Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

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Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Virginie le Ven 8 Juil 2011 - 10:43

Antoine Rufenacht met son équipe en Seine

Le commissaire général pour le développement de la vallée de la Seine prend ses marques. Il a présenté son équipe et son calendrier. Il attend désormais les industriels…

L'équipe d'Antoine Ruffenacht est presqu'en ordre de marche pour réfléchir au développement de la Vallée de la Seine, deux cents kilomètres entre le Havre et Paris. L'organigramme comporte encore un trou, celui du secrétaire général adjoint chargé de l'Aménagement du territoire. Il devrait être officialisé très prochainement.

L'ancien maire du Havre a été nommé commissaire général pour le développement de la Vallée de la Seine par un décret signé le 21 mai dernier par le Président de la République, Nicolas Sarkozy. A ses côtés, siègent dès à présent, l'ancien préfet Bernard Fragneau en tant que secrétaire général.

A ses côtés également, deux secrétaires généraux adjoints : la conseillère régionale de Haute-Normandie et adjointe à la mairie de Rouen, Laurence Tison-Vuillaume pour l'économie et l'innovation et Martin de Wissocq en provenance du ministère de l'Ecologie et du Développement durable pour le transport et le développement des infrastructures et des ports.

Un volet de réindustrialisation


Un premier rapport sera remis le 30 septembre avec des propositions concrètes, suivi d'un second pour le 15 décembre, sorte de point d'étape avant la remise du rapport final au premier ministre avant le 1er mars 2012. Antoine Ruffenacht a confié que le rôle de ce commissariat n'était pas d‘intervenir dans le débat sur les différents tracés du futur TGV Paris-Normandie. Mais il a réaffirmé la nécessité de relier la capitale au Havre en 1 heure 15.

Un temps proche de la solution qu'il avait proposé quand il était président de la région Haute-Normandie (1992-1998). Mais, à l'époque, il était prévu que cette liaison s'arrête à la Défense. Il attend "une décision de Réseau Ferré de France et de l'Etat pour le printemps prochain".

Pour Bernard Fragneau, le projet de la Vallée de la Seine "est une opération d'intérêt national, comme celle que l'on est en train de mettre en place pour le plateau de Saclay". Il faut regarder les pistes de développement, mais aussi de financement.

Bien entendu, le nome de la Caisse des Dépôts revient sur toutes les lèvres. Mais Antoine Ruffenacht n'oublie pas les industriels déjà présents ou à venir. "Il faut convaincre, Renault, Total, les industries aéronautiques et agro-alimentaires de venir investir, car c'est un territoire d'avenir", assure-t-il. Un volet d'aide à la réindustrialisation est évoqué. Mais aujourd'hui, il faut d'abord convaincre tous les normands de naviguer dans le même sens.

:arrow: L'Usine Nouvelle
07 juillet 2011
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Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Virginie le Dim 11 Sep 2011 - 19:53

Axe Seine : Le Vern lance un avertissement à Rufenacht

Le consensus autour de l’Axe Seine et du Grand Paris reste fragile. « Ce n’est pas avec un Commissariat éphémère que cela peut prendre » a ainsi tenu à rappeler cette semaine le président haut-normand, Alain Le Vern, plutôt partisan de la désignation d’un chef de file par projet. Et si Le commissaire au développement de la vallée de la Seine, Antoine Rufenacht, n’avait pas bien compris, cet avertissement : « Ce n’est pas parce que Le Havre (Seine-Maritime) est le port de Paris qu’il doit être privilégié ».

:arrow: Paris Normandie
Publié le dimanche 11 septembre 2011
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LA CGT a 100% RAISON!

Message par Steinn le Mer 14 Sep 2011 - 9:16

Soumis par florestan le 13 septembre, 2011 - 17:51


Axe Seine ou Normandie ? La CGT a 100% RAISON !



