Les centrales nucléaires de Normandie

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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Mer 6 Mar 2013 - 20:13

Penly - La centrale nucléaire épinglée pour fuite radioactive

:arrow: paris-normandie.fr
Publié le mercredi 06 mars 2013

La centrale nucléaire de Penly a de nouveau été épinglée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Dans un courrier de sept pages envoyé au directeur de la centrale le 27 février, le directeur de la division de Caen de l’ASN, Simon Huffeteau, pointe des « défauts d’étanchéité relevés sur certains puisards » qui ont provoqué des fuites d’eau radioactive. En octobre, des traces de tritium — un isotope radioactif utilisé dans la fusion thermonucléaire — avaient été détectées dans une nappe d’eau souterraine sous la centrale. « Il n’y a aucun danger pour la santé, rassure-t-on à la centrale. Les taux détectés sont de l’ordre de 60 Bq/litre, ce qui est infime. Par comparaison, un litre de lait émet 80 Bq. »
Le Réseau Sortir du nucléaire, association française anti-nucléaire, a déposé une plainte « en cours de validation » contre la centrale. « De l’eau exposée à une réaction nucléaire a été perdue alors qu’elle n’aurait pas dû l’être", dénonce Guillaume Blavette, du collectif Stop EPR, ni à Penly ni ailleurs, membre du Réseau Sortir du nucléaire.
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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Ven 28 Juin 2013 - 8:39

Le Canard enchaîné du mercredi 26 juin 2013 page 3

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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Erik le Lun 9 Sep 2013 - 21:49

Patrick Reymond a écrit: http://lachute.over-blog.com/article-urgent-cherche-personnel-qualifie-pour-normandie-119900343.html
Urgent : cherche personnel qualifié pour Normandie...

En effet, l'EPR vire au grand guignol. Deux vannes (gigantesques, ont été montées à l'envers. Toute personne disposant d'un cap de plomberie est priée d'envoyer son CV au chantier de l'EPR.
ça changera de ceux qui dirigent, financiers en tous genres, et lobbystes.
Cela donne, aussi, un -petit- échantillon du n'importe quoi qu'est devenu le nucléaire, et du je m'en foutisme et de l'approximation régnant sur le chantier, qui explique -en partie- la dérive des coûts, avec l'inexpérience crasse des décideurs et constructeurs.
Après tout, devaient ils se dire, ce n'est pas plus compliqué que de construire un pavillon de banlieue, non ?
Seulement, là, on n'a pas la maison d'architecte... mais la maison (bip, censuré), ce qui est déplorable, car la force de la maison (bip, censuré), c'est son caractère duplicable, à l'infini. Et l'inconvénient, une finition et une perdurabilité plus que moyenne...
On réussit donc l'exploit d'avoir la qualité de merde, et l'exemplaire, quasi unique, car le modèle finlandais est toujours dans les choux, et que les modèles chinois, sont les chinois, il ne faut pas trop leur accorder de crédit...
Si AREVA et EDF voulaient passer pour des branquignols, quoi de mieux que " L'absence «d'une personne compétente en tuyauterie» au moment du montage de la vanne est l'une des causes du problème, a confirmé l'ASN. "
Ladite ASN, toujours très gentille avec les nucléairocrates; a elle même pris la mouche : "
L'ASN veut une analyse globale sur l'organisation", ce qui veut dire, en langage clair, que c'est le bordel sur le chantier...
Bien entendu, nous aurons droit, si tout continue sur cette voie là, à l'exercice intitulé "feu d'artifice sur la Manche", comme rançon de toutes les malfaçons, retards, et nids de poules rencontrés...
Je vous recommande de lire ce billet sur le blog d'origine, vous aurez en prime les liens vers les sources de ces infos plus que dérangeantes.
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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Mer 11 Sep 2013 - 20:20

L'objectif de réduction du nucléaire trop ambitieux (rapport parlementaire)

 http://www.paris-normandie.fr/actu/lobjectif-de-reduction-du-nucleaire-trop-ambitieux-rapport-parlementaire
11/09/13

PARIS, 11 sept 2013 (AFP) - La réduction de la part d'électricité nucléaire en France d'ici à 2025 est un objectif trop ambitieux sans rupture technologique, selon un rapport parlementaire publié mercredi qui préconise un calendrier étalé sur un siècle pour "ne pas faire reposer l'avenir sur des paris".

Selon ce rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix technologiques et scientifiques sur la "transition énergétique à l'aune de l'innovation et de la décentralisation", la diminution de 75 à 50% de la part du nucléaire dans la production française d'électricité d'ici à 2025, comme le veut François Hollande, serait "l'équivalent de l'effacement de consommation de plus d'un jour d'électricité par semaine en France", une "tâche gigantesque".

"Si la baisse de consommation d'électricité n'était pas au rendez-vous, par exemple en raison de la lenteur du renouvellement du parc immobilier" et que les énergies renouvelables "continuaient à demeurer très coûteuses", "la France s'en trouverait exposée aux conséquences d'un choc énergétique: réduction de la croissance et pression sur les prix", notent les auteurs du rapport, le sénateur UMP Bruno Sido et le député socialiste Jean-Yves Le Déaut, respectivement président et vice-président de l'Office.
"75 à 80% des logements neufs sont encore construits au chauffage électrique. On ne pourra pas diminuer le nucléaire tant qu'on n'avance pas sur les réseaux de chaleur, les économies d'énergie, le stockage de l'énergie.... Cela sera très long et aura un coût faramineux", a estimé M. Sido, lors d'une conférence de presse. En outre, "il faut de l'énergie ancienne (nucléaire) pour produire de l'énergie nouvelle (renouvelable)", a-t-il souligné.

Le rapport constate également, à la lumière de plusieurs expériences, que "la mobilisation des ménages en faveur de la transition énergétique dépend crucialement des incitations financières, c'est-à-dire d'un effort des finances publiques bien plus que d'un effet d'entraînement social".

L'Office préconise donc une "trajectoire raisonnée" pour la réduction du nucléaire.
"Les estimations, quant à la maturation des technologies de stockage d'énergie, indispensables à la stabilisation des énergies variables, obligent à considérer un calendrier s'étalant sur le siècle avec un début de retrait de la production nucléaire vers 2030, une réduction de l'équivalent de 50% des capacités de production actuelle vers 2050 et une cible de 30 à 40% de ces mêmes capacités vers 2100", ajoute le rapport.

Dans le débat national sur la transition énergétique qui doit déboucher sur un projet de loi au printemps 2014, les deux parlementaires regrettent que "la dimension de l'innovation soit insuffisamment prise en compte".

"On fait de la bonne recherche en France, mais les PME innovantes échouent lorsqu'elle doivent changer d'échelle pour financer leur industrialisation et sont alors rachetées par des groupes étrangers", a commenté Jean-Yves Le Déaut.
"Si on n'est pas les premiers sur les technologies de rupture, comme celles sur le stockage de l'énergie, on n'en tirera aucun dividende économique", a-t-il renchéri, en citant l'exemple du solaire et de l'éolien sur lesquels "on est allés à reculons".

Deux parlementaires écologistes membres de l'Office, Denis Baupin et Corinne Bouchoux, ont voté contre ce rapport, déplorant dans un communiqué une "vision archaïque" de la transition énergétique qui "donne la préférence au conservatisme".
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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Sam 9 Nov 2013 - 14:54

canard enchaîné du mercredi 6 novembre 2013

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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Mer 8 Avr 2015 - 20:27

Le réacteur EPR de Flamanville touché au cœur

le monde
07/04/15


Le réacteur EPR de Flamanville (Manche), en chantier depuis 2007, vient de connaître un nouveau déboire. Et c’est le cœur même du projet qui est aujourd’hui touché : la cuve où se produit la fission des atomes et qui constitue aussi la seconde barrière de confinement de la radioactivité, après la double enceinte de béton du bâtiment du réacteur. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a en effet annoncé, mardi 7 avril, qu’Areva l’avait prévenue d’une « anomalie de la composition de l’acier » dans le couvercle et le fond de la cuve du réacteur.

Lire aussi : EPR de Flamanville : les quatre malédictions d’un chantier controversé
http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/19/epr-de-flamanville-les-quatre-maledictions-d-un-chantier-controverse_4526032_3234.html


Au cours des premiers essais chimiques et mécaniques sur des pièces similaires, fin 2014, les ingénieurs ont constaté une concentration importante en carbone, réduisant la capacité de l’acier à résister à la propagation de fissures. Une résistance indispensable dans une chaudière soumise à d’énormes pressions et à des chocs thermiques violents, précise le gendarme du nucléaire.


La seule pièce qu’on ne peut pas changer

La ministre de l’écologie et de l’énergie, qui s’est prononcée pour la construction de nouvelles centrales une fois les plus anciennes mises à l’arrêt, a aussitôt demandé à Areva de se conformer « sans délai » aux demandes de l’ASN. Ségolène Royal a réaffirmé sa « confiance à ce dispositif de contrôle et d’expertise » – composé de l’ASN et de son bras armé, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) – censé rapprocher les installations du risque zéro.
Forgée dans l’usine Areva de Chalon/Saint-Marcel (Saône-et-Loire), la cuve est soumise à l’arrêté sur les équipements sous pression nucléaire qui renforce les exigences techniques dans ce domaine depuis 2005. Cette pièce doit être sans défaut puisque c’est la seule qu’on ne peut pas changer au cours de la durée de vie d’un EPR, qui sera de soixante à cent ans.

EDF et Areva ont annoncé le lancement, en avril, d’une « nouvelle campagne d’essais », dont les résultats sont attendus pour octobre, et s’engagent à « apporter à l’ASN toutes les informations permettant de démontrer la sûreté et la qualité des équipements concernés ». Ce contretemps n’empêchera pas les travaux de Flamanville de se poursuivre, affirment les deux groupes. Mais dans l’hypothèse où les nouveaux essais seraient invalidés, le chantier, qui a accumulé plus de cinq ans de retard et une dérive des coûts – ils sont passés de 3,3 milliards d’euros à 8,5 milliards –, pourrait prendre encore du retard.

Lourd enjeu pour Areva
A l’automne, EDF avait encore repoussé la date de mise en service de 2016 à 2017 et annoncé une nouvelle estimation du coût final, qui pourrait atteindre 10 milliards. Sur le site, les syndicats doutent de ce calendrier. L’équipe du nouveau PDG, Jean-Bernard Lévy, affiche aussi une grande prudence à quelques mois du début de la phase la plus critique : les essais du réacteur.

L’enjeu est lourd pour Areva, mais aussi EDF. Dans sa lettre de mission à M. Lévy, l’Etat actionnaire (à 84,5 %) lui a demandé d’« améliorer la gestion du chantier » et de « le livrer en optimisant les coûts et les délais ». Des équipes conjointes EDF-Areva y travaillent au siège d’Areva, à La Défense. Le raccordement de Flamanville (1 650 MW) conditionne aussi l’arrêt de deux tranches de 900 MW, qui pourraient être celles de Fessenheim (Haut-Rhin).


Lire aussi : EDF va reprendre à Areva l’ingénierie des réacteurs nucléaires
http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/27/edf-va-reprendre-a-areva-l-ingenierie-des-reacteurs-nucleaires_4602575_3234.html



Cette incertitude sur les capacités de résistance de la cuve est d’autant plus inquiétante qu’elle concerne aussi les deux EPR construits par EDF et son partenaire China General Nuclear Power Corporation (CGN) sur le site de Taïshan, dans la province chinoise du Guangdong.
Les responsables de l’ASN ont prévenu leurs collègues chinois d’un risque de défaut, alors que le premier EPR chinois devrait être mis en service en 2016. En revanche, l’ASN indique que les pièces de l’EPR finlandais d’Olkiluoto, forgées au Japon, ne sont pas concernées par ces « anomalies ».

Un accident qui tombe mal
Le nouvel accident de parcours subi par l’EPR est du plus mauvais effet pour ses clients potentiels, comme l’Afrique du Sud, la Pologne, l’Arabie saoudite ou l’Inde. Tous s’interrogent depuis plusieurs années sur la solidité et la cohérence de la filière nucléaire française. Cette annonce sur l’EPR de Flamanville intervient à la veille de la visite en France du premier ministre indien, Narendra Modi, dont le pays est candidat à l’achat de deux à six EPR.

Elle s’inscrit aussi dans un environnement déjà très dégradé pour Areva. Le groupe a annoncé, le 4 mars, une perte de 4,8 milliards d’euros sur l’exercice 2014 et une baisse de 8 % de son chiffre d’affaires. Ses dirigeants travaillent depuis des mois avec EDF et le gouvernement à une réorganisation complète de la filière nucléaire. Dans ce cadre, tout ou partie d’Areva NP, la filiale réacteurs et services d’Areva, devrait passer sous le contrôle du géant de l’électricité.
Si les industriels croient toujours à l’avenir de l’EPR, écologistes et antinucléaires ont trouvé dans ce énième déboire une raison de plus pour réclamer l’arrêt du chantier. « Après une multitude de problèmes techniques, des années de retard et un surcoût monstre, souligne Europe Ecologie-Les Verts, le nouveau feuilleton de ce gigantesque ratage industriel déconstruit une nouvelle fois le mythe du nucléaire sûr et peu cher. »

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