Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Page 1 sur 4 1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Création d'un labo. d'idées pour le Grand Paris

Message par Virginie le Jeu 9 Déc 2010 - 8:15

Paris Normandie
Publié le mercredi 08 décembre
:arrow: http://www.paris-normandie.fr/actu/creation-dun-laboratoire-didees-pour-le-grand-paris

Création d'un laboratoire d'idées pour le Grand Paris

Antoine Rufenacht, le président de l'agglomération du Havre et de l'Agence d'urbanisme de la région havraise, et Edouard Philippe, le nouveau maire du Havre, organisent demain jeudi, au Havre, une journée de travail sur le Grand Paris aujourd'hui rebaptisé Axe Seine. A cette occasion sera lancé un laboratoire d'idées composé de nombreux experts. Parmi eux, la Havraise Catherine Pégard, conseillère spéciale du président de la République, Philippe Essig, ancien président de la SNCF et "père" du TGV Est, Bruno Racine, président de la Bibliothèque nationale de France, ou encore Nicolas Baverez, économiste et avocat et auteur de La France qui tombe, succès de librairie à sa sortie, en 2003.
avatar
Virginie


Revenir en haut Aller en bas

Commissariat au développement de l'Axe-Seine

Message par Virginie le Ven 22 Avr 2011 - 7:46



Au Havre, Nicolas Sarkozy nomme Antoine Rufenacht, commissaire au développement de l'Axe Seine



Le président de la République a annoncé lors de sa visite officielle au Havre la nomination d’Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre, à la tête d’un Commissariat au développement de la Vallée de Seine et de la façade maritime de la région capitale.

« Le développement de l’axe Seine est l’objet de toute mon attention. De très nombreux partenaires sont concernés, Il est indispensable de constituer une administration de missions au pouvoir de coordination étendu. Antoine Rufenacht est un homme d’expérience qualifié pour mener à bien ce chantier prioritaire pour la France », a expliqué Nicolas Sarkozy.

« En contact direct avec l’Elysée », le commissariat coordonnera les politiques de logement et de transports concernant la Vallée de Seine et son attractivité économique. Il disposera d’une administration « légère mais doté de larges compétences interministérielles ». Selon le chef de l’Etat, la création de cette mission qui dépend directement de la présidence de la République « traduit l’engagement total de l’Etat en faveur du développement de la Normandie dans son ensemble ».

Nicolas Sarkozy a insisté sur le lien de « consubstantialité » entre Paris et Le Havre : « Si on coupe le lien, c’est toute une région et le pays tout entier que l’on appauvrit ». Reconnaissant qu’il s’agit d’un « projet pharaonique », il a évoqué la possibilité d’une loi spécifique afin « de ne pas perdre de temps si les procédures administratives devaient conduire à retarder anormalement le chantier ». C’est une réponse à une demande d’Antoine Rufenacht qui souhaite un texte législatif, analogue à celui du Grand Paris intramuros, qui permette « d’accélérer les procédures réglementaires, notamment pour le foncier et le développement durable ».

La visite présidentielle marque également l’entrée en vigueur de la réforme portuaire le 3 mai prochain. Dés son arrivée au Havre, le chef de l’Etat a rencontré pendant près d’une heure à huis clos, les syndicats. Il a d’abord reçu une délégation de représentants de la CFDT et de l’Asic (Association syndicale des ingénieurs et cadres) avant de s’entretenir avec les délégués CGT des dockers, leurs homologues grutiers ayant refusé pour leur part de participer.

« Jusqu’alors, c’est la peur qui décidait de la conduite des affaires du port. J’ai peut-être tous les défauts mais moi je n’ai pas peur : la réforme n’est pas dirigée contre la CGT ni contre les syndicats mais elle a été conduite dans le seul intérêt de l’activité portuaire et du développement des emplois. Il n’y a pas de perdants, et la seule gagnante, c’est la France maritime ».

