Les centrales nucléaires de Normandie

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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Jeu 5 Avr 2012 - 20:36

Deux départs de feu maîtrisés à la centrale nucléaire de Penly

PENLY (Seine-Maritime). Deux départs de feu ont été maîtrisés par les pompiers ce jeudi 5 avril en début d'après-midi à la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime), a annoncé EDF, qui avait, dans un premier temps, parlé uniquement d'un "dégagement de fumée".

"A 13H15, les pompiers sont intervenus dans le bâtiment réacteur de l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Penly pour éteindre deux départs de feu", indique EDF dans un communiqué.

"Il n'y a pas de blessé et l'événement n'a aucune conséquence sur l'environnement", assure le groupe.

"Les équipes et les moyens de la centrale ont été mobilisés et une équipe d'intervention est entrée dans le local concerné pour inspecter l'ensemble des installations et constater qu'il n'y avait pas d'autres foyers", poursuit EDF.

Le groupe rappelle que "les pompiers étaient intervenus suite à un dégagement de fumée signalé à 12H20. Conformément aux procédures, le réacteur s'est arrêté automatiquement".

"L'Autorité de sûreté nucléaire, la préfecture de région, la sous-préfecture de Dieppe et la Commission locale d'information ont été immédiatement informées de cet événement", précise EDF.

Selon Evangelia Petit, responsable des relations presse de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à Paris, l'"arrêt automatique (du réacteur) a été causé par l'arrêt d'une des pompes du circuit primaire".

"Par la suite, EDF est entrée avec les pompiers dans le bâtiment réacteur pour voir ce qui se passe. Là, ils ont vu qu'il y avait des petites flaques d'huile qui étaient en feu. Il s'agit de flaques qui font quelques dizaines de cm2. Ils ont éteint l'incendie", a-t-elle ajouté, précisant que l'ASN irait "faire une inspection sur le site" vendredi.

"L'incendie a été rapidement maîtrisé", selon Mme Petit. "L'arrêt automatique, c'était aux alentours de midi. Ils ont éteint (les départs de feu, ndlr) dans le courant de l'après-midi. Je crois que ça a été assez rapide", a-t-on précisé de même source.
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05/04/12


ça c'est encore en coup du goéland fou qui a sévi à Fécamp :

Fécamp : un goéland pète les plombs
INSOLITE.L'intrusion d'un goéland dans le transformateur principal d'EDF alimentant la région de Fécamp est à l'origine d'une coupure générale d'électricité.
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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Yfig le Jeu 5 Avr 2012 - 20:55

ABSOLUMENT AUCUNE RAISON DE S'AFFOLER ..... tant qu'on n'est pas mort on est encore en vie et il faut dire merci à EDF pour ce sursis si généreux de leur part !

Quelques hommes ont le pouvoir financier sur des milliards d'autres .... quelques autres ont le pouvoir nucléaire sur la planète ... moi, j'ai vraiment l'impression d'être de trop ....... et si je me suicidais .... AH ! là ils seraient bien embêtés, non ?????
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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Jeu 12 Avr 2012 - 19:54

Areva mis en demeure sur le risque incendie

L'ASN a constaté "plusieurs lacunes sérieuses dans la prise en compte du risque d'incendie" à La Hague.
L'autorité de sûreté Nucléaire a mis Areva en demeure de respecter les dispositions réglementaires, dans un délai de 15 jours.


:arrow: normandie.france3.fr
12/04/12
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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Yfig le Jeu 12 Avr 2012 - 23:56

Virginie a écrit:Areva mis en demeure sur le risque incendie

L'ASN a constaté "plusieurs lacunes sérieuses dans la prise en compte du risque d'incendie" à La Hague.
L'autorité de sûreté Nucléaire a mis Areva en demeure de respecter les dispositions réglementaires, dans un délai de 15 jours.


:arrow: normandie.france3.fr
12/04/12

Dans 15 jours on aura voté ...... ça va être rock & roll !!!
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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Mer 18 Avr 2012 - 21:50

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18/04/12

Penly: la CLIN réclame "une meilleure information" sur l'incident du 5 avril


SAINT-MARTIN EN CAMPAGNE (Seine-Maritime), 18 avr 2012 (AFP) - La commission locale d'information auprès des centrales nucléaires de Paluel et de Penly en Seine-Maritime (CLIN) a demandé mercredi "une meilleure information" sur l'incident qui s'est produit le 5 avril à la centrale de Penly.

"Il est demandé que la CLIN puisse être destinataire de toutes les conclusions mais aussi de tous les rapports ou documents échangés et formalisés sur ce sujet de la part d'EDF et de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)", a indiqué dans un communiqué cet organisme composé de représentants d'EDF, d'élus et d'associations comme le Collectif Stop à l'EPR, ni à Penly ni ailleurs.

Cette commission qui a tenu son assemblée générale mercredi après-midi à Saint-Martin en Campagne, près de Penly, estime qu'un "flou" persiste dans "le retour d'information" vers le grand public. "La CLIN restera extrêmement attentive aux suites de cet événement et notamment dans l'analyse des causes du départ d'incendie", a-t-elle ajouté.

De son côté, Simon Huffeteau chef de la division de Caen de l'ASN chargé de Penly a assuré avoir appelé dès le soir du 5 avril le conseiller général socialiste Serge Boulanger, président de la CLIN, pour l'informer de l'incident. "Nous avons ensuite transmis régulièrement à la CLIN les documents produits par l'ASN comme le prévoit notre mission d'information", a-t-il affirmé juste avant de s'exprimer devant l'assemblée générale.

Pour sa part, le Collectif Stop à l'EPR ni à Penly ni ailleurs qui dit regretter que les travaux de la CLIN ne soient pas publics a de nouveau accusé EDF d'avoir minimisé l'incident du 5 avril. "Le local où se trouvait la pompe défectueuse a été littéralement aspergé d'huile" a affirmé Alain Corréa, l'un des porte-parole du collectif.

Ce militant s'est également étonné de la présence de fumées visibles sur des photos et semblant s'échapper de l'enceinte du réacteur au moment de l'incident. "Voir des fumées blanches s'échapper d'un bâtiment étanche pose question", a-t-il affirmé en se demandant si elles avaient été "analysées".

Le réacteur numéro 2 de cette centrale s'est arrêté automatiquement le 5 avril lors de l'incendie de deux flaques d'huile, précédant une fuite d'eau sur un joint d'une des quatre pompes de refroidissement du circuit primaire.

Selon EDF, ce réacteur restera à l'arrêt tant que les expertises n'auront pas déterminé l'origine de cet incident classé provisoirement au niveau 1 sur l'échelle Ines de mesure des évènements nucléaires (qui en compte 7) et tant que l'ASN n'aura pas validé les propositions de l'exploitant pour le redémarrage.
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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Steinn le Sam 21 Avr 2012 - 8:04

:arrow: Usinenouvelle.com

Le combustible usé de Fukushima bientôt à La Hague ?



Luc Oursel, le patron d’Areva, a déclaré que le combustible entreposé dans les piscines de désactivation de la centrale accidentée de Fukushima pourrait être effectué sur le site de la Hague.

"Le retrait du combustible des piscines est confié aux concepteurs de la centrale qui ont les compétences requises, mais nous avons proposé que la France joue un rôle dans le retraitement", a expliqué le président du directoire du géant français de l’atome.
A Tokyo, devant des journalistes francophones, il a précisé : lors d'une rencontre avec des journalistes francophones. "On pourrait imaginer qu'une partie de ce combustible soit pris en charge dans l'usine de la Hague si le gouvernement japonais le souhaite", a-t-il ajouté.
Anticipant les polémiques que pourrait déclencher une telle décision, Luc Oursel a argué : "Traiter du combustible usé qui a été exploité au Japon ou ailleurs fait partie des missions de ce site". "Il y aura bien sûr le cas échéant des mesures particulières à mettre en place, une pédagogie à faire, mais il faut avoir une approche rationnelle".

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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Mar 15 Mai 2012 - 7:39

Comment DCNS se prépare à devenir un leader mondial dans les hydroliennes

:arrow: latribune.fr
Claire Garnier, à Rouen / 14/05/2012

DCNS veut faire de Cherbourg, où le groupe naval construit des sous-marins, son site de fabrication d'hydroliennes. Situé à quelques encablures du Raz Blanchard, c'est l'un des plus gros gisements mondiaux de courants de marée.

A Cherbourg, où il emploie 2.200 salariés, DCNS a rimé depuis des décennies avec sous-marins militaires. Depuis l'invention du submersible en 1896, 100 exemplaires y ont été mis à l'eau. Mais d'autres engins pourraient être très prochainement fabriqués par DCNS à Cherbourg. L'un des leaders mondiaux dans les systèmes navals de défense projette en effet de construire, sur le port de Cherbourg, une ou plusieurs usines d'assemblage et de fabrication d'hydroliennes, ces turbines sous-marines, qui transforment l'énergie des courants marins en électricité. A la clé, 1.000 emplois directs.

Le compte à rebours a commencé pour DCNS, qui a en ligne de mire l'appel d'offres hydrolien français annoncé tout récemment par l'ancien ministre de l'Energie Eric Besson pour 2014. D'ici là, le groupe naval va s'employer à démontrer qu'il est l'industriel européen le plus crédible pour construire un parc d'un millier d'hydroliennes de 2,5 MW (soit 2,5 Gigawatts, entre un et deux réacteurs nucléaires classiques) dans le détroit du raz Blanchard, à quelques encablures de Cherbourg.

Les atouts du raz Blanchard

Situé entre La Hague et l'île anglo-normande d'Aurigny (Alderney pour les Anglais), ce passage d'une quinzaine de kilomètres est l'un des sites côtiers français où les courants de marées sont les plus forts. Selon le directeur du département Energies marines renouvelables de DCNS, Frédéric Le Lidec, c'est aussi "le troisième gisement mondial", après la baie de Fundy à l'est du Canada et un site au nord de l'Ecosse. L'autre atout de ce site est sa proximité avec la centrale nucléaire de Flamanville : les hydroliennes pourront en effet être "branchées" sur le réseau électrique de la centrale, moyennant sa "mise à niveau" par RTE pour le rendre capable de recevoir l'énergie supplémentaire.

Les avantages de la turbine OpenHydro

Quelle technologie pour exploiter ces puissants courants de marée ? DCNS s'est tourné vers la technologie dite "open-centre turbine" développée depuis 2006 par la société irlandaise OpenHydro. A la différence de l'autre famille d'hydroliennes qui fonctionne selon le principe d'une "éolienne sous l'eau", OpenHydro a mis au point une turbine à axe horizontal avec génératrice périphérique à aimants permanents. "Réversible", elle peut produire de l'énergie indépendamment du sens de la marée (4 marées par 24 heures). Enfin, la machine d'OpenHydro présente, selon Frédéric Le Lidec, "plus de garanties que les autres en termes de fiabilité du fait de la simplicité de son architecture" : la génératrice est complètement intégrée dans la carène qui supporte l'hélice.

Totalement immergée, la machine est fixée sur un tripode métallique par 30 mètres de fond. Son centre ouvert laisse un passage à la faune marine. DCNS, qui détient aujourd'hui 11 % du capital d'OpenHydro, ne cache pas son souhait "d'en prendre complètement le contrôle". OpenHydro opère des machines au nord de l'Ecosse ainsi que dans la baie de Fundy au Canada. Elle est aussi partenaire de DCNS pour l'hydrolienne pilote d'EDF (0,5 MW) à Paimpol Bréhat (Côtes d'Armor), opérationnelle depuis octobre 2011. Trois autres machines doivent être déployées sur ce site expérimental d'ici à fin 2013.

Comme l'éolien, l'énergie des courants de marée est intermittente avec des variations d'intensité liées au cycle de la marée (le courant est faible quand la mer est étale, soit quatre fois par 24 heures) et de son coefficient. Mais à la différence de l'éolien, cette force du courant n'est pas dépendante de la météo mais de la lune : "on peut donc faire des prévisions des années à l'avance et estimer avec précision la production d'électricité", indique Frédéric Le Lidec.

Les accords signés avec le port de Cherbourg

Tout en s'employant à sécuriser la technologie, DCNS cherche des sites sur le port de Cherbourg. Il vient de signer un "accord cadre" avec son propriétaire, le syndicat mixte Ports normands associés (Région, départements de la Manche et du Calvados). Son directeur, Jean-Michel Sévin, en résume l'enjeu : "DCNS cherche à se positionner en réservant des espaces dans la partie est du port de Cherbourg (où seront également implantées les activités liées à l'éolien offshore) et sur l'extension à venir (35 hectares) vers la grande rade. Ce sera une occupation progressive liée à l'avancée du programme hydrolien".

DCNS prévoit, en régime de croisière, la production de 100 turbines par an. "Les 1.000 emplois créés seront des emplois pérennes car la maintenance prendra le relais de la construction", explique Frédéric Le Lidec. Quid du prix du kilowattheure ? Dès la première ferme (soit une tranche de 200 à 300 MW), assure-t-il, "le kilowattheure hydrolien sera inférieur à celui de l'éolien offshore" (180 euros/MW).

"Un très fort soutien des collectivités"

Quel schéma industriel ? Outre l'assemblage final, DCNS prévoit de tirer parti de sa "connaissance des milieux marins et de la corrosion" et réaliser lui-même certaines fabrications, comme la turbine, le convertisseur et le support métallique de la fondation. "Mais nous n'avons pas vocation à tout faire. Nous ferons appel à des co-investisseurs et des partenaires locaux pour certains sous-ensembles", indique Frédéric Le Lidec. Une chose est sûre : les aimants viendront de Chine.

Pour cette "bascule dans une nouvelle filière industrielle", DCNS se félicite du "très fort soutien des collectivités" : Région Basse-Normandie (PS), Département de la Manche (UMP) et Communauté urbaine de Cherbourg (PS). Le député-maire PS de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, voudrait bien réduire le décalage de deux ans entre les calendriers de l'éolien offshore et celui de l'hydrolien. "Deux ans, c'est long", soupire-t-il.
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Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Carente50 le Mar 15 Mai 2012 - 18:09

Voila une bonne nouvelle et elles sont malheureusement rares mais attention de pas se faire piquer ce projet par nos veisins du sud toujours partant pour nous devancer si l'occasion se présente
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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Jeu 4 Oct 2012 - 7:59

Seine-Maritime: la sécurité nucléaire sérieusement remise en question

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Publié le mercredi 03 octobre 2012

Le parc des centrales nucléaires européennes nécessite une sérieuse remise à niveau pour assurer la sécurité des réacteurs situés dans des zones habitées, notamment en France, au Royaume-Uni et en Espagne, mais aucune fermeture ne sera recommandée par la Commission européenne, selon un rapport. Les investissements nécessaires sont évalués entre 10 et 25 milliards d'euros.

Rien dans ce rapport n'est alarmiste pour les gouvernements des 14 pays nucléaires: Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Pays-Bas, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède. Les défaillances identifiées peuvent toutes être corrigées et les conclusions ne permettent pas à la Commission de recommander des fermetures. Le document de 25 pages recense des problèmes identifiés par les autorités de sûreté nationales lors de tests de résistance à une coupure d'électricité provoquée par une catastrophe naturelle, comme ce fut le cas pour la centrale japonaise de Fukushima, ou un accident d'avion.

En juillet dernier, l'Autorité de Sûreté avait déjà décerné ses bons et mauvais points: « Bien » pour Penly, malgré l'incident du 5 avril. « Peut mieux faire » à Paluel...



Défaillance de protection contre une attaque terroriste

L'eurodéputé vert français Yannick Jadot a déploré mardi la limitation de l'exercice. Il préconisait "une analyse exhaustive et approfondie des risques d'incendie, d'explosion, d'actes malveillants, chutes d'un avion, erreurs humaines ou encore combinaison de plusieurs de ces risques". La sûreté des centrales, notamment la protection contre une attaque terroriste, a été traitée par un groupe spécial mis en place par les gouvernements, mais ses conclusions resteront confidentielles. Toutes les centrales nucléaires de l'UE montrent des défaillances. Sur les 11 points identifiés dans le rapport, les 19 centrales françaises sont en défaut sur cinq à sept points, essentiellement la protection des équipements de secours à utiliser en cas de séisme ou d'inondation.

Fessenheim présente moins d'insuffisances que Paluel et Penly

Interrogée sur le sujet, mardi à l'Assemblée nationale, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie Delphine Batho a indiqué que ce rapport « n’apporte aucun élément technique nouveau » sur la situation du parc nucléaire en France.

Les autorités françaises ont déjà décidé la fermeture fin 2016 de la centrale de Fessenheim, la plus ancienne du parc nucléaire français. Elle présente pourtant moins d'insuffisances que les centrales de Cattenom, Chooz Golfech, Nogent, et plus près de chez nous Paluel et Penly. Mais toutes sont équipées de recombineurs d'hydrogène, un équipement qui permet de prévenir des explosions d'hydrogène et qui fait cruellement défaut dans les 10 centrales du Royaume-Uni et cinq des six centrales espagnoles. Deux centrales, Olkiluoto en Finlande et Oskarsham en Suède, ont moins d'une heure d'autonomie pour restaurer les fonctions de sécurité si elle sont privées d'électricité, comme ce fut le cas à Fukushima. La centrale nucléaire de Paluel a d'ailleurs été parmi les quatre sites choisis par EDF pour y implanter une équipe de la Force d'action rapide nucléaire (FARN), dont la création a été préconisée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à la suite de l'accident de Fukushima

100 à 200 millions d'euros par centrale

Philippe Jamet, représentant français du Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG), qui a mené les tests, avait chiffré en juin entre 100 et 200 millions d'euros par centrale le coût des investissements pour la France, qui compte 58 réacteurs. Elle va toutefois compliquer la donne pour le gouvernement belge, qui doit gérer depuis cet été l'arrêt forcé de deux des sept réacteurs exploités dans le Royaume après la découverte de fissures non réparables dans leurs cuves lors de contrôles de maintenance. Le rapport sera soumis aux dirigeants de l'UE lors de leur sommet les 18 et 19 octobre à Bruxelles. Il leur reviendra de prendre les décisions qu'ils jugeront utiles, car la Commission ne peut rien imposer. 134 réacteurs sont actuellement en service dans 68 centrales et 111 sont actuellement situés dans des zones urbanisées où vivent plus de 100 000 habitants dans un rayon de 15 km. Mais les tests de sécurité n'ont pas porté sur la capacité d'évacuation en cas de catastrophe.

Non résistants aux séismes

Une note de l’IRSN, rédigée en mars dernier, insistait sur l’importance des casse-siphons pour la sûreté et révèlait l’insuffisance de ce dispositif sur les réacteurs de Golfech 1 et Belleville 1, et surtout de Paluel, Flamanville et Saint-Alban: sur ces réacteurs - Flamanville (Manche), Saint-Alban (Isère) et Paluel - les "casse-siphons" sont d’un diamètre insuffisant pour permettre le bon fonctionnement du dispositif et prévenir efficacement la vidange des piscines. De plus, sur les piscines de ces réacteurs, une partie des tuyauteries du circuit de réfrigération et de filtration des eaux n’est pas dimensionnée pour résister aux séismes:

Après les incidents du 5 avril, du 15 août, du 24 août à Paluel, la mise en suspens du super réacteur EPR de Penly et ce rapport, il se pourrait bien que le secteur des énergies renouvelables dans la région profite de l'air du temps...

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Re: Les centrales nucléaires de Normandie

Message par Virginie le Mar 5 Fév 2013 - 20:14



:arrow: drakkaronline
5/02/2013

Après les déclarations ce week-end du ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, de ne pas relancer pour le moment le projet de réacteur nucléaire EPR de Penly, la députée de la 6ème circonscription, Sandrine Hurel (PS) a demandé l’ouverture sur le sujet d’un « débat intelligent… renseigné avec les experts de toutes convictions afin d’aider à prendre les meilleures décisions ».

Elle a également rappelé lundi que le site dieppois a été conçu pour recevoir deux tranches supplémentaires de production « ce qui en fait le lieu le mieux placé pour l’avenir ». Cet avenir pourrait prendre la forme pour la députée d’une « extension, accompagnant le développement des énergies renouvelables, notamment la filière de l’éolienne offshore ».

« En termes d’emplois, d’activités économique et de trafics portuaires à Dieppe, il est scandaleux de vouloir prétendre compenser ce projet d’EPR par celui de l’éolien Off-shore au large du Tréport », a de suite commenté André Gautier, conseiller municipal de l’opposition à Dieppe (UMP).

« En renonçant aux milliers d’emplois de sa construction et aux centaines d’emplois de son exploitation future, le Gouvernement de gauche c’est disqualifié définitivement pour la défense de l’emploi », a-t-il regretté.

L’EPR en cours de construction à Flamanville (Manche) devrait finalement être livré en 2016 au lieu de 2014. Initialement prévu à 3,3 milliards d’euros, son coût est désormais porté à 8,5 milliards d’euros.
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