l'Ancien Normand

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Re: l'Ancien Normand

Message par Invité le Sam 8 Oct 2011 - 16:37

Je suis allé sur le Cauchois de Wikipédia, voici un petit lexique:

• aboli : abattu (au sens figuré), du norrois Böl: "malheur/mal".
• abrier : abriter, protéger Étym. : du b. lat. apricare, lat. class. apricari « se chauffer au soleil », d'après TLF n’importe quoi, aller au soleil, ce n’est pas se protéger, le mot vient du norrois ÁbrĒða: "couverture/tapis", saxon Ad bi rihan: "couvrir".
• acanté : avec, ensemble, en même temps Étym. : Du lat. quando, conj. et adv. interr. « à la fois », d'après TLF, mot Quand, A, sens 6, formes a) quant et et b) quant et quant. du norrois Kant: "côté".
• amouhocque : bouton d'or (fleur) anthemis cotula. je connais ce mot avec le sens de: "camomille sauvage", de Amœk/Amœg: [amwèk] "j'aime" en ruskall/vieux cauchois.
• attincher : agacer, exciter D'apr. Louis du Bois, Glossaire du patois normand. Donne comme comparatif en ce sens atticier dans le Roman de la rose, proche d'attiser, « exciter, irriter, envenimer » empr. au lat. pop. *attītiare formé sur titio « tison » (Ier s., Celse, 2, 17 ds Forc.., in TLF mensonge, ce n’est pas du latin-populaire, puisque le * démontre que c’est une reconstruction. En fait le mot cauchois vient de l'english Insh: "pouce".
• banque : talus peu élevé. Étymologie 1 : du norrois *banki ; Étymologie 2 : du germ. *bank- (Brüch, p. 58), mot masc. et fém., par l'intermédiaire du lat. vulg. bancus attesté au Moyen Âge (remarque controuvée de Wikipédia, vu que le latin ne se parlait plus au moyen-âge, sauf dans les monastères). Cf. l'anglais bank. du norrois Bakki: "butte/ hauteur/baquet/plateau", par le tuſk Banki.
• barbouquet : erpès des lèvres. Dans L. du Bois, Glossaire du patois Normand : « bouton aux lèvres ». Haute-Normandie - Faire un barbouquet : remplacer la bride d'un cheval au moyen de sa longe qu'on lui passe dans la bouche, et dont on lui entoure la mâchoire inférieure. Terme encore utilisé en médecine vétérinaire. du norrois Bera: "porter" via le kelt Bar: "bagarre" & du cauchois Buket: "furonculose/pustule" venant du tuſk Buk: "ventre/ tronc".
• barre : barrière. du norrois Börr: "brancard", de Bera: "porter".
• becquémiette : petit mangeur sans appétit. du gaulois Bekkos: "bec" & du norrois Mųlja: "écraser/broyer/ émietter".
• besson : boisson Étym. : du b. lat. bibitione acc. de bibitio « action de boire »,TLF. de cidre coupé d'eau, ou de 2ème tournée du pressage de pomme remouillée d'eau, du norrois Biða: "petit récipiant de bois" à l'origine de l'íſlenſka Bjóða/Býð: "offrir/présenter" & du gaulois Vois: "boisson", dont le V était souvent prononcé , entre en composition dans Kervois: "boisson de maison", ruſkall Kervœs, Cervoise en kelto-roman & françois.
• bessonner : boire trop. forme verbale du précédant.
• bezot(te) : dernier(e) né(e), fréquentatif de beddrot : dernier né d'une couvée. du norrois Beddi: "lit de camps".
• bind : nœud en forme de 8 Étym. : du norrois binda, « lier ». du norrois Binda: "lier", english To bind.
• boujou : bonjour, au revoir. ça c’est une francisation, le normand quant à lui, possède le mot Hölo.
• Bru : belle-fille, jeune mariée Étymologie 1 : du norrois brúðr « bru / jeune mariée / fiancée » ; Étymologie 2 : du gothique bruths : « jeune mariée, jeune femme », d'apr. Feist) ; bru a été en français évincé par belle-fille (la remarque de Wikipédia est idiote, vu qu’on retrouve souvent ce mot dans les mots-croisés). du norrois Brúðr: "jeune mariée/fiancée", gotiſka Bruths: "belle-fille".
• Bruman, nouveau marié, gendre Étym. : du norrois brúðman : « homme de la bru », cf Madeleine Hacquet-Cavelier, Mémento du langage elbeuvien, Elbeuf, 1987, p. 17.
• busoquer : être occupé à des travaux sans utilité. du norrois Bųti: "échange", par l'enſka Busily: "activement".
• cache : la chasse. en cauchois on dit aussi Saker, à l’origine du français Saquer, du norrois Sækja, qui donna le breþa Sacha: "tirer".
• cacher : chasser, enfoncer (un clou), aller vite, pousser devant soi. du norrois Skaka: "secouer/battre".
• cailleu : caillou. du gaulois Kaklavos.
• calimachon : escargot, d'où calimachonneux : chiffonné ; mot à mot « limaçon à coquille » cf. français, (escalier en) colimaçon. des norrois Kollr: "arrondi/en forme de boule" & Maka: "enduire" (de bave…).
• camucher : cacher. du keltiſk Mucia: "cache", breþa Moucha: "se masquer".
• capleuse, carpleuse : chenille, cf. ancien français chatepelose et anglais caterpillar. du cauchois Kat: "chat", deutsch Kat, gaulois Kattos, dont l'origine est le keltiſk Kat/Kad: "combat" ; et du norrois Plokka: "plumer/déplumer".
• canne : cruche à cidre Étym. :du norrois kanne. norrois Kanna: "pot/broc".
• chicard : morceau de falaise qui se détache. vient sans doute de Sheeket: [t∫îkè] m.s. gros morceau de pain plus ou moins dur, qui met longtemps à se désagréger, & passe d'une joue à l'autre, de l'enſka Cheek: "joue".
• chouler : jouer à la choule. en cauchois on dit Sull: [sul] f.s. "soule/choule", des norrois Sull: "mêlée/combat" & Sulla: "barboter/patauger".
• coinquer : pleurer (enfants), crier, grincer. du norrois Kvaka: "gazouiller".
• crèque : prune sauvage. Étym. : du norrois kraka, du tuſk Krieche: "prunelle sauvage".
• dalle : évier Étym. :du norrois dalr. du norrois Dals, déclinaison de Dalr: "vallée" comme dans Dalsmųnni: "ouverture/débouché".
• d'chend : descendre, avoir beaucoup plu "cha a rien d'chendu". ça c'est une mauvaise francisation, en cauchois on dit Defalla: [děvalè] v.a. & n. "dévaler/descendre/tomber" (du norrois Fall: "chute", & de l'english Fall: "tomber".
déjouquer : faire descendre de son perchoir, faire lever de son lit. En cauchois le mot a le sens de "lever", il prend aussi le sens de: "matin" avec Lú: "le", du tuſk Jok: "joug", deutsch Joch.
• démucher : découvrir. du keltiſk Mucia: "cache", breþa Moucha: "se masquer".
• diguer : piquer, planter; digonner : taquiner, piquer, essayer de débloquer avec un « digon » Étym. : du germanique dig-. cf. anglais to dig, du hollenſka Dijk: "pointe".
• douchiner : dorloter, cajoler. dérivé de doux, douche : doux / ce. de doucine: instrument de menuiserie, via le ruſkall Dó: "de/des/avec" & norrois Skinn: "peau".
• dragie : dragée. du gaulois Draboka: "ivraie", à l'origine du latin Dravocata.
• écliche : petite seringue. de l'enſka Sling, íſlenſka Slöngva, tuſk Slinga, deutsch Schlinge: "nœud coulant", par le norrois Slųngja: "balancer", qui donna aussi Slyngur: "adroit/abile/expert" & Slengja: "lancer" en íſlenſka.
• éluger : fatiguer, ennuyer, excéder. des norrois Lúi: "lassitude" & Lųjast: "se lasser", par le ruſkall Lúģ: "soucis", qui donna le old-enſka Elenge: "triste/affligé".
• entoupiner : enjôler, enchevêtrer. du norrois Tųppi: "sommet", via le Tupin: outil de cordonnier.
• épléter : se dépêcher; éplet : grande activité. « Il est d'éplet ». de Eplet: retirer à la pince les fils traversant un parchemin, terme du point d'Alençon, de A: archaïsme de l'english I: "je" & du norrois Pjatla: "pièce d'étoffe".
• étivoquer : taquiner. des norrois Stíðka: "rendre quelque chose plus raide/tendu" & Voga: "oser/risquer/hasarder".
• étruque : écharde. le mot est inventé, le ruskall/vieux cauchois ayant Skardd, du tuſk Skerda: "entaille".
• falle : peau qui pend à la gorge, plastron d'une chemise; défallèye : décolletée; fallu : nigaud Étym. : du norrois falr. des norrois Háls: "gorge", dont le -s disparaît en déclinaison, & Fall: "chute".
• fau, faule : gai, gaie, joyeux, joyeuse, mauvais rendu du cauchois Fól du norrois Fól: "fougueux/irascible/emporté", breþa Foll.
• ferme : rassis (en parlant du pain). ce n’est pas du cauchois, c’est du français.
• feurre : paille pour couvrir en chaume Étym : le mot existait en français, plus fréquemment sous la forme fouarre et encore par son dérivé fourrage, terme issu de l'ancien bas francique *fodar. du norrois Fóðra: "nourrir/affourrager".
• fieu : fils, garçon. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• fossé : talus. du norrois Fossa: "ruisseler".
• foutinette : grog au calvados. norrois Fauti: "tête chaude".
• frémi : fourmi. du norrois Fremia: "fourmis".
• garde, gade : groseille à confiture; guerdelle, gradelle : petite groseille; gadelier ou gradelier ou gardier : groseillier Étym. : du norrois gadr, groseille. du norrois Gaddr.
• gaviot : gorge, gosier Existe aussi en argot français. du tuſk Gaupa: "creux".
• gernotte : terre-noix du norrois jorðnotr. du norrois Jörðhnot/Jarðhnetr.
• glajeu : glaïeul. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• griller : glisser, patiner du norrois skriðla, jadis égriller (cf. cotentinais et égrillard), sans rapport avec le français griller. du norrois Gljá: "lustre/ reluire/faire reluire", calque du tuſk Glitan par le norrois Grjótmöl: "gravier".
• haguer : hacher en petits morceaux; haguignoler : même sens. du norrois Höggva: "couper/frapper/décapiter/fendre/démolir".
• hanter : fréquenter, faire la cour. Terme normand passé en français. du norrois Heimta.
• harengueux : bateau de pêche au hareng. du hollenſka Haring.
• incamot : intelligence. fréquentatif de l'english I am, par le ruſkall /vieux cauchois Akam: "avec", & norrois Ott: "rapidement".
• incuit : saignant (en parlant de la viande cuite). ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• itou : aussi (expressions : mei itou, tei itou : moi aussi, toi aussi). de l'english I to.
• jougler : gambader. des tuſk Jangelen: "crier/glapir" & Jung: "jeune".
• lachet : lacet, cordon. du saxon Lassen: "faire".
• lapider : fatiguer, importuner. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• machu : têtu. du norrois Maka: "enduire", par le gotiſka Maka: "noir", retrouvé dans le burgonde Macher: "noir", ou du gaulois Mateuca: "masse/massue".
• malaucœuheux : nauséeux (avoir "mal au coeur"), prétentieux (Yport). ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• maquè : 1- mangé 2- ruiné. de l'enſka To make: "faire".
• mauve : goëland, mouette Étym. : fr francique mauwe, norrois mafr. du norrois Máfr: "mouette" (le F est prononcé V).
• miner : énerver, lasser. du norrois Minni: "plus petit/moindre/inférieur", ou du kelt Mina: "creuser/miner".
• mouque à miè : abeille. du norrois Múgr: "foule", deutsch Much: "beaucoup", breþa Moche: "peloton" & Mochon: "monceau".
• mucher : cacher; muche : cachette. cf. ancien français muscier écrit aussi mucier. du keltiſk Mucia: "cache", breþa Moucha: "se masquer".
• mucre : humide; mucreur : humidité, brouillard; ramucrir : humecter Étym. : du norrois mygla. du norrois Mųkja: "humecter", english Muck.
• neyer : noyer. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• niaunt : niais, sot. des norrois Né: "ni" & apocope de Andstæða: "opposition".
• nune part : nulle part. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• ongue : ongle. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• parer : peler. de l'english To pare.
• pain de beurre : motte de beurre. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• parlaunt : affable. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• picot : dindon, cf. l'anglais peacock, paon. fréquentatif de l'english Peacock: "paon".
• piè de suc : morceau de sucre. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• pèque : pêche, autre sens: taloche, calotte (petit coup sur la tête). du norrois Peks: "dispute".
• pequeu : pêcheur. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• pouque : sac. du norrois Poki: "sac".
• quemin : chemin. du gaulois Kamminos.
• quien : chien. nasalisation du keltiſk Kù.
• qui que.. : qu'est-ce que. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• racacher : ramener, rabattre Étym. : du verbe normand cacher : « pousser devant soi », au sens de pousser vers soi, d'où « rabattre ». via le norrois Haki: "crochet".
• raller (s'en) : s'en retourner Étym. : du verbe aller : s'en re-aller. du svenſka Halla: "tirer".
• ravisé : dernier né longtemps après le précédent, synonyme de bézot. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• renè : 1-fossé, ou 2-ravine (renelle) Étym. : racine germanique rin-, couler. du norrois Rín: "cours d'eau", tuſk Rinno, deutsch Rinne: "rigole".
• râler : tirer, prononciation cauchoise de "haler", ancienne prononciation de [H] réalisé avec une forte expiration comme en Cotentin et réduit à /r/ Étym. : du francique *halôn : tirer (cf. néerlandais halen). du svenſka Halla: "tirer".
• rimer ou blanc-rimer : geler blanc Étym. : de l'ancien bas francique hrîm, gelée. cf. français frimas, renforcé par l'ancien norrois rima de même sens. des franſiſk Blänk: "transparent/blanc/briller/étinceler" & norrois Hríma: "frimas/givre".
• sâas : ivre, saoul. du norrois Sæll: "heureux/bien heureux".
• sanger : changer, se modifier, probablement hypercorrectisme par rapport au chuintement de [s] en cauchois. Le français changer est perçu fallacieusement comme dialectal, d'où correction en sanger, alors qu'on attendrait *canger selon les lois de la phonétique normanno-picarde, mot issu du gallo-latin CAMBIARE. le gallo-latin n’existe pas, c’est une invention, le mot vient du gaulois Kambiami: "je change".
• sape : sapin, bois blanc. du gaulois Sapos.
• sentibon : parfum Étym. : du cauchois. sent-i bon « sent-il bon ? » ; Cotentinais : sentaboun (sent« -elle bon ? » ou « sent à bon » !). ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé, l’un au masc. l’autre au fém.
• séquer : sécher. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• su : amer, acide; ex: Maque pas iquette neffe, al'est sue (Mange pas cette nèfle, elle est amère) = français « sur » au sens d'amer. du norrois Súr: "aigre/acide".
• su(r)ir : rancir; du norrois Súr. su(r)elle : oseille. du norrois Súra.
• tale-à-pavé : serpillère. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• tatonier : tatillon. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• teurdu : tordu. des norrois Dorga: "saisir/entourer" & Togna: "étirer".
• tierre : longue chaine servant à attacher les animaux en pinchon; d'où les verbes : entierrer; détierrer, mette au tierre Étym. : du norrois tjadr : « longe », « entrave ». du norrois Tjóðr: "corde pour attacher les bêtes".
• touser : tondre. ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• treuler : péter longuement. du norrois Tröll: "bruyant".
• vaque : vache. du keltiſk Wakka, gaulois Boukka (le B était prononcé V), le latin Vacca: [waka] quant à lui, est d'origine racenna (étrusque).
• va-t'o : va ! ce n’est pas du cauchois, c’est du français franco-patoisé.
• vatte : boue. du tuſk Watan: "mouiller".
• vésillant : vif, remuant, (cidre) pétillant. du norrois Veizla: "faire commerce".
• viper : pleurer, cf. anglais to weep. de l'english To wipe: "pleurer".
• voui : oui. syncrétisme des norrois Visa: "certitude" & tuſk Wißen: "savoir", soulignant l'affirmation.
• I ya de l'èbe : c'est la marée basse. Terme norrois et germanique ebb, marée basse. du dönſk-tunga/danois Ebbe, english Ebb.
• I ya du flot : c'est la marée haute. Terme norrois et germanique flodr, marée haute. du norrois Floð: "flux/marée haute".

En rouge, mes racines et coms. [b]Aux vues de celle-ci, le cauchois est bien une langue norroise ou du moins kelto-norroise (comme l'islandais), quid de la langue d'oïl? Sinon parfois des racines spécieuses, donnée en bas-latin ou moyen-latin ou latin tardif etc, qui sont des termes de latinistes cachant la vraie origine du mot, qui est kelto-gauloise, quand elle n'est pas le plus souvent norroise et/ou germanique.

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Re: l'Ancien Normand

Message par Invité le Mer 12 Oct 2011 - 15:10

@Nez-de-cuir a écrit:[b]
Rappelons que depuis François 1', seule la langue française doit être utilisée dans les textes officiels...

[size=18]

Il y avait bien plus d'un langage maternel francoys dans le royaume de France en 1539, les juristes ont donc pu interpréter que l'édit royal ne se limitait pas à la seule langue française de l'île de france: le françois, et que sa protection s'étendait de fait à toutes langues maternelles du royaume...
C'est le décret du 2 thermidor An II qui imposera le français, comme seule langue de toute l’administration!

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Re: l'Ancien Normand

Message par Lachouque le Ven 14 Oct 2011 - 20:36

Comme vous l'aurez compris, je ne suis pas partisan d'une langue "ancien normand?", mais je ne peux qu'encourager les initiatives normandes.
Par contre, ce qui me hérisse un peu le poil au passage c'est le côté "haine de soi" de l'opération. Je m'explique, que certains veuillent travailler à inventer/introduire une langue scandinave en Normandie en 2011 soit, mais est-il besoin de tant de mépris pour une partie de l'héritage : les "bouseux", les 19ème, etc. et ce qui subsiste de notre langue (dans son entier elle aussi, i.e., de toutes ses origines y compris le "français déformé" qui est une appropriation).
Je pense sincèrement qu'un régionaliste, au sens le plus large, se doit d'accepter tout l'héritage (toute personne devrait accepter tout son héritage, nous ne pouvons pas trier à notre convenance les faits du passé; ils sont, et c'est tout).

P.S. : La Chouque, l'association, va sortir un livret sur les mots d'origine scandinave dans le normand.

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Re: l'Ancien Normand

Message par Invité le Ven 14 Oct 2011 - 23:24

Quoique vous fassiez..., une personne qui n'est pas décidée à s'investir ne fera pas d'effort! A vous lire on croirait que les Normands ont des facultés intellectuelles moindres que celles des Anglais, et plus proche des escargots! A vouloir à tout crin, se mettre au niveau des monolingues franco-français, on se donne les mêmes limites que le centralisme franco-parisien le fait pour la France et au même niveau que les français vis-à-vis des langues étrangères. On ratisse peut-être large, mais on n’élève pas le débat, et ce que vous appelez "appropriation" n'est pas le résultat d'un choix, puisque cela nous fut IMPOSé par l'état français!

Pourquoi ressusciter la Langue Normande ?

Le cornique disparut au XVIIIème siècle, sa renaissance s’effectue au XXème siècle, un magazine, Delyow derow : "feuille de chêne" est publié depuis 1991, trois fois l’an sous la direction du professeur Jenkin. Les articles y sont pour la plupart rédigés dans une forme de cornique qui prend pour base la langue du Moyen Age, avec une orthographe traditionnelle unifiée. Des livres, des manuels, des dictionnaires permettent d’apprendre le cornique et font revivre cette langue qui n’était plus parlée depuis un siècle. Mais elle souffre de la multiplicité des formes dans lesquelles on l’écrit. Récemment, une nouvelle graphie, mise au point par Ken George, a fait son apparition. Elle se fonde sur la prononciation restituée du cornique des XVème et XVIème siècles, tandis qu’une troisième graphie, très anglicisée, et établie à partir de la forme de cornique parlée par les derniers locuteurs à la fin du XVIIIème siècle, cherche également à s’imposer.
(p. 88/89, Henriette Walter, L’Aventure des langues en occident)

Alors dite moi, dans ce pays (la France), qui se targue d’être celui des droits de l’homme, pourquoi un Normand né en Normandie (pas haute ni basse, qui ne sont qu’une partition technocratique imbécile d’un même ensemble), n’aurait-il pas le droit de faire, ce que des Cornouaillais font en Grande-Bretagne. En se réapropriant la langue norroise de ses ancêtres. Very Happy

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Re: l'Ancien Normand

Message par Virginie le Sam 15 Oct 2011 - 16:16

O-H de Warenghien a écrit:Quoique vous fassiez..., une personne qui n'est pas décidée à s'investir ne fera pas d'effort!


On pourrait aussi ajouter qu'il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.


O-H de Warenghien a écrit:Alors dite moi, dans ce pays (la France), qui se targue d’être celui des droits de l’homme, pourquoi un Normand né en Normandie (pas haute ni basse, qui ne sont qu’une partition technocratique imbécile d’un même ensemble), n’aurait-il pas le droit de faire, ce que des Cornouaillais font en Grande-Bretagne. En se réapropriant la langue norroise de ses ancêtres. Very Happy

Personne ne t'empêche de considérer le norrois comme TA langue normande, ce me semble.
Cependant, il serait quand même temps que tu comprennes que tu ne peux pas imposer ta vision et ta théorie comme vérité universelle, cela s'apparente à de la dictature culturelle qui fait désordre au Pays des Droits de l'Homme.

En tant que Normande née en Normandie (pour reprendre tes termes), je revendique le droit de considérer la langue normande dont parle les associations comme La Chouque, La Loure, Magène, Eul Pucheux, etc, etc... comme étant MA langue normande maternelle quitte à passer pour une péquenaude mal dégrossie.

à bon entendeur...

PS : c'est pas la peine de répondre par un message long comme le bras, comme je te l'ai déjà dit dans le sujet sur la renaissance du norrois :

ok, merci, l'ignare que je suis a appris plein de choses.
Very Happy

J'avoue que lire des discours dithyrambiques truffés d'invectives dont le mépris sous-jacent pour ceux qui ne considèrent pas le Norrois comme étant "leur langue maternelle normande", commence à me fatiguer prodigieusement.
Rien de constructif n'en ressortira.

Joker


Pour en revenir à la question initiale de Thorvald Àrnaldsòn :
de plus en plus de personnes sont intéressées par une éventuelle renaissance du Norrois en Normandie .
Qu'en pensez vous ?

Je pense que comme le dit si bien Thorvald Àrnaldsòn
pour faire renaitre ou vivre une langue "regionaliste" je pense qu'il faut que cette langue parle a la population

or manifestement, le Norrois, divise les Normands...


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Re: l'Ancien Normand

Message par Invité le Sam 15 Oct 2011 - 17:52

La longueur du texte s'imposait, pour démontrer, par un choix de mots qui ne vient pas de moi, mais de Wikipédia, qu'un grand nombre de mots cauchois sont d'origine norroise et/ou kelto-germanique. Car votre « normand » n’est pas une langue, c’est un baragouin de français, tout au plus une illusion langagière…

Voici ce que l'on dit sur d'autres blogs, de votre franco-patois de bouseux pas assez concerné par le normanisme pour s'investir, et n’ayant pas assez d’incamo pour réapprendre la langue de nos pères fondateurs de la Normandie; car c'est la France et le français qui vous ont façonné ; un kin n'fait pas des kats :

- Ce qui est clair, et je suis d'accord avec X... sur ce point, c'est que la graphie Lechanteur (sur le normand) est tout sauf logique... Elle n'est ni phonétique, ni phonologique, ni étymologique...

- Et pour justifier l'emploi du mot "bouseux" de X... un peu plus objectivement, il est clair que Lechanteur à construit sa graphie en prenant les sons du normands comme des allophones du français, il donne ainsi une vision patoisante de cette langue.

Pour terminer par un proverbe dans ce sens, on pourrait dire que:

Il n'y a pas pire muet que çuilà ne voulant pas parler!

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Re: l'Ancien Normand

Message par Erik le Sam 15 Oct 2011 - 20:31

O-H de Warenghien a écrit:En se réapropriant la langue norroise de ses ancêtres.

Je n'épiloguerai ni sur le terme "Anglais" pour désigner les Celtes des îles britanniques, ni sur leur supériorité dans l'apprentissage des langues par rapport aux "médiocres" Français".

Je suis curieux de savoir combien de Normands participent à l'ambitieux projet de restauration du norrois comme langue normande vernaculaire.
Il y a une chose qui me pose problème dans tout ce qui a été exposé. Si le norrois est la véritable langue normande, comment se fait-il:
1) que le roman de Rou soit écrit en patois franco-normand?
2) que la noblesse normande qui a conquis l'Angleterre est transmis à la langue anglaise de nombreux mots de ce même patois?
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Re: l'Ancien Normand

Message par Invité le Sam 15 Oct 2011 - 23:52

La Cornouaille est un comté d'Angleterre..., donc ses habitants sont Anglais!

Pour répondre à vos questions:

1) Le Roman de Rou et de Brut, ne sont pas écrit en franco-normand mais en anglo-normand..., si vous avez l'impression que c'est du français, c'est que vous n'avez pas les textes d'origines mais des traductions en françois puis en français du XVIIIème siècle. Pour ce qui est de l'anglo-normand: Langage de mixions, qui commença à s'élaborer vers le XIIème siècle, jusqu'à devenir une langue littérative employée par Turould, Robert Wace, Marie de France, Clément Marot, Chrétien de Troyes etc…, les commerçants & la noblesse normande, anglaise et française. Ce ne fut pas la langue vernaculaire des Normands restés fidèles au norrois, mais une langue littéro-diplomatique, volontairement internationale (sorte de Volapük de l'époque), mélangeant divers idiomes romans (c.-à-d. néo-gaulois), dont le français (langue internationale de l'époque), le keltiſk, norrois, germaniques, anglo-saxons, avec apports pseudo-savants de gréco-latins dès le XIIIème siècle, dû aux clercs francophones & français et les lettrés anglo-normands de l'époque.

- D'ailleurs Johannes de Salisbury remarquait, que le parlé normand était différent du français. Mais ceux-ci, du moins les auteurs qui en sont issu, ont-ils très largement contribués à l'évolution du français par la littérature. Very Happy

2) La noblesse normande à contribuée à un apport de mots normands en ancien-anglais. Ce sont les clercs francophones (on dirait Traducteurs de nos jours), et plus tard les Plantagenêt et la cours francophiles qui orbitait autours, qui contribuèrent à l'apport de mots français dans la langue anglaise. Autrement il y eut quelques auteurs classiques, comme Chaucer au XIVème siècle qui fut l’un des écrivains britanniques à introduire de nouveaux mots français dans la langue anglaise.

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Re: l'Ancien Normand

Message par Erik le Lun 17 Oct 2011 - 0:07

O-H de Warenghien a écrit:Pour répondre à vos questions:
Sauf celle sur le nombre de locuteur du normand "véritable"


O-H de Warenghien a écrit:La Cornouaille est un comté d'Angleterre..., donc ses habitants sont Anglais!
La Catalogne est une province espagnole, la Corse une région française, on peut longtemps jouer sur les mots. Sauf qu'il est plus facile de de dire qu'un Celte est un Anglais sur un forum que dans un pub
Il me semble que l'exemple le plus fameux de renaissance d'une langue est celui du gallois et non du cornique. C'est du premier que s'inspire les Bretons pour la promotion de leur langue.

O-H de Warenghien a écrit:Pour répondre à vos questions:

1) Le Roman de Rou et de Brut, ne sont pas écrit en franco-normand mais en anglo-normand..., si vous avez l'impression que c'est du français, c'est que vous n'avez pas les textes d'origines mais des traductions en françois puis en français du XVIIIème siècle. Pour ce qui est de l'anglo-normand: Langage de mixions, qui commença à s'élaborer vers le XIIème siècle, jusqu'à devenir une langue littérative employée par Turould, Robert Wace, Marie de France, Clément Marot, Chrétien de Troyes etc…, les commerçants & la noblesse normande, anglaise et française. Ce ne fut pas la langue vernaculaire des Normands restés fidèles au norrois, mais une langue littéro-diplomatique, volontairement internationale (sorte de Volapük de l'époque), mélangeant divers idiomes romans (c.-à-d. néo-gaulois), dont le français (langue internationale de l'époque), le keltiſk, norrois, germaniques, anglo-saxons, avec apports pseudo-savants de gréco-latins dès le XIIIème siècle, dû aux clercs francophones & français et les lettrés anglo-normands de l'époque.


- D'ailleurs Johannes de Salisbury remarquait, que le parlé normand était différent du français. Mais ceux-ci, du moins les auteurs qui en sont issu, ont-ils très largement contribués à l'évolution du français par la littérature. Very Happy

Les Normands n'ont jamais été fidèles au norrois puisqu'ils ne l'ont jamais parlé. Les Scandinaves, finalement peu nombreux qui se sont installés chez nous n'ont pas imposé leur langue. Seuls quelques mots sont passés dans la langue normande, langue latine, bien que la population de la Neustrie soit majoritairement à l'époque germanique et celte. Principalement dans la toponymie, et dans le vocabulaire maritime. Cf. les ouvrages de René Le Pelley, Frédéric Durand, Henriette Walter, ...


O-H de Warenghien a écrit:2) La noblesse normande à contribuée à un apport de mots normands en ancien-anglais. Ce sont les clercs francophones (on dirait Traducteurs de nos jours), et plus tard les Plantagenêt et la cours francophiles qui orbitait autours, qui contribuèrent à l'apport de mots français dans la langue anglaise. Autrement il y eut quelques auteurs classiques, comme Chaucer au XIVème siècle qui fut l’un des écrivains britanniques à introduire de nouveaux mots français dans la langue anglaise.

Bien sûr. Et on a donné le nom normand au franco-normand (nordique) et à l'anglo-normand (latin), c'est-à-dire à 2 langues complètement distinctes. Qu'il y ait des différences importantes entre le normand continental et insulaire est indéniable, de là à en faire deux langues sans rapport l'une avec l'autre, on est en plein délire.
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Re: l'Ancien Normand

Message par Nez-de-Cuir le Lun 17 Oct 2011 - 10:43


Les scandinaves se fixant sur le sol franc ont pris femmes franques, ne parlant pas le norrois, elles élevaient les enfants en langue franque, femmes et enfants conversaient en franc, le norrois ne s'échangeait qu'entre hommes, les hommes ont dû apprendre le franc pour garder le lien avec la famille.
Faire ressurgir la langue norroise n'aurait-elle pas comme corolaire de créer un bilinguisme ?
Comme en Belgique où les flamants refusent de parler français ; pas tous, j'en ai rencontrés qui parlaient très agréablement le français, rejetant tout dialogue, même commercial avec les wallons.
Comme en Alsace, vieille expérience vécue en 1967, dans un restaurant de Strasbourg, où le patron s'empresse de changer la chaine de télévision française au bénéfice d'une chaine allemande alors que des français pénètrent dans la salle.

N'avons-nous d'autres problèmes beaucoup plus urgent ?
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