Nicolas Sarkozy a redit que c’était lui, « personnellement », qui s’était opposé à un départ anticipé à la retraite. « Comment voulez-vous que je dise aux Français de travailler deux ans de plus et dans le même temps accorder quatre ans de moins aux grutiers et aux dockers, même si je ne doute pas de la pénibilité de votre métier ».

Les déclarations du chef de l’Etat


• Seine-Nord : une chance


« La France ne traite que 6% du trafic de conteneurs en Europe, nous devons nous fixer pour objectif d’atteindre les 12% d’ici 2020. Le canal Seine-Nord est une chance, un outil pour affronter la concurrence ».

• Le fret ferroviaire

« Normandie Rail services est constitué depuis quelques jours et commencera à travailler dans les prochaines semaines. Cet opérateur rassemble les acteurs ferroviaires de la SNCF dans le port et dans sa périphérie proche »

« Les trains fret de la SNCF circulent à une moyenne de 13 km/h. Il y a beaucoup de raisons à cette lenteur mais on ne peut pas négliger le fait que ces convois doivent systématiquement céder la priorité aux trains de passagers. Il faut accorder au fret davantage d’espace ou créer des sillons en propre. Axe majeur pour Le Havre, Le plan de financement de la ligne Serqueux-Gisors est désormais bouclé, RFF va commencer les travaux début 2012 et l’électrification de la ligne est mise à l’étude ».

• NKM et la plateforme multimodale

« Il faut faire venir le train dans le port, c’est pourquoi la plateforme multimodale d’un coût de 140 M€ est une infrastructure prioritaire. Les associations environnementales s’y opposent mais il faut être cohérent, on ne peut pas défendre l’environnement et dans le même temps rejeter un projet qui a précisément pour vocation de diminuer le nombre de camions sur les routes. Nathalie Kosciusko-Morizet s’impliquera personnellement pour les difficultés soient surmontées rapidement ».

• La LGV en 2017

« Le débat public sur la création de la ligne à grande vitesse Normandie qui aura lieu d’octobre 2011 à début 2012 permettra de retenir le tracé entre les trois propositions à l’étude. Certains parlent d’une mise en œuvre qui ne se fera pas avant 2020, voire plus. Je n’accepte pas un tel délai ». Le chef de l’Etat avance la date du cinq centième anniversaire du Havre qui aura lieu en 2017.

Le coût de la LGV est estimé entre 9 et 12 milliards d’euros, selon le tracé retenu et le choix de création de nouvelles gares. « Je propose dés aujourd’hui le lancement d’une commission qui doit permettre à l’issu du débat public de tracer les bases de financement de l’ouvrage et la répartition des clefs de financements ».




Rouen est ignorée, déplore Valérie Fourneron

« Rouen est de nouveau absente du discours présidentiel », a réagi Valérie Fourneyron, députée (PS), maire de Rouen, après le déplacement de Nicolas Sarkozy au Havre. Rappelant que lors de son précédent passage au Havre, le 16 juillet 2009, le chef de l’Etat avait ignoré Rouen, Mme Fourneyron assure que « tous les acteurs de la place portuaire de Rouen présents, tous les professionnels collectivement passionnés et engagés pour l’activité économique portuaire, ne le comprennent pas ».

« Les enjeux du report modal vers le fleuve et le fer sans rupture de charge concernent au 1er rang Rouen avec l’approfondissement du chenal, des sillons frets dédiés dans le cadre de la ligne nouvelle Paris-Normandie, des plates-formes logistiques nouvelles trimodales stratégiques à l’ouverture du canal Seine-Nord-Europe (Seine-Sud) et des mesures environnementales d’accompagnement.

C’est ce que nous portons au sein du conseil de coordination interportuaire de la Seine, présidé par Claude Gressier. Le Président de la République et l’ancien maire du Havre Antoine Rufenacht ne peuvent l’ignorer. Le discours d’un Président en campagne, venu flatter l’UMP havraise, ne saurait suffire à crédibiliser une véritable politique en faveur de l’axe Seine », déclare Mme Fourneyron.

