Mont Saint-Michel

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Au Mont-Saint-Michel dans des navettes à cheval

Message par Steinn le Sam 11 Déc 2010 - 8:25


Test hier devant le Mont-Saint-Michel avec Laurent Beauvais (au centre) aux côtés du meneur et propriétaire des chevaux, Norbert Coulon.


Au printemps 2012, percherons et cobs transporteront des passagers à bord de navettes hippomobiles. Premiers tests, hier, entre le continent et le Mont, avec des charges de 5,5 tonnes.

Reportage

Safari et Omar attelés à de drôles de citernes remplies de 5 500 litres d'eau sont placides sur le parking du Mont Saint-Michel. Ces deux beaux percherons gris hongres, aux sabots et fers huilés, sont pourtant dans la force de leurs 4 ans. Et de la force et de l'endurance, il leur en faudra à partir du printemps 2012 pour relier, en trente minutes, les deux kilomètres qui séparent le continent de la Merveille.

Six hippomobiles à impériale ¯ ou maringote ¯ de cinquante places chacune emmèneront les visiteurs des parkings au pied des remparts. « La grande majorité des visiteurs prendra la navette à moteur », prévoit François-Xavier de Beaulaincourt, directeur du syndicat mixte du Mont-Saint-Michel. « 10 à 15 % le feront à pied. Les autres devraient prendre ces hippomobiles, les seules payantes. » Laurent Beauvais, président du conseil régional et du syndicat mixte, se réjouit que « le cheval, identité de la Normandie, transporte le public vers ce monument emblématique. Une motivation supplémentaire pour préserver les races de trait dans leur berceau. »

38 percherons

Chapeau et sourire aux lèvres sous sa petite moustache, Norbert Coulon a de la suite dans les idées. Ce meneur et éleveur de chevaux d'attelage de Saint-Malo-de-la-Lande (Manche) a été le premier à soumettre ces navettes à cheval. « Au départ, il nous a proposé que toutes les navettes soient hippomobiles. Il aurait fallu 400 chevaux ! » rit encore François-Xavier de Beaulaincourt. N'empêche. Lorsque la délégation de service public des navettes et des parkings est concédée à Véolia, les chevaux sont toujours là. Les 38 percherons, cobs normands et postiers bretons (pas de jaloux !) appartiennent à Norbert Coulon. Ils seront loués à Véolia.

Les meneurs formés au lycée agricole de Saint-Hilaire-du-Harcouët seront salariés de Véolia. « La maringote de 2 tonnes à vide atteint 5,5 tonnes avec ses passagers. Chaque paire de chevaux sera attelée au maximum trois heures, moins s'il fait très chaud. » Depuis mai, Norbert soumet ses chevaux à des tests d'effort sous le contrôle de la vétérinaire Mathilde Audic. « Nous avons poussé la charge à 8,5 tonnes avec des roundballers de paille. Mais pour un travail d'endurance, nous resterons à 60 % de ce maximum. »

Depuis octobre, les tests d'endurance se poursuivent pendant trois heures sur l'hippodrome d'Agon-Coutainville. Il faut aussi veiller que ces chevaux ne soient pas effrayés par la foule et les mouvements. Les maringotes au plancher très bas seront construites dans le sud Manche avec le même design bois et aluminium que les navettes à moteur. Et de grandes baies vitrées pour contempler le Mont et sa baie.

Xavier ORIOT

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Mont Saint-Michel

Message par Steinn le Jeu 7 Avr 2011 - 10:07

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Mont Saint-Michel : questions autour de la desserte des futures navettes

Une semaine après la réunion publique des opposants aux choix d'implantation des futures navettes qui emmeneront, à partir de l'an prochain, les touristes au Mont Saint-Michel, c'est au tour de Laurent Beauvais, le Président du Conseil Régional de Basse Normandie et pilote du dossier de s'exprimer sur le sujet. Il anime, jeudi 7 avril à Pontorson, une réunion d'information sur le chantier du désensablement du Mont Saint-Michel.


Le chantier du Mont Saint-Michel fait couler beaucoup d'encre. Pour que la Merveille redevienne une île, un vaste projet de désensablement a été mis en oeuvre, avec à la clef une nouvelle desserte du Mont par navettes motorisées et hippomobiles. Le chantier est estimé au total à près de deux cents millions d'euros, financé pour une grande part par l'Etat et l'Europe.

Les parkings prévus, en amont de la future digue-pont, seront opérationnels au printemps prochain. Ils compteront 4000 places. Un chemin piétonnier d'une longueur de 800 mètres à un kilomètre obligera les automobilistes à rejoindre à pied les navettes proposées pour se rendre au Mont. Chaque place de stationnement coutera 8,50 euros à l'automobiliste, navette motorisée incluse.

C'est sur cet aspect des choses que ça grince. La semaine dernière, les opposants à ce dispositif, qui réclament un "libre accès au Mont", ont fait valoir leurs arguments. Selon eux, le choix d'implantation des futures navettes dans la zone dite Nord de la "caserne", va à contre sens de l'intérêt touristique du Mont.

Après un retour d'expérience

Les membres de l'association le disent de plus en plus haut et de plus en plus fort : ils ne comprennent pas ce qui a pu motiver cette décision, plutôt que de prévoir directement les navettes dans l'enceinte même des parkings. Ils regrettent aussi qu'en l'espèce, la "neutralité commerciale" n'ait pas été, selon eux, respectée : les navettes partiront d'une zone pour partie propriété d'Eric Vannier, le maire du Mont Saint-Michel et exploitant, sur le Mont et autour, de nombreux établissements, restaurants et hôtels.

Jeudi 7 avril, Laurent Beauvais, patron de la Région et à ce titre pilote du Syndicat Mixte du Mont Saint-Michel en charge des opérations de désensablement, vient à Pontorson fait le point du chantier. Il en profitera pour répondre aux opposants et on sait déjà ce qu'il leur dira : l'implantation des navettes a été arrêtée une bonne fois pour toutes et il n'est pas question, pour l'heure, d'en changer.

Laurent Beauvais ne dit pourtant pas non à une éventuelle re-négociation, à terme. "Je serai prêt à revenir à un départ de la navette au parking après un retour d'expérience si les visiteurs se plaignent", a-t-il fait savoir dans la presse. Autrement dit : il sera bien le temps de voir venir au cas où l'actuel dispositif prévu au contrat DSP, délégation service public confiée à Véolia Transports, ne fonctionnerait pas. Pas sûr que cette position d'attente, peut-être bien que oui, peut-être bien que non, satisfasse totalement les riverains directement concernés par ce dossier, notamment les commerçants de la "Caserne".

Un vrai casse-tête

Une "caserne" où sont regroupés, avant l'actuelle digue route du Mont Saint-Michel, bon nombre de commerces, hôtels, restaurants, campings, supermarché... et qui risque de devenir, à terme, un vrai no man's land. Ce point sera aussi abordé par Laurent Beauvais jeudi à Pontorson, sans qu'à ce jour aucune solution n'ait été trouvée.

Qu'en sera-t-il en effet des clients des restaurants ou des hôtels qui voudront se rendre dans les hôtels avec leurs bagages ? Pourront ils y accéder directement en voiture ou devront ils passer par la case parking ? Comment distinguer les automobilistes-touristes-consommateurs qui ont effectué leurs réservations à leur hôtel et veulent y accéder au plus vite, de ceux qui ne l'ont pas fait ? Un sacré casse-tête en perspective...

"Notre volonté n'est pas de réduire le nombre de visiteurs qui viennent au Mont", indique encore Laurent Beauvais, qui se veut rassurant. "Dieu l'entende...", dit-on autour de la Baie.

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Re: Mont Saint-Michel

Message par Steinn le Jeu 7 Avr 2011 - 10:12

Le ministre prend la tension

Bruno Le Maire, ministre de l’aménagement du territoire, n’a pas perdu son temps lors de sa visite du chantier du rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel. Il a pu constater que le projet ne faisait pas totalement l’unanimité.

"Que les navettes partent du parking, c’est la logique même." Cette phrase de Philippe Mandier, expert indépendant du transport de voyageur, résume à elle seule les motivations et les craintes des adhérents de l’association pour un libre choix d’accès au Mont-Saint- Michel. Créée il y a un an, suite à la décision du syndicat mixte du Mont de changer son fusil d’épaule en optant pour la solution du départ des navettes au Nord, l’association s’est réunie le 1er avril à Beauvoir.

Plusieurs professionnels du tourisme se sont succédé au micro. Selon eux, la marche forcée des visiteurs du parking aux navettes est une hérésie. Chacun, dans sa spécialité, a mesuré les conséquences du projet sur l’avenir touristique du Mont. Et il est tout sauf rose.

Selon Jean-Yves Vételé, président de la Sodétour, "Nous sommes écoutés et nous sommes tout près des changements, à nous de maintenir la pression". Il faut dire que l’association a des arguments de taille et des alliés de poids.

3 heures d'attente

Avec le projet actuel, le temps de visite au Mont va s’allonger. Rien que pour y accéder, il faudra, selon les professionnels, compter une heure aller, soit deux heures de trajet aller-retour. Ce qui n’est pas sans poser de problèmes à certaines catégories de visiteurs. "Les groupes scolaires ont des contraintes de temps liées à leur transport, comment vont-ils faire ?", confie un guide interprète. "Je travaille beaucoup avec la clientèle des seniors croisiéristes,ajoute-t- il. Elle n’est pas habituée à marcher, et son temps au Mont est limité à deux heures..."

Avec les Japonais - ils sont 250 000 à visiter le Mont chaque année -, ça se corse. "En provenance de Paris, ils arrivent à 11 h 30 au Mont pour déjeuner et visiter l’abbaye. Ils ont 1h30 pour découvrir les lieux et c’est une clientèle qui aime bien être cocoonée. Parfois ils arrivent à dix cars, comment les acheminer tous en navettes sans les séparer ?"

Jean-Marc Bourré, administrateur du Mont-Saint-Michel, était présent. "L’abbaye, c’est 10 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, qui permettent de maintenir l’ouverture de 90 autres monuments historiques." Il ajoute : "J’ai demandé à ce qu’une billetterie pour l’abbaye soit ouverte dans le futur centre d’information et de tourisme, mais Véolia et le syndicat mixte ont refusé".

Le consultant transport de l’association a estimé qu’en période d’hyperfréquentation "les attentes aux navettes pourraient dépasser les trois heures". "C’est pour cela qu’on vous a refusé votre billetterie", a ironisé Yannick Duval, Pdg des Tricots Saint-James, à l’administrateur. "Ceux qui auraient acheté les billets n’auraient pas eu le temps de visiter l’abbaye !"

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Re: Mont Saint-Michel

Message par Berthon37 le Jeu 7 Avr 2011 - 14:05

@Steinn a écrit:Rien que pour y accéder, il faudra, selon les professionnels, compter une heure aller, soit deux heures de trajet aller-retour.
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Re: Mont Saint-Michel

Message par Steinn le Ven 20 Mai 2011 - 8:03

“Il sera impossible d’organiser des voyages en car au Mont“

Plus le chantier du Mont-Saint-Michel avance, plus la colère des opposants gronde. Mais le pilote du projet garde le cap initial, impassible. Une position qui agace les opposants, très virulents à l’égard du syndicat mixte lors de la dernière réunion publique.

Serge Pitel, directeur opérationnel des grands travaux au Mont- Saint-Michel, se souviendra longtemps de la réunion publique du 12 mai. Baptisée 'On en parle jeudi�, elle informe une fois par mois les habitants de la baie des avancées des chantiers. Jeudi, la réunion a tourné au vinaigre. Selon le directeur du syndicat mixte, François-Xavier de Beaulaincourt, 'elles ne devraient plus être reconduites�. Tout avait pourtant bien commencé. Au micro, Serge Pitel décrivait les différentes phases du chantier, l'aménagement de la place des navettes, les liaisons piétonnes, le pont passerelle. Sur l'écran, les schémas et dessins techniques se sont succédé devant un public peu passionné par l'exposé.

Désertification du Mont

Au bout de quinze minutes, quand les photos des tracto-pelles et camion benne sont apparues à l’écran, Emmanuel Conan, commerçant montois, visiblement très remonté, a déclaré : “Nous voulons un accès 24 h sur 24 au Mont ! On en a rien à faire de vos engins de chantier ! Nous voulons des réponses !” Une autre personne du public s’est à son tour levée, demandant le libre accès aux vélos. “Et aux chevaux !”, a ajouté en écho un tiers. Yann Rio, qui représentait les guides interprètes indépendants du Mont, était déchaîné. “&Ecric;tes-vous prêt à assumer la désertification du Mont ?”, a-t-il demandé à Serge Pitel. Le guide a des raisons de s’inquiéter. Dans une lettre adressée au directeur du syndicat mixte, la présidente de l’association des guides interprètes en langue japonaise, Sonoko Komatsu, écrit noir sur blanc : “Il est impossible de faire marcher autant de distance à nos clients, même en restant une nuit sur place. Il sera désormais impossible d’organiser des voyages en car au Mont-Saint- Michel”.

“On n’en a rien à faire de vos engins de chantiers”

Yann Rio a fait état d’un autre courrier, celui d’un agent de voyage de luxe américain, “Vantage” de Boston. Il indique qu’au regard de l’accès prévu en 2012, il est obligé de retirer le Mont-Saint-Michel de son programme de circuit l’an prochain. “C’était déjà assez fatiguant pour notre clientèle âgée de monter jusqu’à l’abbaye, maintenant il faut ajouter 45 minutes à chaque aller”, écrit l’agence. “Ce projet concerne des gens qui vivent au Mont à l’année et non pas des gens qui sont dans des bulles à Paris !”, a conclu Yann Rio. Les opposants n’ont pas apprécié l’absence de François-Xavier de Beaulaincourt à la réunion. Contacté, il a indiqué qu’il ne souhaitait pas être présent pour que “la réunion ne soit pas détournée de son objectif initial : informer les riverains”. C’est visiblement raté. Mais une chose est sûre : “On en parle jeudi”, c’est fini.

De mai à juillet, c’est le chantier !

Place des navettes. De fin mai à début juillet, juste avant la digue, face au barrage, création des réseaux pour les futurs ouvrages et déviation de l’assainissement. Ces travaux nécessitent des terrassements, la dépose de bordures, de mobilier urbain... La circulation sera perturbée en mai et juin. Arrêt des travaux pendant la saison touristique. L’allée Est, qui doit conduire les visiteurs du parking jusqu’aux navettes, sera aménagée à compter du mois de juillet.
Pont passerelle. La phase de préparation du chantier débute fin juin. Un carrefour provisoire sera aménagé au Nord de la Caserne pour organiser le croisement entre voitures et camions.
Aménagement hydraulique. À partir de juillet et pendant tout l’été, début du creusement du chenal Ouest au niveau du Mont et réalisation du seuil de partage depuis le barrage. Début des dragages de tangue qui serviront à construire la nouvelle digue-route.

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Re: Mont Saint-Michel

Message par Virginie le Lun 12 Sep 2011 - 8:01

Basse-Normandie : Polémique autour des travaux du Mont Saint-Michel

Les tours opérateurs japonais critiquent le futur point de départ des navettes et menacent d’aller voir ailleurs.



Le Mont Saint-Michel est en plein travaux SIPA/NICOLAS JOSE

Les travaux qui permettront au Mont Saint-Michel (Manche) de redevenir une île avancent. Le nouveau parking, situé à deux kilomètres de l’actuel installé au pied du rocher, est « quasiment terminé », de même que le contesté point de départ des navettes, a indiqué François-Xavier de Beaulaincourt, directeur du syndicat mixte qui pilote le projet. Ce nouveau parc de stationnement doit ouvrir le 28 avril 2012 et permettre ainsi au chantier de passer à la vitesse supérieure, avec notamment le début de la construction du pont qui remplacera l’actuelle digue d’accès d’ici à 2015.

Ce projet fait toutefois grincer des dents. La société Sodetour va en effet prochainement faire appel de la décision du tribunal administratif de Caen du 12 juillet qui avait rejeté sa requête contre un départ des navettes à 800 mètres du parking. Nombre d’acteurs du tourisme souhaitent que les navettes partent directement du parking, comme prévu initialement dans le projet soumis à enquête publique, mais modifié par la suite.

De leur côté, les tours opérateurs japonais, qui chiffrent à 300.000 le nombre de touristes nippons – sur trois millions – qui se rendent chaque année sur le rocher, sont eux aussi passés à l’offensive. Ces deux kilomètres minimum de marche aller-retour, « pour nous qui travaillons toute l’année sur cette région humide et avec une clientèle de tous âges, c’est énorme », s’étrangle Arnold Apfelbaum, directeur financier d’Emitravel. « Si la destination Mont-Saint-Michel ne marche plus, on ira ailleurs. » Il faut dire que ces touristes venant de Paris ne disposent que de trois heures et demie pour visiter le Mont-Saint-Michel. Avec ces nouvelles conditions, les excursions devront être rallongées d’une heure trente, ce qui fera mécaniquement augmenter leur coût.

