------Que nos aimés
Oéggan aßenblĒ;---------------Aillent à l'assemblée ;
Lú mén d'tó í re′t,--------------Le mien y est également,
Eg m'n re′t wißĒ:---------------Je m'en suis assurée :
Markiſo kö jolét,-----------------Marchons joli cœur,
Lön, Sún á lew!-----------------Lune, soleil de loup !
------Jo!---------------------------You !

Lú mén d'tó í re′t,--------------Le mien y est également,
Eg m'n re′t wißĒ:---------------Je m'en suis assurée :
Í m'n aw balle-------------------Il m'a donné
Ēnn blugg gųllĒ:----------------Une ceinture dorée :
Markiſo, kö jolét,----------------Marchons, joli cœur,
Lön, Sún á lew!-----------------Lune, soleil de loup !
------Jo!---------------------------You !

Í m'n aw balle------------------Il m'a donné
Ēnn blugg gųllĒ;---------------Une ceinture dorée ;
Ek willæ mĒnn fett-------------Je voudrais ma foi
K'a sĒ aúk arſĒ,----------------Qu'elle soit brûlée aussi,
Markiſo kö jolét,----------------Marchons joli cœur,
Lön, Sún á lew!-----------------Lune, soleil de loup !
------Jo!---------------------------You !

Ek willæ mĒnn fett-------------Je voudrais ma foi
K'a sĒ aúk arſĒ,----------------Qu'elle soit brûlée aussi,
EŔ meŔ á mén bedét----------Et moi dans mon lit
Akaúnt li köttĒ;-----------------Avec lui couchée ;
Markiſo, kö jolét,---------------Marchons joli cœur,
Lön, Sún á lew!----------------Lune, soleil de loup !
------Jo!---------------------------You !

EŔ meŔ á mén bedét----------Et moi dans mon lit
Akaúnt li köttĒ;-----------------Avec lui couchée ;
Af iſhit nara----------------------De l'attendre ici
Ek re′t ĒnneĒ:------------------Je suis ennuyée :
Markiſo, kö jolét,---------------Marchons, joli cœur,
Lön, Sún á lew!----------------Lune, soleil de loup !
------Jo!---------------------------You !


Après minuit, donc le lendemain, on part en procession derrière les ShapéŔ: "porteurs de chape" (franco-patoisé en Chapiers, où se trouve la Kaka′ſnott, voir ci-dessous) qui vont Shapan, c.-à-d.: "marchant en allant et revenant sur leurs pas", jusqu'à la Kallenn "Cayenne" (maison de compagnonnage), appelée aussi Nųkkrann: "maison de la Nųkkr" (animal symbole des Skars). C'est le Rakrot: "suite qu'on donne le lendemain d'une fête", où est offert le 2ème repas qui celui-là est gras. Composé d'entrées, plats de poissons, de viandes blanches ; puis de plats de viandes rouges, arrosés de diverses boissons, et pour terminer, après le choix des fromages, par des desserts divers et variés.

En fin de repas est servie la Kaka′ſnott: "gâteau à la noisette" (des norrois Kaka: "gâteau" et Heslihnot: "noisette"), gâteau magique des Hálwinnia à 3 étages (symbolisant l'Avpot et la trinité Óðinnique (remplacé plus tard par du pain béni), surmonté d'une Spergill: "asperge" géante (depuis le XVIIIème siècle, naguère, c'était un Porjo: "poireau", Poriau en franco-patois, 1ier végétal de la création nordique), au milieu des 2 couronnes de fleurs (symbolisant les grandes & petites lèvres), - des KallŔ qui ont allumé le feu -, mises l'une sur l'autre et posées sur le gâteau.


Ici sont récité, les versets d'initiation de la loge óðinnique du Loup-vert à 32 vers (nombre de runes du Fuþorc, en norrois du XVIIIème siècle).

Notes complémentaires à la fête du Loup vert:

Les 6 plantes du repas du Loup vert, sont connues grâce au Sųrpuvers ("Chant de Sųrpa", de Sųr: "la laie", surnom de Freja et Pa contraction de Pina: "tourmenter/torturer/punir").

En Normandie, Aríkr: "aryens" (peuplade blanche indo-germanique), c'est aussi le nom de ceux qui perpétuent la tradition des feux de carrefours, comme à la Heuze (Hvítaland) et à la Haye de Routot (Eure, avec un jeu de mot sur les norrois Ári: "esprit malin" et IkvĒja: action d'incendier). La « légende » chrétienne, du Loup vert, fait intervenir une Sainte de Pavilly (Hvítaland), appelée fort à propos Austreberthe: "brillance d'Austara" (née en 630, morte en 703) qui aurait convaincu un loup ayant préalablement dévoré son âne de bât, de prendre sa charge sur lui.

C'est un adaptatif roman christianisé de la phrase ruſkall (kelto-norroise):

- Lú löw wer dó sæns Auſtarberþ: "la doctrine de l'homme cohabite avec la brillance d'Austara".