:arrow: Drakkaronline
22/04/2011
avatar
Virginie


Revenir en haut Aller en bas

Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Berthon37 le Ven 22 Avr 2011 - 8:38

je l'aurais parié que A. rufenach prendrai un post auprès de l'elysée après avoir donner sa demission de la mairie du Havre !!

ceci dit , c'est peut être vraiment le mieux qualifié pour ce post !!

Cool Cool Cool Cool
avatar
Berthon37


Revenir en haut Aller en bas

Axe Seine II : un colloque pour l'avenir de la Nor

Message par Virginie le Lun 9 Mai 2011 - 21:01

Axe Seine II : un colloque pour l'avenir de la Normandie

Après une première édition en 2010 au Havre, l'acte II de Axe Seine - la réunion des élus de Paris, des agglomérations de Rouen et du Havre rejoints par de nombreuses collectivités locales et responsables économiques - aura lieu le 23 mai prochain au Zénith de la Communauté d'agglomération de Rouen, Elbeuf, Austreberthe (Crea). Son président, Laurent Fabius y accueillera lors de ce colloque, une impressionnante liste de personnalités qualifiées pour réfléchir autour de quatre grands thèmes : attractivité du territoire, renouveau industriel, culturel et touristique de la vallée de la Seine ; l'axe Seine, territoire d'avenir pour les éco-mobilités avec l'exemple du véhicule électrique ; la vallée de la Seine, porte d'entrée portuaire, logistique et agro-alimentaire de l'Ile-de-France. Le quatrième de ces thèmes concerne les enjeux ferroviaires, "qui nécessitent un engagement national à la hauteur des attentes" rappelle Laurent Fabius. Pour cette dernière table ronde, on annonce la venue de Guillaume Pépy, président de la SNCF, de Hubert du Mesnil, le président de Réseau ferré de France (RFF), Jean-Pierre Duport, président du comité de pilotage de la ligne nouvelle "Paris-Normandie" et de Fabienne Keller, ancien maire UMP de Strasbourg. Axe Seine II devrait être clôturé par Laurent Fabius, Edouard Philippe, le maire UMP et président de la Communauté de l'agglomération du Havre (Codah) et Bertrand Delanoë, le maire de Paris. La présence du Premier ministre, François Fillon est annoncée sous réserve.

:arrow: Paris Normandie
Publié le lundi 09 mai 2011
avatar
Virginie


Revenir en haut Aller en bas

Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Virginie le Jeu 19 Mai 2011 - 10:33


Le commissariat général pour le développement de la vallée de la Seine est confirmée

Lors du conseil des ministres du 18 mai, le Premier ministre a présenté un décret instituant le commissaire général pour le développement de la vallée de la Seine. La création de ce commissariat avait été annoncée par le président de la République lors de sa visite au Havre le 21 avril dernier et pour lequel il avait d’ores et déjà désigné à sa tête l’ancien maire (UMP) du Havre, Antoine Rufenacht. Le chef de l’Etat avait alors précisé que le commissariat serait en « contact direct avec l’Elysée ».

Selon le communiqué diffusé à l’issue du conseil des ministres, il sera placé auprès du Premier ministre afin « d’aider le gouvernement à préparer et à conduire les projets concourant au développement de la Vallée de Seine, et plus généralement à celui de l’axe Paris-Normandie ».

Chargé de veiller à la cohérence de la politique de l’Etat sur le territoire des régions Ile-de-France, Haute-Normandie et Basse-Normandie, le commissariat préparera « les décisions du gouvernement, en faisant toutes propositions notamment sur les dossiers liés à la mise en œuvre de la ligne nouvelle, aux projets liés au Grand Paris ou au développement économique ».

Il assurera pour cela, précise le communiqué, « un dialogue permanent avec les parties intéressées, au premier rang desquelles les collectivités territoriales ».

:arrow: Drakkaronline
19/05/11
avatar
Virginie


Revenir en haut Aller en bas

Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Virginie le Dim 22 Mai 2011 - 14:28

Site spécial de Paris Normandie pour avoir toutes les actualités de l'axe seine et par extension les actualités du grand paris

:lien: Avenir Seine.com
avatar
Virginie


Revenir en haut Aller en bas

Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Steinn le Mer 25 Mai 2011 - 7:31


Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

L’idée du développement du grand axe Seine fait manifestement son chemin en Normandie, en tout cas chez les politiques de tous bords et auprès du monde économique. Laurent Fabius a rassemblé 1 600 personnes, hier au Zénith de la Crea à Rouen, pour le colloque Axe-Seine Acte II et ses quatre tables rondes dédiées à ce débat).

L’expression d’une mobilisation collective rarement observée dans la région autour de l’idée, comme le dit Bertrand Delanoë que « la Seine est notre ligne de vie à tous. » Un projet complexe pour un espoir certain : on devrait vivre mieux dans notre région dans trente ans grâce à ce rapprochement historique entre le réseau des grandes villes normandes et la région Ile de France. Mais pour que ce projet aboutisse, le chemin sera long et l’énergie ne pourra être dépensée que généreusement. Au centre de l’affaire : les infrastructures, qui ont ici, au fil des années, pris tant de retard. Rien ne se réalisera sans cette fameuse ligne ferroviaire nouvelle Paris-Normandie.

Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, mais aussi de l’Aménagement du territoire, est venu porter le message du gouvernement, considérant que « pour le monde, la Normandie doit être un passage obligé. » Le ministre a rappelé qu’il savait que le projet du train suscitait de l’impatience, « Cela fait seulement deux ans que le président de la République a lancé cette idée. Depuis nous n’avons pas perdu de temps, on ne peut pas faire plus vite, et d’ailleurs, on a jamais fait plus vite ailleurs ! » Le débat public va être lancé pour un projet qui se situera entre 9 à 13 milliards d’euros, selon le tracé adopté, et dont la décision pourrait intervenir dans le premier semestre 2012.

Financement : "L'Etat doit faire un pas en avant"


Mais la question de l’engagement financier de l’Etat tarde, ce qui déplaît profondément à Laurent Fabius, qui considère que cette absence de chiffres peut avoir des conséquences sur le choix du tracé. Les collectivités régionales, notamment, aimeraient savoir en Haute comme en Basse-Normandie à quelle hauteur l’Etat les aidera dans ce grand défi. « C’est une déception que j’espère provisoire », insiste Laurent Fabius, « on nous dit qu’une commission de financement va être créée… » (sourire) « Ca me rappelle cette formule : qu’est-ce qu’un chameau ? Un dromadaire dessiné par une commission ! » L’ancien Premier ministre estime qu’il ne faut pas perdre du temps sur la clarté des financements, au risque « de désillusion ». Il demande donc à l’Etat « de faire un pas en avant sur cette question. ».


Le maire du Havre, Edouard Philippe est lui aussi un fervent défenseur du projet. « Une passionnante perspective. Jamais un dossier n’est allé aussi vite en débat public. Le Havre est une ville de la Renaissance, l’axe-Seine doit être celui d’une nouvelle Renaissance. » Le jeune maire du Havre sait aussi que la réussite tiendra « dans notre capacité à maîtriser notre avenir. » Autre appui dans cette bataille de Normandie, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, pour qui le succès de ces colloques du Havre et de Rouen aujourd’hui constitue « un début de dynamique réjouissant. » Nous allons grandir ensemble dit-il, « mais attention, il faudra que les citoyens entrent dans cette aventure.

Car il n’y a de plus belle envolée que quand le peuple adhère à un projet ». L’invention d’un grand événement populaire est dès à présent dans les tuyaux. Un développement « gagnant-gagnant » qui devrait ouvrir bien des portes économiques, mais aussi touristiques et culturelles. Le grand chantier est en marche. Le train est en marche… Et la nouvelle gare de Rouen sera à Saint Sever.
Prochain colloque en octobre à Paris.

