Projections démographiques de l'INSEE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Projections démographiques de l'INSEE

Message par Virginie le Jeu 9 Déc 2010 - 8:27

drakkaronline
9/12/2010
:arrow: http://www.drakkaronline.com/article100828.html

La Haute-Normandie va souffrir d’un solde migratoire négatif persistant

D’ici 2040, en supposant que les tendances démographiques récentes se maintiennent, la population de la France augmentera de 15 % et comptera un peu plus de 73 millions d’habitants au lieu de 63.602.000 en 2007. Pendant ce temps la Haute-Normandie aura enregistré une croissance de 7,1% pour approcher les 2 millions d’habitats (1.946.000) et la Basse-Normandie avec une croissance de 7,7% les 1,5 million d’habitants.

La dernière étude de l’Insee sur les projections à l’horizon 2040, nous montre la persistance d’un mouvement de fond en métropole : la population devrait continuer de se concentrer vers le Sud et l’Ouest, à l’inverse de certaines régions du Nord-Est. Les régions normandes ne devraient pas bénéficier d’un renversement de tendance comparé à la période récente où elles avaient droit sur les cartes de géographie au grisé des régions les moins dynamiques sur le plan démographique.

De 1990 à 2007, la Haute et la Basse-Normandie – comme la Picardie ont eu une progression médiocre, entre 0,2 et moins de 0,4% de croissance annuelle. Pour la période 2007 – 2040, les projections sont identiques, avec une évolution importante pour la puissante voisine d’Île-de-France qui va également faire partie du ventre mou de la croissance démographique. De 1990 à 2007, elle se situait un cran au-dessus de ses voisines (entre 0,4% et 0,6% par an).

Les migrations interrégionales façonneront les dynamiques démographiques régionales davantage que le solde naturel, car le nombre de décès augmentera, avec l’arrivée aux grands âges des générations du baby-boom. Concernant les grandes tendances démographiques à l’intérieur de la Haute-Normandie, l’Insee prévoit que l’Eure continuera à se démarquer fortement de la Seine-Maritime par un plus grand dynamisme.


©️ FOTOLIA

Le taux de croissance annuel sera de 0,47% d’ici 2040 alors que la Seine-Maritime n’aura que 0,08% de croissance annuelle. La moyenne française s’établirait à 0,43%. L’étude prévoit une attractivité persistante de l’Eure avec l’installation de ménages trentenaires venus de Seine-Maritime ou de l’Île-de-France.

Ce mouvement fait que la région capitale reste la principale zone d’échange avec la Haute-Normandie. Les flux migratoires entre les deux régions seront importants avec près de 27.000 départs de Haute-Normandie pour 40.000 arrivées en provenance de l’Île-de-France. La Basse-Normandie est une terre d’accueil pour les Haut-Normands (13.000 départs pur 10.000 arrivées).

Sans migration, la population haut-normande augmenterait beaucoup plus vite, conclut l’Insee ; à l’horizon 2040 ce sont 60.000 habitants qui sont perdus par rapport au scénario de la moyenne française, le “coût“ migratoire atteignant 2.000 personnes par an dont près de la moitié seraient des jeunes âgées de moins de 30 ans.



Anticiper les politiques publiques
C’est tout l’intérêt du travail de l’Insee avec ces projections à l’horizon 2040 qui peuvent servir aux élus de programmer la construction de crèches, de collèges, de lycées, d’équipements sociaux, de maisons de retraite, d’hôpitaux… Pour répondre à ces besoins, l’Insee se tient à la disposition des responsables publics pour réaliser des projections sur mesure. Contact : 02.32.52.49.28. dr76-sed@insee.fr
avatar
Virginie


Revenir en haut Aller en bas

Re: Projections démographiques de l'INSEE

Message par Virginie le Mer 5 Jan 2011 - 20:25

ouest-france.fr
lundi 03 janvier 2011
:arrow: http://www.ouest-france.fr/region/normandie_detail_-La-demographie-urbaine-de-la-region-patine-_8618-1641524_actu.Htm

La démographie urbaine de la région patine



Les villes de Basse-Normandie, voire leurs agglomérations, perdent des habitants. Pourtant, la population augmente globalement. Les bourgs ruraux en profitent.

La population de Basse-Normandie croît. Par rapport au recensement de 1999, la région a gagné 45 229 habitants. Durant les deux dernières années, la progression est confirmée par un bond de presque 9 000 habitants gagnés, à parité, dans le Calvados et dans la Manche. L'Orne, en revanche, perd de nouveau 327 habitants par rapport aux chiffres de l'année dernière. Mais où vivent les habitants de Basse-Normandie ? De moins en moins dans les grandes villes, dans leurs centres, mais aussi dans leurs immédiates agglomérations. Tel est l'enseignement principal de la publication des nouveaux chiffres de la population communale française publiée à l'aube de la nouvelle année.

Presque toutes les villes de plus de 8 000 habitants perdent des habitants en Basse-Normandie à deux exceptions notables près, deux villes côtières : Ouistreham, dans le Calvados et Granville dans la Manche. Phénomène beaucoup moins prégnant qu'en Bretagne et en Pays de laLoire, le littoral garde un pouvoir d'attraction important, même si celui-ci est de plus en plus diffus à l'intérieur d'une bande côtière de plus en plus large.

Vers une atomisation territoriale ?

Dans une ambiance démographique peu dynamique, le pouvoir d'attractivité de la capitale régionale Caen reste important mais dans une configuration nouvelle. L'arrondissement de Caen et ses 24 cantons, concentre 408 011 habitants. Mais des villes comme Hérouville-Saint-Clair ou Mondeville perdent toujours des habitants. Caen se développe au sud-ouest de l'agglomération avec son emblème Ifs. Mais aussi, par exemple, Amayé-sur-Orne, Gavrus et Bougy, petites bourgades qui enregistrent des progressions significatives.

L'Orne, en déprime démographique, enregistre ses baisses les plus criantes à Alençon, mais surtout à Flers et Argentan qui perd 13 % de ses habitants par rapport à sa population d'il y a dix ans seulement. Les bourgs ruraux en profitent. À une dizaine de kilomètres des centres où les terrains se vendent moins cher. Les cantons de l'Argentanais grossissent. Sées, à vingt minutes d'Alençon, et Athis-de-l'Orne, près de Flers, accueillent de nouveaux habitants. Ville d'eau, Bagnoles-de-l'Orne, à l'image d'une ville du littoral, passe allègrement la barre des 2 500 habitants et gagne 330 habitants par apport à 1999.

Le département de la Manche passera-t-il le cap des 500 000 habitants dans deux ans ? C'est possible, car la progression démographique s'y poursuit. Elle profite surtout au sud du département. L'arrondissement d'Avranches confirme son dynamisme, comme celui de Coutances et, dans une moindre, mesure celui de Saint-Lô. Celui de Cherbourg, qui concentre encore près de 192 000 habitants, ne gagne « que » 201 nouveaux venus, répartis, comme dans toute la région, dans un milieu rurbain de plus en plus étendu et enchevêtré, tandis que l'agglomération cherbourgeoise centrale perd des habitants.

Cette tendance générale à l'éparpillement de l'habitat explique sans-doute, en partie, les problèmes généraux de migrations quotidiennes, quand l'hiver blanchit les routes...

Avec les rédactions de Caen, Alençon et Saint-Lô.
avatar
Virginie


Revenir en haut Aller en bas

Re: Projections démographiques de l'INSEE

Message par Virginie le Mer 23 Fév 2011 - 20:34

La démographique de la Haute-Normandie et Basse-Normandie depuis 1851

Depuis plus de 50 ans, la population de la Normandie n'a cessé de croître.




En Haute-Normandie et Basse-Normandie la population a atteint respectivement 1 833 456 et 1 473 789 habitants en 2010, nouveaux records. On remarque toutefois un essoufflement de la dynamique sur les dernières décennies, les années 80 marquant le début des années post-Baby Boom.

Depuis 10 ans, le nombre de résidents des 2 régions réunies croît de 0.3 % par an, soit un afflux d'habitants actuellement proche de 9700 personnes par an. La Haute-Normandie contribue au 2/3 à la progression.

Depuis le milieu du XIXe siècle, la population de la Haute-Normandie et Basse-Normandie a d’abord connu une longue phase de stagnation en Haute-Normandie et de recul en Basse-Normandie avant de commencer à progresser après la Seconde Guerre Mondiale. Les normands étaient 2.71 millions en 1851 et 2.76 millions en 1968.

:arrow: Géocadia.fr
Mardi 22 Février 2011
avatar
Virginie


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum