Le port de Cherbourg

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Le port de Cherbourg

Message par Steinn le Lun 9 Mai 2011 - 7:57

Le port de Cherbourg passe du charbon à la ferraille

Si le terminal charbonnier et son développement offshore sont enterrés avec le départ de la grue flottante, un nouveau projet pointe le bout de son nez. On évoque même la création de 35 emplois.

Cette fois c’est officiel : la grue flottante du terminal vrac de Cherbourg va larguer les amarres. On ne sait pas encore exactement quand et pour quelle destination mais Didier Aumont, directeur de SAS Port de Cherbourg, confirme qu’on ne la verra bientôt plus à Cherbourg. Elle devrait être affrétée par la société Terminal Vrac sur un autre port de la Manche. Une manière comme un autre de récupérer une partie de ce qu’elle coûte.

En effet, arrivée le long du terre-plein des Mielles le 15 décembre dernier, cette grue n’aura pas donné le moindre coup de pelle. Cette belle machine louée près de 10 000 euros par jour à la société hollandais Maja était pourtant capable de déplacer 1 000 tonnes de charbon à l’heure, le tout directement en pleine mer. Pour compléter le dispositif, deux grandes barges étaient également louées. Elles aussi ne devraient pas rester longtemps à Cherbourg. Tout ce beau matériel avait un coût, près de 400 000 euros par mois.

Au total, ce sont donc environ 1,6 million d’euros qui ont été dépensés pour rien. À cela s’ajoutent les 5 millions d’euros investis sur le terre-plein des Mielles pour accueillir le charbon et le million d’euros dépensé pour former et équiper le personnel du port. Des sommes prises en charge par les deux associés que sont l’armateur LDA (Louis Dreyfus Armement) et la CCI de Cherbourg. Si une bonne partie de ces dépenses est donc assurée par des fonds privés, un autre partie provient quant à elle de fonds publics, Chambre de Commerce oblige.

Une précision qui mérité d’être rappelée face à l’agacement des responsables de ce délicat dossier.

L’impatience gagne les élus

Une chose semble aujourd’hui claire, le terminal charbonnier de Cherbourg est définitivement enterré : ce ne sont pas les 15 000 à 20 000 tonnes attendues dans les jours qui viennent qui changeront les choses. Cherbourg ne verra finalement pas de gigantesques "capesize" (des navires de 300 mètres) s’amarrer au corps-mort du cap Lévy pour se faire délester de 4 millions de tonnes de charbon par an.

Que reste-t-il à Cherbourg pour développer l’activité de son terminal vrac ? Telle est aujourd’hui la question qui taraude les associés de la SAS Port de Cherbourg. Une chose est certaine, l’impatience gagne un à un les bancs des élus de la CCI, qui ont de plus en plus tendance à se retourner vers leur partenaire privé qu’est LDA. En effet, la CCI comptait beaucoup sur le carnet d’adresse et le savoir- faire reconnu de l’armateur. Sans doute un peu trop.

Toujours est-il que l’espoir vient aujourd’hui d’un entrepreneur normand, certes petit mais dynamique, et spécialisé dans le recyclage des métaux !

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Steinn


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