Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

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Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Virginie le Ven 5 Juil 2013 - 8:11

DÉVELOPPEMENT DE LA VALLÉE DE LA SEINE : LES COLLECTIVITÉS AU COEUR DU PROJET

:arrow: http://www.directgestion.com/sinformer/filactu/23989-developpement-de-la-vallee-de-la-seine--les-collectivites-au-coeur-du-projet
4/07/13

Le premier Comité directeur pour l’aménagement et le développement de la vallée de la Seine s’est réuni hier à Paris. Réunissant, sous la présidence de François Philizot, Délégué interministériel à la Vallée de la Seine, Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France, Laurent Beauvais, Président de la Région de Basse-Normandie, Alain Le Vern, Président de la Région Haute-Normandie, Pierre-Henry Maccioni, Préfet de Haute-Normandie et coordinateur de la démarche, Michel Lalande, Préfet de Basse-Normandie, Jean Daubigny, Préfet d’Ile-de-France et de Paris, cette réunion d’installation a été l’occasion de définir la feuille de route et la méthode de travail.

Ce 3 Juillet 2013 a été installé le comité directeur pour le développement de la vallée de la Seine, créé par décret du 22 avril dernier. Ce comité a vocation à élaborer un schéma stratégique d’aménagement et de développement de la vallée de la Seine et à formuler toute proposition en ce domaine.

Cette première réunion a permis d’arrêter le cadre général d’élaboration de ce document et ses orientations principales.
Pour cela, des groupes de travail pilotés par l’Etat et les Régions, associant les partenaires indispensables (Départements et principales Agglomérations, milieux socio-économiques, établissements publics de l’Etat…), seront mis en place dès cet été. Ils permettront notamment de préparer une réunion de l’ensemble des entités associées en septembre prochain, réunion qui sera l’occasion d’un échange élargi.

« Colonne vertébrale de nos territoires, la Vallée de la Seine revêt un enjeu majeur pour le développement des territoires normands et du Grand Paris. La mise en place de la nouvelle gouvernance, dans laquelle les collectivités territoriales ont une place centrale, nous permet d’avoir une approche démocratique et concertée entre tous les acteurs, gage de réussite de ce projet majeur d’aménagement pour nos régions et notre Pays », commentent les Présidents de Région.
Pour François Philizot, « ce schéma traduira la volonté partagée de l’Etat et des Régions de porter une ambition forte autour de la vallée de la Seine, l’ensemble constitué de l’agglomération parisienne et de son débouché maritime étant une des rares opportunités pour l’Europe, et non seulement la France, de disposer d’une ville monde porteuse de développement économique. »

Définir un projet de territoire
La Vallée de la Seine est trop souvent réduite au seul couloir séquanien avec ses filières traditionnelles, ses ports, ses places urbaines. L’objectif est de prendre en compte les territoires qui la bordent dans la perspective de concevoir un modèle de développement innovant à l’échelle des trois régions Île-de-France, Haute-Normandie et Basse-Normandie.

« L’objectif est de produire dès 2014 un schéma stratégique pour l’aménagement et le développement de la Vallée de la Seine résolument tourné vers l'opérationnel, les actions concrètes, traduisant les volontés politiques et les engagements partagés de l'Etat et des collectivités », commente le Préfet Pierre-Henry Maccioni, coordinateur du projet.

Mettre en place un projet ambitieux
Les priorités ont été organisées autour de 3 grandes orientations. Leur mise en œuvre est tenue par le respect d'un calendrier contraint pour une adoption de ce schéma stratégique à l’été 2014, concomitant aux lois de décentralisation, à la préparation des contractualisations 2014/2020 (CPER, contrats de territoires) et la mise en œuvre du programme opérationnel sur les fonds structurels européens.

Le schéma sera notamment décliné par un contrat entre l’Etat et les Régions, dont la négociation s’inscrira dans le cadre général de la contractualisation.

1 - La gestion des flux face à la mondialisation :
- LNPN : études préalables aux travaux (occasion d’inscrire le projet LNPN dans un cadre institutionnel et de définir les clefs de financement),
- le fret ferroviaire (Serqueux-Gisors),
- le portuaire maritime et fluviale (articulation forte avec Haropa et PNA),
- les plates-formes intermodales et la reconversion des friches.