Régis GASSE, secrétaire de l’union départementale de la Seine-Maritime de la CGT a été reçu le 2 septembre dernier à Rouen par Antoine Rufenacht, commissaire général au développement de la vallée de la Seine…



Axe Seine ou Normandie ? Régis GASSE a raison de s’inquiéter…



Selon lui, l’Axe Seine n’est que l’annexe du projet de « Grand Paris qui lui-même se situe dans le cadre de la concurrence des villes mondes » a-t-il précisé : face à un tel enjeu, quel poids nos territoires normands vont-ils peser ?



Pour la CGT, explique Régis GASSE, « la question de l’activité de l’emploi et du travail donc des conditions sociales est essentielle. Il est hors de question que notre région soit simplement traversée par des flux »et ne devienne qu’une « qu’une simple région résidentielle et de loisir. La question centrale est donc bien celle du maintien et du développement d’une base industrielle puissante dans notre région Normandie »



Citant les difficultés du fret ferroviaire, de l’industrie automobile de la filière bois papier et de la métallurgie sur l’ensemble de la Normandie, la CGT demande que la mission de M. Rufenacht soit consacrée au « au maintien et au développement d’une puissante base industrielle. C’est notre préoccupation constante », insiste Régis Gasse.



(source : Fil-fax Normandie, 09/09/11 – N°4178 )
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Les Présidents de Haute et de Basse Normandie coopérent

Message par Steinn le Mer 14 Sep 2011 - 23:17


Les Présidents de Haute et de Basse Normandie coopérant


Les présidents des conseils régionaux de Haute et de Basse-Normandie ont fait le point récemment sur les coopérations économiques.

1.Sur le projet Axe Seine, A Le Vern et L Beauvais demandent la prise en compte de trois conditions :
1.la réalisation de la ligne nouvelle Paris-Normandie. Les 2 présidents ont annoncé la rédaction commune d'un cahier d'acteurs pour contribuer au débat public de la nouvelle liaison ferroviaire Paris-Normandie
2.une prise en compte des territoires dans leur globalité ; ''pour respecter l'équilibre de tous nos territoire''
3.une gouvernance du projet ''souple et innovante''.

2.A l'international, la volonté d'une coordination interrégionale, avec un réseau des différents acteurs est réaffirmée.

3.Autre dossier engagé : la création d'un fonds interrégional d'amorçage pour entreprises innovantes.

4.En matière de politique aéroportuaire, A Le Vern et L Beauvais lancent un appel aux CCI normandes ''à se ranger derrière l'aéroport de Deauville-Normandie''

:arrow: AuHavre.com
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Axe Seine : le monde économique eurois mobilisé autour du projet départemental

Message par Steinn le Ven 30 Sep 2011 - 9:27


Près de 500 personnes, majoritairement des chefs d'entreprise, ont assisté le 20 septembre à Evreux à "l'Eure du business" organisée par Eure Expansion et consacrée au développement de l'axe Seine dans le cadre du projet du Grand Paris. Antoine Rufenacht et Jean Louis Destans ont expliqué le sens de leur engagement dans ce projet et ont répondu aux questions qui ont porté essentiellement sur l'avenir économique de l'Eure.

En participant massivement à cette soirée, le monde des entreprises eurois a ainsi manifesté son vif intérêt pour les retombées du projet de l'axe Seine dans l'Eure et en particulier le projet de ligne nouvelle ferroviaire Paris-Normandie dont le débat public officiel s'ouvre le 3 octobre.

:arrow: La synthèse des débats de la soirée

Source :arrow: eure-en-ligne.fr
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Le projet Axe Seine intéresse-t-il les Bas-Normands ?

Message par Virginie le Jeu 13 Oct 2011 - 20:13

Le projet Axe Seine intéresse-t-il les Bas-Normands ?

Quel regard portent généralement les Bas-Normands sur leurs voisins de Haute-Normandie ?
Un regard lointain… Ici, on appartient à ce que l'on appellerait en géographie physique le massif armoricain. Votre région, pour nous, c'est déjà un peu la région parisienne, mais il y a ces racines communes qui nous rapprochent, ce fonds commun de l'histoire. Les profils des deux régions sont différents : la Basse-Normandie est plutôt rurale, avec des villes moyennes quand la Haute-Normandie est plutôt urbaine et industrielle. Ici, on parle surtout du Havre et de son port, de ses transatlantiques, de Rouen et son patrimoine, de Monet, des antiquaires, et puis les falaises d'Etretat.

Le projet de l'Axe Seine rencontre-t-il un début de résonance chez vous ?
Je sens poindre une véritable prise de conscience. La Basse-Normandie, la terrienne, a pendant des siècles, tourné le dos à la mer. Mais j'ai le sentiment que l'on commence enfin à se dire ici que la mer est un trésor non exploité, une richesse inouïe. Le maire de Cherbourg traduit cela par de la « maritimité », j'ai horreur de ce mot, mais c'est un fait, la Basse-Normandie, qui était jusqu'alors verte, semble devenir bleue et verte !

Ce retour à la mer se traduit comment ?
Par un véritable travail collectif. Le dossier du développement durable sur le port de Cherbourg, auquel les élus de tous bords ont participé, en est une bonne illustration.
Même s'il vient de connaître un incident de parcours avec ce choix d'Areva d'implanter ses deux usines de montage d'éolienne offshore au Havre. C'est une grande déception ici. Une vraie douleur pour les Bas-Normands, et une désagréable surprise pour ceux qui font le pari d'installer à Cherbourg une filière développement durable. Maintenant, les acteurs régionaux qui se sont fait retoquer n'ont pas dit leur dernier mot et regardent vers d'autres consortiums.
Cela dit, le Calvados commence à bien jouer la complémentarité avec Le Havre. Avec ce projet de cabotage entre les deux ports du trafic conteneurs.

Revenons à l'Axe Seine, certains chez vous se sentent-ils oubliés ?

Les discussions autour de ce projet ont aussi réveillé toute la partie méridionale de la Basse- Normandie, tout le côté Orne, la partie centre et sud Manche. Notre région est une matrice de petites villes, Vire, Flers, Argentan, Alençon, l'Aigle, Granville, Coutances, Saint-Lô, et elles s'interrogent face à cette sorte d'« effervescence » qui s'empare soudainement de l'axe Le Havre, Rouen, Caen et Cherbourg. On commence à entendre : et nous, que va-t-on devenir, ne nous oubliez pas !

Au sein du projet Axe Seine, la ligne nouvelle Paris-Normandie fait-elle couler autant d'encre qu'en Haute-Normandie ?
Guillaume Pepy avait dit un jour, à Caen : « La SNCF a une dette envers la Normandie ». Entre les Bas-Normands et le train c'est une relation du genre « Je t'aime moi non plus ». Le train, c'est ce qui a fait le succès du camembert à Paris et d'autres produits normands dans la première moitié du XXe siècle. Mais aujourd'hui, c'est un peu le divorce, ou en tout cas le désamour. Parce que les trains ne sont jamais à l'heure, ou en panne. Tant sur la ligne Paris-Caen-Cherbourg que sur Paris-Granville. Alors est-ce que ce projet à long terme comblera ce déficit ? Ce que les gens demandent aujourd'hui c'est : je veux être à l'heure à mon rendez-vous demain matin
à Paris… Pour mon rendez-vous dans vingt ans, on verra plus tard !
Ceci dit, comme nous l'avons constaté pour l'éolien, il y a une volonté commune des élus de mettre le paquet pour convaincre l'Etat que cette nouvelle liaison est une nécessité absolue. Etant entendu que tout le monde ici se pose une autre question, le président de Région, Laurent Beauvais, en tête : qui paiera la facture de l'ordre de 10 milliards d'euros ?

Ce développement de la vallée de la Seine est-il perçu comme les prémices d'une réunification des deux Normandie ?
Franchement non ! Au contraire. Si ce projet Axe Seine retient l'attention, c'est que les Bas- Normands le voient comme un vrai projet d'aménagement du territoire.
Et d'abord comme un programme d'action. Un projet bien plus fédérateur d'énergie que la réunification. On peut toujours sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « réunification, réunification », mais on se heurte toujours à des problèmes institutionnels, alors que sur un projet comme Axe Seine, on évacue ce côté institutionnel et et s'engager sur des projets structurants. Axe Seine est perçu par les Bas-Normands comme un signal fort de développement plus que la tarte à la crème que la réunification !

Le président de la région, Laurent Beauvais, estime que si les Bas-Normands sont oubliés sur la future ligne SNCF, comme ils l'ont été pour les éoliennes, on ne pourra plus jamais leur parler de réunification. Qu'en pensez-vous ?
Je crois qu'il a raison. Car cette ligne n'a pas seulement pour objectif de rapprocher Paris de la Normandie, mais de renforcer également le maillage des ports normands.
Je crois beaucoup au triangle de villes, qui est d'ailleurs devenu un quadrilatère, entre Rouen, Le Havre, Caen, Cherbourg et je trouve regrettable que la tentative « Normandie Métropole » se soit soldée par un échec, par manque de volonté politique.

Normandie Métropole, créée en 1993 et dissoute en 2009, avait pour but de fédérer les villes normandes autour de projets communs.

:arrow: Paris Normandie / Seine Avenir
13 octobre 2011
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Virginie


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Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Virginie le Lun 24 Oct 2011 - 16:46


Vallée de Seine : "Il y a urgence à structurer le développement " estime Antoine Rufenacht

A la demande du Premier ministre, le Commissaire général de développement de la vallée de Seine, Antoine Rufenacht, a remis officiellement le 30 septembre dernier un rapport d’étape qui trace les perspectives d’aménagement d’un nouveau territoire parcouru par la Seine de l’ouest parisien jusqu’au Havre.

« C’est un document de travail qui doit être enrichi, critiqué, amélioré ou même reconstruit », s’est empressé de préciser M. Rufenacht, coupant court à la mauvaise humeur de certains élus territoriaux qui auraient souhaité être associés à la réflexion.

Avant de le commenter devant la presse ce 20 octobre à Paris, le commissariat a d’ailleurs pris soin de le présenter le matin même aux élus (présidents de Région de Haute et Basse-Normandie, présidents des conseils généraux de Seine-Maritime, Eure et Calvados, présidents d’agglomération de Mantes-la-Jolie au Havre) et une autre réunion est prévue début novembre avec les élus franciliens.

« Dans les grandes lignes, les Normands comme les Franciliens sont convaincus de l’intérêt du projet », assure-t-on. Comment ne pas l’être, puisque l’ambition affichée est de construire un territoire ouvert sur le fleuve et la mer capable de rivaliser avec les plus grandes métropoles de la planète. Le développement de la vallée de Seine est présenté comme le deuxième volet du projet Grand Paris qui vise à ouvrir la Ville Monde sur sa façade maritime.

« Ce n’est pas un projet franco-français qui tombe du ciel, on retrouve la même démarche dans d’autres villes internationales comme Londres ou Pékin », observe Antoine Rufenacht C’est l’affirmation d’une ambition nationale nouvelle du pays qui choisit de se tourner vers Marseille au sud et Rouen et Le Havre à l’ouest ». La France se dit prête à redécouvrir l’évidence maritime, « nous devons en être les apôtres », insiste-t-il.

Il y a urgence car la crainte des membres du commissariat serait que ce projet - qualifié pourtant comme le plus important depuis les lois de décentralisation – soit emporté par les élections présidentielles.

« Si un dossier est freiné dans son élan, l’expérience montre qu’il a du mal à repartir, c’est pourquoi il est important de bâtir les lignes fondatrices du projet avant les élections présidentielles afin que le nouveau gouvernement, quel qu’il soit, poursuive le dossier », recommande encore l’ancien maire du Havre.


Antoine Rufenacht, Commissaire général de développement de la vallée de Seine

Selon le commissariat, le moment est venu de créer rapidement une instance qui constitue un lieu de rassemblement et de concertation. Il appelle également à la promulgation d’une loi – à l’instar du Grand Paris – afin notamment de définir les règles de gouvernance.

« Un tel projet ne peut être mené à bonne fin que si l’Etat s’y implique fortement dans tous les domaines et toutes les formes », estime le secrétaire général du commissariat Bernard Fragneau. Reste la question des financements, à l’heure où les budgets sont de plus en plus contraints. La LNPN (ligne nouvelle Paris Normandie) qui est l’un des éléments structurants du projet, est évaluée à elle seule à 15 milliards d’€.

« Même en période de crise, un pays comme la France continue d’investir, mais cela souligne l’importance de considérer ce dossier comme prioritaire au niveau national car il sera en concurrence avec d’autres projets », prévient Antoine Rufenacht.

Pistes de réflexion développées dans le rapport par Martin de Wissocq, secrétaire général adjoint chargé des transports

Reconquête des parts de marchés sur les ports d’Europe du Nord et développement des activités économiques utilisatrices du fleuve et du train : création de plate-forme en bord de Seine, utilisation des infrastructures libérées par la LNPN pour le fret, interface fluvio-maritime au Havre, contournement Est de Rouen, vision globale du complexe portuaire Le Havre, Rouen, Paris via un GIE ; rapprochement de Paris, et de Caen, Le Havre, Rouen par la LNPN.

Par Laurence Tison-Vuillaume, Secrétaire générale adjointe, chargée de l’économie et de l’innovation

Développement de relais de croissance pour les industries traditionnelles de la vallée de Seine (automobile, pétrochimie, aéronautique, pharmacie…), voies de croissance nouvelles notamment dans la logistique « puisant générateur de trafics et de production industrielle), Vallée de seine laboratoire des énergies (éolien, agro-biomasse,création de matériaux innovants), maintien du développement de l’agriculture. Promotion de vecteurs d’appartenance au territoire par la création d’événements culturels et une politique touristique élargie.

:arrow: Drakkaronline
Date : 24/10/2011
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Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Virginie le Mar 15 Nov 2011 - 8:08

Une étude de l'Insee met en évidence la “richesse“ du territoire Axe Seine

L’Axe Seine et son développement raccroché au projet de Grand Paris défendu par le président de la République, continue d’être décortiqué.

L’Insee et six agences d’urbanismes de Paris à la Porte Océane viennent ainsi de produire un Panorama économique de l’espace Paris – Seine – Normandie, document de 42 pages qui synthétise des données et chiffres sur la nature et la spécialisation de l’emploi. C’est d’abord un outil pour les pouvoirs publics, Etat et collectivités, qui seront amenées à définir les choix d’aménagement.

« 3% de la superficie de la métropole, 10 millions d’habitants, 5 millions d’emplois, 1/5ème de l’activité économique de la France : ces chiffres suffiraient pour démontrer la richesse du territoire de l’axe Seine », résume Alain Malmartel, directeur de l’Insee Rouen. Cette richesse “brute“ est à compléter par la richesse “nette“ que représente une « palette d’activités bien diversifiées. Ce qui est rare », observe Jérôme Follin, responsable du pôle Etudes de l’Insee Rouen.

Même si le périmètre de l’étude est une première par son caractère transversal interrégional, le panorama proposé par l’Insee ne révèle rien. « Nous avions besoin de qualifier ce territoire avec une vision économique qui nous manquait », explique Juliette Daszynski, de l’AURH (Agence d’urbanisme de la région du Havre). Et de bien insister : « Antoine Rufenacht a apprécié ce travail ». L’ancien maire du Havre, aujourd’hui chargé par le gouvernement du Commissariat au développement de la vallée de la Seine, est un ardent défenseur du concept d’une Seine Gateway, c’est-à-dire d’une porte d’entrée à l’échelle européenne qui soit « une force de frappe pour que territoire gagne de la valeur ajoutée », imagine encore Mme Daszynski en pensant à la compétition que se livrent les régions maritimes de la rangée nord europe, du Havre à Hambourg en passant par le Benelux.

A ce propos, on constate qu’il manque encore un état précis de la valeur respective des échanges maritimes entre l’Ile-de-France et le reste du monde par la Basse Seine d’une part et par Anvers – Rotterdam d’autre part. L’Insee n’aborde pas ce volet qui était pourtant un des postulats de l’ambition présidentielle de doter le Grand Paris d’une façade maritime.

Il reste aussi à intéresser l’Ile-de-France à ce territoire de projets avec la même passion que celle de la Normandie. Florian Soulard de l’Instiut d’aménagement et d’urbanisme de l’Ile-de-France évoque bien un « faisceau pertinent » autour d’une « identité séquanienne ». Mais il rappelle aussi qu’il n’y a pas que l’ouest francilien lorsqu’on est au centre du Bassin parisien.


Quelques points forts de l’Espace Paris – Seine – Normandie


• Un espace économique « très structuré par la Seine » qui rassemble la capitale, deux capitales régionales (Rouen et Caen), les aéroports de Roissy et Orly, les ports du Havre et de Rouen, le port de Paris.
• Sur la partie aval, de Poissy à la mer, « le territoire présente une identité plus “productive“. Elle est le fruit de la déconcentration industrielle de l’Ile-de-France promue par l’Etat dans les années 60 ».
• « Avec 184.000 emplois, la filière logistique occupe une place importante dans l’économie de l’axe Seine sans en constituer une activité vraiment caractéristique pour le territoire pris dans son ensemble ».
• « Aujourd’hui, l’axe Seine rassemble des espaces aux fonctions économiques complémentaires. Très peu de territoires français de cette taille peuvent prétendre réunir une telle palette d’activités économiques ».

Plus d’infos… :arrow: Insee

:arrow: Drakkaronline
15/11/11
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Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Virginie le Mar 29 Nov 2011 - 8:00

Axe Paris-Seine-Normandie : les propositions des acteurs eurois

"Une démarche unique et [qui] n’a pas d’équivalent à l’échelle de l’axe Seine, s’est faite sans exclusive, avec le vrai souci de l’intérêt général" . C'est ainsi que Jean Louis Destans a qualifié les propositions euroises dans le cadre du projet Paris-Seine-Normandie, en ouvrant le colloque du 28 novembre à l'hôtel du Département.
L'ambition de l'Eure dans le projet de l'Axe Seine a pris la forme de propositions concrètes élaborées dans le cadre d'une démarche partenariale avec les acteurs institutionnels, économiques et associatifs de l'Eure.


C'est la synthèse d'un travail de deux années qui a constitué la trame du colloque. L'occasion aussi d'élargir les perspectives en réexaminant la démarche euroise à l'aune des travaux de deux universitaires – Yves Guermond et Philippe Estèbe – sur la périurbanisation et la coopération territoriale. "Nous sommes désormais, avec nos partenaires, porteurs d'une stratégie d'avenir fondée sur une dynamique de coopération territoriale qui devra s'accomplir quels que soient les choix qui seront opérés et les options retenues pour l'axe Seine" , a encore affirmé Jean Louis Destans.

Guillaume Bachelay, vice-président de la Région Haute-Normandie, en charge de l'économie, a conclu brillamment cette réunion.



:arrow: le discours du président Jean Louis Destans

:arrow: le document contenant les propositions des acteurs eurois.


:arrow: Eure en Ligne
28/11/11
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Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Steinn le Lun 27 Fév 2012 - 7:58


Le rapport sur l'axe seine : 18 milliards pour aménager notre territoire.


Antoine Rufenacht, Commissaire Général au Développement de la Vallée de la Seine a rendu public, le 22 février, le rapport remis le 15 février au premier ministre, et des propositions chiffrées à 18 milliards d’euros pour aménager et dynamiser un territoire allant de Paris jusqu'au Havre.

Pour coordonner ces aménagements, il propose que s'installe une conférence composée à parité de 15 personnes pour l’État, 15 pour les collectivités territoriales (3 régions, 6 départements, les agglomérations) et 15 pour le monde économique, adossée à un Commissariat général du développement de la Vallée de la Seine pérennisé avec un effectif étoffé qui serait une force de proposition, mais pourrait également porter la mise en œuvre des projets retenus.

En matière d’investissement, quatre projets majeurs structurants pour l’Axe Seine, représentent une enveloppe globale de 18 milliards d’euros.

La ligne nouvelle Paris-Normandie en constitue bien sûr la colonne vertébrale. Le débat public s’est achevé et la commission nationale devrait rendre ses conclusions le 21 mars. Autres projets ferroviaires évoqués, les liaisons fret franciliennes au service des ports du Havre et de Rouen, l'objectif étant de créer des débouchés à l’est de Paris pour les marchandises venant du Havre.

Pour la route, le rapport a ciblé deux projets structurants : l’achèvement de l’autoroute A104 (Francilienne), entre Méry-sur-Oise et Orgeval pour la desserte du port fluvial d’Achères, et la création du contournement à l’est de Rouen, faisant liaison entre l’A28 et l’A13.

Pour les ports, une desserte fluviale de Port 2000 au Havre reste d’actualité. Les options d’écluse ou de bateaux mixtes pouvant naviguer en mer ou sur fleuve étant écartées, le Commissariat retient l’idée d’une « Chatière », un passage à travers une digue du port du Havre permettant d’accéder directement du fleuve à la mer.

Parallèlement à ces projets d'aménagement, le Commissariat Général propose aussi des transformations institutionnelles, la plus spectaculaire étant la fusion des ports de Paris, Rouen et du Havre, le GIE Haropa créé récemment entre ces ports n’étant pas suffisant selon lui, mais aussi le rapprochement des trois universités de Caen - Le Havre et Rouen en une Univesité de Normandie, et la fusion des écoles de commerces de Rouen Business School, l’École de Management de Normandie (Caen et Le Havre) avec l’Essec, installée à Cergy Pontoise.

S'il ne reste qu'à espérer ne pas voir ce rapport finir au fond d'un tiroir, et voir l'axe seine rentrer de plein pied dans le club très fermé des territoires à haut niveau de service, l'union de tous les acteurs demeure plus que jamais nécessaire.

Hélas, pour cause d'enjeux électoraux prochains, c'est aujourd'hui le clan fabiusien qui fait entendre un son discordant, comme à son habitude, dans un communiqué de presse jugeant "que la Vallée de la Seine mérite mieux que cela", une charge dont on ignore si elle est partagée par la secrétaire Générale Adjointe au Commissariat du Développement de la Vallée de la Seine, chargée du développement économique et de l’innovation, co-élaboratrice du rapport et de ses préconisations qui n'est autre que Laurence Tison, Maire adjointe de Rouen, Conseillère régionale de Haute-Normandie et Conseillère communautaire de la CREA, qui pour le coup se retrouverait dans une position plus qu'inconfortable.

On pourrait sourire quand on sait que ceux qui crient au loup aujourd'hui, sont ceux qui souhaitent voir la Ligne Nouvelle Paris-Normandie se résumer à un doublement du Mantois et à une nouvelle gare sur la rive gauche de Rouen comme seuls investissements nécessaires, et qu'ils en font le discours du candidat socialiste aux présidentielles qu'hier encore ils décriaient d'un "vous imaginez Hollande Président ?".

On se consolera toutefois en remarquant que ni le Maire de Paris ni les élus bas-normand n'accompagnent la charge. Preuve qu'ailleurs qu'en Fabiusie on peut avoir la notion du jeu collectif, et la confirmation d'une phrase lachée dans le Monde par celui qui pratique chez nous le fait du prince depuis plus de trente ans : "un mandat local parce que ça m'amuse, un mandat national parce que ça m'intêresse".

Source :arrow: Rouenperspectives.hautetfort.com
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