:arrow: Paris-Normandie
avatar
Steinn


Revenir en haut Aller en bas

Pas si tranquile

Message par Le_Severin le Jeu 26 Mai 2011 - 19:47

Pour Paris, La Normandie n'a de sens et d'intérêt que lorsqu'elle se résume aux deux départements riverains de la Seine.... pour réaliser "Le grand Paris" objectif à terme faire de l'Eure et de la Seine Maritime les 22eme et 23 eme arrondissements Parisiens. pour les trois autres départements aucun intérêt pour la capitale......
Vous avez dit?.... réunification...???? c'est pas gagné !
avatar
Le_Severin


Revenir en haut Aller en bas

Re: Axe Seine, un long fleuve pas si tranquille

Message par Steinn le Lun 30 Mai 2011 - 7:55

Communiqué hebdomadaire du Mouvement Normand


Nous commenterons largement le second colloque sur l’Axe Seine, qui vient de se tenir au Zénith de Rouen le lundi 23 mai, dans le numéro 320 de L’Unité Normande paraissant en juin. Au reste, la presse locale et les lettres d’information relatent à l’envi cette réunion où plus de 1 600 participants ont sagement écouté, au cours de quatre tables rondes, des personnalités exprimant espoirs et exigences concernant le devenir de l’Axe Seine, la nécessité de la Ligne Nouvelle Paris – Normandie (L.N.P.N.), le concept de Ville Monde ambitionné par la Capitale, la politique maritime de la France et, comme un leitmotiv, la place et le rôle de la Normandie dans ce projet qui sera la « grande affaire normande » du XXIè siècle.
Dans ce communiqué de circonstances, nous n’exprimerons que notre sentiment sur le positionnement actuel des protagonistes et, disons-le d’emblée, sur le malaise que nous ressentons devant le manque d’unanimité normande des responsables politiques – et eux seuls ! – pour relever le défi de notre devenir. Nous en sommes attristés (cela ne fait que quarante ans que cela dure !) et furieux (nous invitons le plus grand nombre à partager notre indignation).

Deux déclarations politiques ont dominé les débats : celle de Monsieur Bruno Le Maire, en tant que Ministre de l’Aménagement du Territoire, de représentant du Gouvernement et – il a tenu à la préciser – d’Élu de Normandie, et le discours de Monsieur Laurent Fabius, ancien Premier Ministre, président de la C.R.E.A. – puissance invitante –, lui aussi Élu de Normandie, mais se croyant encore un destin national (ce dernier point n’étant pas neutre car il avait choisi le registre du leader de l’opposition).

Bruno Le Maire a prononcé un discours volontariste se plaçant délibérément dans une approche normande.
Résumons son propos :

Il faut s’engager totalement en faveur de l’Axe Seine.


La Normandie a des atouts considérables :

- Sa vocation maritime : 550 km de côtes, 5 ports essentiels sur la mer la plus fréquentée du globe, l’importance du trafic transmanche…
- Sa proximité avec Paris : il s’agit d’en tirer bénéfice.
- La Seine est un atout capital.

Mais nous subissons des handicaps :

- Le retard des infrastructures, notamment ferroviaires, qui perturbe gravement le trafic des voyageurs et, surtout, celui du fret.
- La proximité de la Capitale ne doit pas se traduire par une subordination de la Normandie.

La première réponse, c’est le projet de L.N.P.N.

- L’idée en a été lancée (ou relancée ? N.D.L.R.) il y a deux ans et on n’a pas perdu de temps, grâce au Comité de pilotage ad hoc piloté par le Préfet Duport.
- Le Débat Public sera ouvert à l’automne : M. Guérin a été désigné pour le présider et R.F.F. a « mouliné » tous les scénarii. Il s’agit d’un projet de prix élevé : de 9 à 13 milliards d’euros. C’est la raison pour laquelle, en même temps que le Débat Public, travaillera une Commission du Financement, le but étant que, lors de la conclusion définitive de cette phase de concertation, c’est-à-dire au printemps 2012, toutes les décisions puissent être prises en connaissance de cause.