2 – Un développement économique s’appuyant sur la recherche et l’innovation
- Pôles de compétitivité en rapport avec le renouveau industriel du territoire,
- innovation s’appuyant sur les potentialités régionales : les énergies nouvelles renouvelables (éolien, hydrolien, bois-énergie, méthanisation), l’agro-alimentaire, les biomatériaux (lin, chanvre, bois, biopolymère), la santé (imagerie nucléaire, hadronthérapie), l’électronique (transactions sécurisées, sans contact, document numérique)…,
- campus technologique et de recherche : Plateau de Saclay (IDF), Plateau Nord (BN), Madrillet (HN)…

3 – l’affirmation d’une identité territoriale et culturelle très forte au service d’une gestion durable des territoires
- La préservation de la biodiversité, la trame verte et bleue et les zones humides,
- la protection et l’amélioration de la qualité de l’eau (GIP Seine Aval),
- la protection des paysages et la valorisation de la façade maritime,
- la promotion territoriale et touristique pour communiquer sur ce nouvel espace de développement.

Associer les collectivités locales dans la prise de décision, clé de voute du projet
Afin d’assurer un suivi fluide et d’avancer rapidement sur ce dossier, il est proposé de privilégier un fonctionnement « décentralisé » instituant en appui du Comité Directeur, des conférences régionales coprésidées par l’Etat et les Régions, regroupant les partenaires. Elles seraient chargées de porter les échanges nécessaires à la préparation du schéma stratégique et d’en décliner les thématiques pour chaque territoire.

Dans le cadre de la mise en place d’une gouvernance interrégionale, un colloque se tiendra à l’automne à Caen (en continuité des 3 premières rencontres qui se sont tenues au Havre (4 mai 2010), à Rouen (23 mai 2011) et à Paris (22 novembre 2012).
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Virginie


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Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Virginie le Sam 9 Nov 2013 - 13:47

Territoire : la Seine en pleine réflexion

 http://www.paris-normandie.fr/article/societe/territoire-la-seine-en-pleine-reflexion
Publié le 09/11/2013

Territoire. Trois régions et l’État se réunissent pour développer la vallée de la Seine. L’objet d’une rencontre hier à Rouen.

Trois régions autour d’une même ambition (photo Boris Maslard)

Après Paris le 3 juillet, avec pour hôte le président de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, Rouen a pris le relais hier pour accueillir les présidents des trois régions concernées par les aménagements de la vallée de la Seine. Aux manettes, Nicolas Mayer-Rossignol pour la Haute-Normandie, accueillant le Bas-Normand Jean-Paul Beauvais, le Francilien Eddie Aït en l’absence de Jean-Paul Huchon, et le délégué interministériel à la vallée de la Seine, François Philizot.

Trois groupes de travail

Nicolas Mayer-Rossignol rappelle que les aménagements en projet, « s’ils vont couvrir un vaste territoire qui est notre lieu et notre lien, doivent aussi marquer tout le territoire national ». De fait, les trois régions réunies pèsent 20 % des emplois industriels en France, tandis que la réunion des trois ports de l’axe Seine (Haropa) constitue le premier complexe portuaire de l’hexagone.

Hier après-midi, dans l’hémicycle de la Région, la séance plénière est l’occasion de présenter le travail préliminaire réalisé, d’en débattre avec les partenaires concernés, entre Départements, communautés d’agglomérations, chambres régionales d’agriculture, ports…, tous invités à formuler des propositions.

Parmi les projets à conduire figurent au premier chef la ligne SNCF nouvelle Paris-Normandie, la mise en œuvre de la ligne Serqueux-Gisors. Laurent Beauvais ajoute que « le défi économique, environnemental, n’est pas en reste ». À la clef notamment, le 13 décembre à Caen, « un colloque sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, avec les éco-matériaux en vedette ». Ne pas oublier le 70e anniversaire du Débarquement de Normandie l’an prochain, à ranger au chapitre du tourisme.

Trois groupes de travail ont été constitués, pilotés par le préfet de Haute-Normandie, Pierre-Henry Maccioni. Au programme : « filières et développement économique », « développement durable et gestion de l’espace », « déplacements et réseaux ». L’élaboration du schéma stratégique doit aboutir à l’adoption d’un contrat de projet interrégional État/Région « vallée de la Seine » en 2014.


À noter que des salariés de Petroplus, de Schneider, de la SNCF, emmenés par la CGT, ont profité hier de la rencontre pour être reçus, estimant que leur avenir est partie intégrante du développement de la vallée de la Seine.
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Virginie


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Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Virginie le Lun 16 Déc 2013 - 19:29



   drakkaronline
Date de publication de l'article : 16/12/2013

Après les grand-messes oecuméniques du Havre, Rouen et Paris, les promoteurs de l’Axe Seine ont entamé ce vendredi à Caen la déclinaison thématique de leurs ambitions. Au menu : la recherche et l’innovation.

Le député-maire PS de Caen, Philippe Duron, avait fait ce choix en estimant que ce thème pouvait singulariser son agglomération dans l’ensemble normando-francilien, mieux que l’industrie ou le maritime, points forts de ses voisines. Les débats ont toutefois montré que la région francilienne qui concentre 40% de la recherche française, avec en particulier l’extraordinaire concentration de matière grise du plateau de Saclay, n’évoluait pas dans la même catégorie que ses voisines normandes.

« C’est le marqueur premier de la région Ile-de-France avant le tourisme », a souligné Isabelle This Saint-Jean, vice-présidente PS de cette région. Très loin derrière, la Haute-Normandie peut faire valoir le pôle du Madrillet, au sud de Rouen, et la Basse-Normandie, les campus des plateaux nord de Caen. Au vu de cette disproportion, cet attelage a-t-il un sens alors que la recherche, dans son essence - mais peut-être pas dans ses financements - se moque des frontières territoriales ? D’autant, a rappelé Christian Sautter, adjoint PS au maire de Paris, qu’un seul pôle de compétitivité était partagé par les trois régions : Moveo, dédié à la mobilité durable.

Pour autant, les acteurs ont estimé, dans leur déclaration finale, que les potentiels étaient « complémentaires » et que la vallée de la Seine avait vocation « à devenir un territoire démonstrateur propice à la mise en pratique d’idées nouvelles ». Ils se sont engagés à soutenir les filières reconnues (physique, matériaux, énergie, chimie…) et à favoriser les filières émergentes (énergies renouvelables, flux logistiques, recyclage des déchets, éco-construction…). Au passage, ils ont défendu la filière d’enseignement maritime du Havre « essentielle à la préservation du rôle maritime de la France ». Ces prises de position ont vocation à être reprises dans les négociations préparatoires aux prochains Contrats de plan Etat-régions et dans le canevas du Schéma stratégique de la vallée de la Seine que le délégué interministériel François Philizot a promis pour le printemps.

Les élus ont chacun à leur manière illustré la problématique commune. Le président PS de la Haute-Normandie Nicolas Mayer-Rossignol a appelé à soutenir "la structuration" d’un éco-système « qui n’a pas attendu les collectivités pour travailler ensemble ». Celui de Basse-Normandie Laurent Beauvais (PS) a souligné qu’avec ce colloque, les acteurs de l’axe Seine entraient « dans le concret » après quatre années de « sensibilisation ». De son côté, le président PS de la CREA, Frédéric Sanchez, a cru percevoir dans cette journée « un esprit de révolte » dans « un climat de résignation et de défaitisme ».

Seul élu de droite de l’aréopage, le maire UMP du Havre, Edouard Philippe, ne s’est pas démarqué en indiquant que la direction était « la bonne » même si, « sur quelques petits sujets », il avait « quelques doutes ». L’absence du maire PS de Paris Bertrand Delanoë et du président PS de l’Ile-de-France Jean-Paul Huchon a tout de même montré les limites de la mobilisation hors de Normandie.

Quatre années de mobilisation normando-francilienne

4 mai 2010 : Au Havre, le maire UMP de la ville, Antoine Rufenacht, le président PS de la CREA, Laurent Fabius, et le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, affichent leur détermination devant mille personnes à faire aboutir le projet encalminé de Ligne Nouvelle Paris-Normandie (LNPN).

23 mai 2011 : A Rouen, devant 1.600 personnes, les élus réaffirment leur engagement en faveur de la LNPN mais évoquent aussi les éco-mobilités et des projets culturels et touristiques communs.

Du 3 octobre 2011 au 3 février 2012 : La LNPN fait l’objet d’un débat public.

1er janvier 2012 : Les ports du Havre, Rouen et Paris se regroupent au sein du GIE HAROPA.

22 novembre 2012 : 800 personnes participent à un troisième colloque Axe Seine à l’Hôtel de ville de Paris.

9 juillet 2013 : La LNPN est reconnue prioritaire dans le nouveau Schéma national des infrastructures de transport (SNIT).

13 décembre 2013 : Un quatrième colloque Axe Seine consacré à la recherche et de l’innovation réunit 300 personnes à Caen.

Premier semestre 2014 : Les négociations autour des CPER vont s’ouvrir tandis qu’est attendue la première esquisse du Schéma stratégique de la vallée de la Seine.


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