L'âne dévoré par un loup lui-même devenu le serviteur de la dite Sainte, est une récupération chrétienne du culte óðinniste du Vane Frejr: Ase des moissons & de la fertilité (Asni: "âne" en gotiſka étant un hĒti pour désigner les Dieux nordiques de la Guerre, d'où la représentation des ânes musiciens ou prêcheurs dans la sculpture gothique) ; le loup Fenrir: "éclipse" dévora le membre de Tųr (ce loup est représenté sur un chapiteaux de l'église de Boscherville [Eure/Normandie Orientale]) & deux loups Geri: "glouton" & Freki: "vorace" servent l'Ase suprême Óðinn.

Le linguiste averti aura fait le parallèle avec la Déesse germanique de l'Est Austara ; et le crypto-folkloriste, le lien avec Filibert, qui fonda l'Abbaye de Jumièges en 654 (du tuſk Will-berth: "volonté brillante" et/ou Ulf-berth: "brillance du loup"), un druide (dont les différents grades de cette fonction, portaient des noms d'animaux, exemples: Corneille, Corbeau, Chien, Sanglier, Cerf, Taureau, Saumon etc…), qui s'est convertit à la religion des Ases.

Cette histoire, comme nombre d'autres a été christianisée au seul profit de l'église de Rome.

Comme celle du:

- Höfð sæmd hildr vers: ['hö:fd sêmd h'ild věr] m.p.
littéralement: "chef honneur du combat des hommes" en norrois, surnom du chef de Mimr/Mimir/Mimer (sa tête coupée), toujours objet d'un culte lors de l'ouverture du Þing en Normandie, même après la pseudo-conversion des Vikings. Il fut appelé par francisation & christianisation approximative ultérieure: "Chef Saint Hildevert" (Saint inventé de toute pièce pour l'occasion par les représentants diocésains de l'église de Rome, une collégiale Saint Hildevert du XI/XIIème siècle, est sise à Gournay-en-Bray). Very Happy

Vituð enn eða hvat?

Ceci se retrouve, dans mon dico et mes Contes et légendes en livres/CD...

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Une expression entendue dans ma famille depuis des lustres.

Message par Barbakan le Mer 28 Sep 2011 - 16:06

Harald Childe a écrit:Hello hello,
dans ma famille, comme je suppose et l’espère dans toutes les familles normandes, on fait des banquets qui commence à midi et qui durent parfois 6 heures ou plus encore.

Dans mon pays, la Manche, et plus précisément du côté de St Lô, on s’y exclame comme ailleurs en Normandie avec des « eulo » ou des « heula » suivant la prononciation de chacun, mais t’chu nous, on pousse aussi des « fi de gauche ».

Mais, je n’ai jamais entendu ailleurs cette expression.

Alors ma question est : la connaissiez-vous ou l’avez-vous déjà entendu ?

Merci pour vos réponses et bon anniversaire.
Oui, "eulo" (en appuyant bien sur le "o" : eulooo Very Happy ) est un terme que j'utilise fréquemment. Maintenant comment expliquer ce que ça veut dire, pas évident dans la mesure où je ne connais pas d'équivalent en français, mais je me demande si c'est pas plutôt heulà avec l'accent normand.

Perso, je l'utilise des fois dans cette phase, suite à une surprise par exemple : "heulà, c'est'i pas possible !"


Un autre mot que j'utilise fréquemment et que je pensait bien français, mais qui semblerai être bien normand : ourdé ! (sali, taché) :
"Heulà, r'gard' moi ça, t'es ourdé d'terre !" (écrit com' j'prononce Very Happy )


Allez, une autre pour la route, "boujou" que je pense tout le monde connais, tout du moins pour dire bonjour. Ben chez moi on le dit aussi pour dire au-revoir : "Boujou ben tantôt !" (au-revoir à bientôt).
avatar
Barbakan


Revenir en haut Aller en bas

Re: Une expression entendue dans ma famille depuis des lustres.

Message par BigJambo le Mer 28 Sep 2011 - 17:20

Chez moi aussi Boujou, ça voulait dire aurevoir et non pas comme je le lis trop souvent bonjour.

Par contre, je ne me souviens pas beaucoup d'expressions mais parents et grand-parents parlaient tous français. J'avais bien quelques grands-oncles et grands-tantes qui patoisaient mais rarement en notre présence, de toute façon on ne comprenait pas bien ce qu'ils voulaient dire (nous étions enfants à l'époque).

Quand je vous lis, des fois, il y a des expressions qui ne me sont pas inconnues.

Allez boujou !

Fumigène-1 St Olaf 5 Fumigène-2
avatar
BigJambo


Revenir en haut Aller en bas

Re: Une expression entendue dans ma famille depuis des lustres.

Message par Invité le Mer 12 Oct 2011 - 15:21

- Vell dó shalluŔ sharet: [vèï du ∫aïu ∫arè] / [vεj du ∫aju ∫aχε] en API
"voir des chailloux charrés" (pour: "cailloux carrés", expression kall/cauchoise, se moquant des "précieux" qui chuintent "K" en "Sh" [∫], pour Fæk ģiré: "franciser leur langage" dans l'idée d'être "plus chic", & disent "Pouche" au lieu de Pukk, "Echaoui" pour Ekawis etc…) expr.verb.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 3 Précédent  1, 2, 3  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum