La France que j'aime - Pierre Bonte

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La France que j'aime - Pierre Bonte

Message par Virginie le Jeu 23 Déc 2010 - 7:17

oui je sais ça ne parle pas uniquement de la Normandie, mais il a consacré 3 chapitres à notre belle région dans son livre, et j'aime bien ce qu'il dit des Normands dans l'interview de la Manche Libre !
;)




La Manche Libre
22/12/2010
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Pierre Bonte : “Je me suis toujours senti un peu Normand”



Défenseur infatigable de la France rurale, Pierre Bonte nous fait découvrir ses “coins” préférés.

D’où vous vient cette passion pour la France rurale ?
“Tout a démarré à la fin des années 50 avec “Bonjour Monsieur le Maire” sur Europe 1. Le principe était simple : faire un reportage quotidien sur une petite commune. Cette émission était parrainée par Butagaz et devait se terminer par une phrase du dépositaire local. La direction d’Europe 1 m’a proposé de m’occuper de cette émission.”

Vous étiez déjà un spécialiste de la France rurale…

“Pas du tout. Certes j’étais un provincial, mais j’étais venu à Paris pour faire des grands reportages, fréquenter des vedettes et pas pour aller interviewer des paysans au fin fond de la campagne. J’ai d’abord refusé l’offre. Mais mon rédacteur en chef m’a dit : “soit vous acceptez, soit vous allez voir ailleurs”. J’ai donc accepté.”

Aujourd’hui, vous devez bénir votre rédacteur en chef…
“Absolument. J’ai découvert un monde magnifique. Je suis né dans la banlieue de Lille et n’ai aucun souvenir d’enfance lié à la campagne. Au début, c’était un peu un défi d’essayer d’intéresser les Français avec les histoires d’un village. Ce n’était pas un cadeau que l’on m’avait donné. A l’époque, tout ce qui concernait la campagne était traité avec mépris. Les gens de la campagne étaient surnommés les ploucs, les “culs-terreux” et le mot de paysan lui-même était presque une insulte.”

Et pourtant, cette émission a connu un immense succès…
“Elle a eu du mal à s’installer. Mais, petit à petit, est devenue très populaire. Elle a duré quinze ans. J’ai présenté plus de 4 000 communes, c’est considérable ! Je crois que cette émission a contribué à changer un peu l’image du monde rural et à éveiller la curiosité des Parisiens et des citadins sur la campagne.”


Vous consacrez 3 des 19 chapitres de votre livre à des coins de Normandie. Qu’est-ce qui vous attire dans notre région ?
“J’aime la Normandie. Je me suis toujours senti un petit peu normand. J’ai eu une chaumière pendant 40 ans, où je me rendais régulièrement. Le climat me convient bien. Et puis, vous allez rire, mais j’aime les vaches. Leur contemplation me repose.”


Aimez-vous aussi les Normands ?
“Ils ne sont pas toujours faciles d’approche ; ils sont plutôt réservés. Ils sont accueillants, mais aiment que chacun reste à sa place. Cela me convient assez bien. Je n’aime pas trop les méridionaux exubérants qui vous embrassent comme si vous étiez leur ami de toujours. Je préfère l’approche du Normand qui met quelque temps à vous faire entrer chez lui mais qui est peut-être plus fiable que celui qui vous embrasse alors que vous le connaissez à peine.”


Certains coins magnifiques, comme la Bretagne, sont absents de votre livre. Pourquoi ?
“Cela ne veut pas dire que ces régions ne sont pas belles, mais simplement que je n’ai pas eu de coup de coeur particulier. Je n’ai pas fait de rencontres qui m’ont marqué. Et puis chacun d’entre nous a une sensibilité qui fait que l’on se sent mieux dans certaines régions que dans d’autres, sans pouvoir toujours l’expliquer.”

N’avez-vous jamais eu envie de vous installer dans une des régions que vous décrivez ?

“Bien sûr, mais en me fixant à un endroit, j’aurais eu l’impression de me priver de tout le reste de la France. Je suis bien à Paris. C’est une ville qui appartient à tout le monde (Bretons, Normands, Corses....). C’est le point de départ vers toutes les destinations. Et puis, j’aime la ville. Je suis moitié rat des villes, moitié rat des champs. Pour moi, l’opposition entre la ville et la campagne n’a pas lieu d’être. Ce sont deux genres de vie différents, mais j’ai besoin des deux.”
Propos recueillis par Benoit de Villeneuve
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Virginie


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