Il s’agit d’une stratégie collective : l’ensemble des collectivités territoriales est concerné. C’est un projet global pour la Normandie : Evreux, Caen, Cherbourg doivent en bénéficier comme les villes de l’Axe Seine.
Rappelant son autre casquette de Ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire a tenu à rassurer le monde rural : réduire au maximum les empiétements sur le foncier agricole et respecter au maximum les impacts environnementaux.

Dans sa conclusion, le Ministre de l’Aménagement du Territoire a rappelé l’intérêt CONJOINT du Grand Paris et de la Normandie à jouer pleinement l’ambition de l’ouverture sur l’Océan et il a résumé en trois options essentielles l’architecture du projet :

Organiser le développement durable de la Vallée de la Seine, sur tous les plans (infrastructures, urbanisme, université et recherche, innovation).
Organiser la gouvernance du projet qui concerne trois régions, treize départements, d’où la mission confiée à Antoine Rufenacht, qui pourra s’appuyer sur la nouvelle D.A.T.A.R.
Sauvegarder l’identité normande aux cotés de celle du Grand Paris : l’effort commun étant l’une des forces de la Vallée de la Seine.


Et Bruno Le Maire termina son propos en rappelant que l’État avait contribué au financement de Port 2000, que Rouen a reçu 50 millions d’euros de la part de l’État, que l’État investira 4 milliards d’euros dans le Canal Seine – Nord et entreprend la réalisation de la ligne de fret Serqueux – Gisors : l’État se mobilise et nous avons collectivement à bâtir la grande région normande.


Il revenait à Monsieur Laurent Fabius de mettre un point final au Colloque Axe Seine. Il articula son intervention en deux parties à tonalités fort différentes. Dans un premier temps, brillant comme à l’accoutumé, il résuma l’intelligence produite au cours des quatre tables rondes ; dans un second temps, autant ironique que mesquin, il ne put s’empêcher d’embourber le débat dans une vision étriquée et politicienne du véritable défi qu’il eût fallu relever avec le brio, l’enthousiasme, le lyrisme dont fit preuve, par exemple, le Maire de Paris, Monsieur Bertrand Delanoë, qui l’avait précédé à la tribune…

Qu’a dit Laurent Fabius ?

Les Normands savent se rassembler. La Seine est notre lien. Agir ensemble dans l’intérêt du territoire : ce peut, d’ailleurs, être un remède à la crise. Des initiatives sont prises dans tous les domaines. L’industrie joue un rôle central dans l’économie et pour l’emploi. Il n’y a pas de territoires et pas d’usines sans ouvriers (1re table ronde). Nous subissons des retards dans la coopération des universités, on attend toujours le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur – PRES. Avec Paris et Le Havre, la C.R.E.A. étudie la modalité de mises en service du réseau des zones logistiques : la Vallée de la Seine servant de « gateway » et d’ « hinterland portuaire » (3e table ronde). L’Axe Seine peut être un laboratoire des mobilités du futur, notamment avec les véhicules électriques, ce qui suppose des infrastructures nouvelles – bornes, parking ad hoc – (2e table ronde)
De même, il faut développer les patrimoines environnementaux et touristiques de la Vallée de la Seine. La Normandie, sur ce plan, a des atouts d’importance mondiale : en témoigne le succès considérable du Festival Normandie Impressionniste, qui sera réédité en 2013. Il faut parler de la culture, « sans culture, il n’y a pas de futur ». Elle est vecteur de sens pour le territoire et nous devons envisager un grand événement culturel autour du fleuve, etc.


Jusque là, tout va bien et Laurent Fabius se mettait au diapason des orateurs qui l’avaient précédé (MM. Philippe et Delanoë, respectivement Maire du Havre et de Paris)… Mais la tonalité changea brusquement. Ce fut alors un assaut en règle contre l’intervention de Bruno Le Maire.