Pour François-Xavier de Beaulaincourt, les craintes de certains professionnels du tourisme ne sont « absolument pas justifiées », même s’il comprend que « la solution un peu radicale » choisie « pour protéger le site » suscite ce type de réactions ».

Par S.R


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Re: Mont Saint-Michel

Message par Virginie le Ven 30 Sep 2011 - 8:43

Au Mont-Saint-Michel, la marée monte, la colère des Montois aussi

Une quinzaine de commerçants et de guides interprètes a filtré l'entrée du Mont jeudi matin.


Aux grandes marées, la mer monte et la colère des Montois avec. Jeudi matin, 29 septembre, jour de la saint Michel, c’était le top niveau avec un coefficient annoncé de 115. Une quinzaine de commerçants montois ont quitté leur boutique une heure pour sensibiliser les visiteurs à leur cause : un accès au Mont-Saint-Michel 24 h sur 24. Ils étaient accompagnés des guides interprètes.
“La première fois, nous avons barré le Mont-Saint-Michel pour montrer aux visiteurs comment ça se passera quand il y aura une grande marée.”, explique Emmanuel Conan, commerçant montois. “Cette fois-ci, nous faisons du filtrage, nous ne bloquons pas, c’est le syndicat mixte qui bloque. Les jours de grande marée on ne pourra plus rentrer ni sortir du Mont-Saint-Michel six heures par jour. Pendant ce temps les navettes seront stoppées et les visiteurs devront effectuer un trajet de 7 km aller et retour.”

Les guides interprètes étaient aussi de la partie. Le futur accès au Mont-Saint-Michel obligera les visiteurs à parcourir 850 m à pied des parkings pour rejoindre des navettes qui les déposeront à 350 m des remparts qu’il pleuve ou qu’il vente. Une organisation incompatible, selon les guides, avec les habitudes des tours operators japonais ou américains. Certaines agences menacent de rayer le Mont Saint-Michel de leur programmation 2012.



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30/09/11
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MONT SAINT MICHEL (50) : LE SEUIL DE TOLERANCE...!!!

Message par JPL27 le Ven 6 Avr 2012 - 17:08

Comme le dit le proverbe, le diable (ou plutôt ici... les diables) se nichent dans les détails!
Le syndicat mixte du rétablissement du caractère maritime du Mont Saint Michel présidé par Laurent Beauvais, président du conseil régional de Basse-Normandie et dirigé par Xavier de Baulaincourt a prévu de ... l'article ici...

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Re: Mont Saint-Michel

Message par Virginie le Lun 9 Avr 2012 - 10:20

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08 avril 2012

Le retour à l'insularité du Mont-Saint-Michel fait de nouvelles vagues


LE MONT-SAINT-MICHEL (Manche) - L'aménagement en cours des accès au Mont-Saint-Michel (Manche) suscite une nouvelle polémique: le terre-plein prévu à la sortie du village, point d'arrivée de la passerelle vers le continent, est accusé de défigurer le joyau mais l'Etat le juge indispensable à la sécurité.

A quoi bon détruire une digue -celle qui relie actuellement le mont au continent- si c'est pour en reconstruire une autre, même plus petite, argumente François-Xavier de Beaulaincourt, directeur du syndicat mixte regroupant les collectivités locales chargées du projet. Pour lui, le futur terre-plein est une horreur.

Ce triangle de 3,6 hectares, dont la base doit embrasser le rocher sur son flanc sud, obstruera partiellement la vue sur la baie à la sortie du mont, selon M. de Beaulaincourt. Sa hauteur (7,30 m) est telle que le rocher ne sera entouré d'eau en moyenne que 40 heures par an, soit 20 jours à raison de deux fois par jour, précise-t-il.

Henry Decaëns, guide conférencier et président des Amis du Mont-Saint-Michel, une association centenaire qui regroupe 500 adhérents à travers toute la France, parle d'une masse de béton absolument ignoble.

Le béton ne couvrira toutefois qu'un cinquième du terre-plein, dont la construction doit démarrer en septembre, le reste sera recouvert par la tangue (sable vaseux grisâtre et très fin), nuance M. de Beaulaincourt.

Le président du syndicat mixte, qui est aussi celui du conseil régional de Basse-Normandie, Laurent Beauvais (PS), a écrit début mars au Premier ministre à ce sujet.

Le syndicat suggère notamment de baisser ce gué de 50 cm à 6,80 mètres, comme l'a récemment plaidé auprès de l'Etat Dietmar Feichtinger, l'architecte à qui a été confié la conception de la passerelle.

La question me semble extrêmement importante, a confirmé à l'AFP cet architecte autrichien réputé. Le mont serait ainsi deux fois plus souvent une île, la vue sur la baie à la sortie serait à 180 degrés.

Une pétition lancée en mars a recueilli plusieurs centaines de signatures, selon les Amis du mont.

La préfecture a fait une belle opération de communication sur les éoliennes, en annonçant mardi le retrait d'un permis de construire à 22 km du mont, c'est une façon d'occulter l'affaire du terre-plein, accuse même Jean-Pierre Delalande, secrétaire général de l'association et membre honoraire du Parlement.

Pour l'Etat, qui n'est pas membre du syndicat mixte mais finance 85 millions des 210 millions d'euros que doit coûter le RCM (Rétablissement du caractère maritime) du mont, c'est la sécurité qui justifie le statu quo.

Avec un terre-plein à 7,30 mètres, les véhicules de secours passent toujours du mont à la passerelle, même s'ils roulent un peu dans l'eau lorsque le coefficient de marée est élevé.

A 6,80 m, il faut un engin amphibie. Or, il n'y en a pas qui puisse évacuer un millier de personnes, argumente le sous-préfet d'Avranches, Jean-Marc Giraud.

La plupart des opposants au terre-plein à 7,30 m soulignent, en outre, que le stationnement des véhicules de secours implique la construction d'un quai de béton de 8 mètres de haut, au pied des remparts. Et ils font valoir que d'autres moyens de secours, comme les hélicoptères, permettraient d'assurer la sécurité du mont avec de moindres contraintes esthétiques.

Nombre de Montois ne souhaitent pas que le rocher soit trop souvent une île, rappelle en outre l'Etat. Les commerçants redoutent de devoir payer aux salariés qui ont fini leur service des heures passées à attendre que la mer se retire, a indiqué l'un d'entre eux à l'AFP.

Du côté du ministère de la Culture en revanche, plusieurs sources interrogées par l'AFP plaident pour une baisse du gué. La Commission nationale des monuments historiques doit se pencher sur la question jeudi.
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Re: Mont Saint-Michel

Message par Virginie le Jeu 12 Avr 2012 - 20:01

Le gué en béton au pied du Mont ne passe pas


Le terre-plein vu du Mont-Saint-Michel.
©️ Syndicat Mixte Baie du Mont-Saint-Michel/Imagence

Les Amis du Mont-Saint-Michel pensent le plus grand mal du futur gué d'accès au Mont-Saint-Michel. Ils lancent une pétition qui sera remise au Premier ministre d'ici le 15 avril.

Un gué, pour quoi faire ? A l'extrémité du pont-passerelle, une cale descendra en pente douce jusqu'à un terre-plein menant les visiteurs à la porte de l'Avancée, à 300 m de là. A marée haute, le Mont sera relié au continent par un passage surélevé. Jusqu'au coefficient 95, ce terre-plein conduira à la porte de l'Avancée puis à sa petite porte latérale (jusqu'au coefficient 103). Au-delà, un cheminement piétonnier aménagé dans les rochers permettra encore d'accéder au Mont...

Trop cher, trop haut et très moche. C'est ce qu'affirment les Amis du Mont-Saint-Michel et l'Ageb (Amis du site de Genêts, de ses environs et de la baie). Le directeur du syndicat mixte de la Baie en charge du chantier et le président de Région ne sont pas loin de partager cet avis. Le gué en béton à la cote de 7,30 m et le terre-plein à la cote de 8 m vont « dénaturer et défigurer l'accès au Mont. Le rocher est sérieusement entamé à gauche de la porte de l'Arrivée et dans son prolongement pour le passage de brancards »...
:arrow: granville.maville.com
12 avril 2012
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