Ironie : Bruno Le Maire est un contorsionniste : n’a-t-il pas dit qu’ « entre la Région Ile de France et la Normandie, nous devrons agir main dans la main et sur un pied d’égalité » ?
Dépit et polémique : Le 29 avril 2009, le Président Sarkozy lance l’idée de l’Axe Seine dont il voit la réalisation en… 2015 (?) Finalement, il n’y a de concret que la nomination récente d’un Commissaire Général en la personne de M. Rufenacht.
Rancœur : Quand on sait que le contournement Est de Rouen n’est toujours pas décidé au niveau de l’État malgré nos démarches auprès des services de M. Borloo… C’est la Région qui finance à 100 % les T.E.R.
Dubitatif et sceptique : Il faut préalablement au Débat Public un engagement sur le montant de la participation financière de l’Etat. On a décidé de nommer parallèlement au Débat Public une Commission de Financement. On sait ce que cela veut dire : « Un chameau est un dromadaire dessiné par une commission » !
Péremptoire et définitif : Au début du printemps 2012, aucune décision ne pourra être prise parce que les autorités n’auront plus la légitimité pour s’engager.


Bref, Laurent Fabius conclut sa péroraison en faisant part d’une (feinte) déception : il attendait du Ministre qu’il arrivât avec des espèces sonnantes et trébuchantes…

C’est là qu’il faut s’interroger sur l’éternel dilemme : qui de l’œuf ou de la poule marque le début de l’évolution ?
Le premier dit : faisons notre choix d’un scénario et l’on adaptera le financement ad hoc. Le second rétorque : tant que l’on ne connaît pas le financement, on ne peut choisir le scénario…

Chacun, donc, se renvoie la balle et, finalement, nous pouvons résumer la problématique politique de la manière suivante :

Les responsables de la Région – surtout ceux de « haute » -Normandie – sont vexés de n’avoir point eu l’idée du Grand Paris et de l’Axe Seine.
Par tous les moyens, ils cherchent à en différer pour l’après 2012 – et on devine pourquoi ! – la mise en chantier.
Le prétexte est tout trouvé : pas d’argent, donc pas de projet crédible.
En attendant, on amuse la galerie en rabâchant l’antienne sur les atouts de la Région, ses potentialités inexploitées (les actuels responsables sont en place depuis quand ?)
Il est urgent d’attendre pour que l’actuel titulaire de l’Élysée ne puisse remplir la besace de son bilan avec la mise en route d’un « projet pharaonique » (Sarkozy dixit !).

Tout cela est politicien, mesquin et manque de vision à long terme. En effet, c’est par la vision à long terme que l’on pourra décrocher les financements, tant publics que privés, tant français qu’étrangers.
Quant au malaise que nous avons encore une fois ressenti à l’issue de cette rencontre, il porte sur la sensation de mépris exprimé par les dirigeants socialistes de « haute » Normandie à l’égard de leurs collègues – pourtant de la même écurie – de « basse » Normandie. Ces derniers (MM. Laurent Beauvais et Philippe Duron, respectivement président du Conseil régional de la demi-région de « basse » Normandie et maire et président de l’Agglo de Caen – La Mer) n’ont eu droit qu’à un strapontin. A croire que les socialistes séquaniens font leur miel de la théorie Grumbach d’un Paris – la Mer limité à la seule Vallée de la Seine… Tant pis pour les territoires adjacents réduits au rang de « ploukistans » !

Nous affirmons avec force que le projet Axe Seine ne peut avoir de consistance que s’il s’appuie sur un projet global normand : il est donc urgent d’accélérer les convergences fusionnelles entre les deux parties de la Normandie.

Didier PATTE
Président
Le Mouvement Normand

avatar
Steinn


Revenir en haut Aller en bas

FabiusLand

Message par Le_Severin le Mar 31 Mai 2011 - 18:20

Je ne puis que souscrire à votre analyse et à la triste mais tellement juste description de ce horsain Fabius (natif de Paris tien tien...) pour qui la Normandie n'a d'autre réalité que le strapontin politique qu'elle lui procure.
avatar
Le_Severin


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 4 1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum