le port de Rouen et ses sédiments de draguage

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le port de Rouen et ses sédiments de draguage

Message par Virginie le Ven 19 Nov 2010 - 8:07

drakkaronline
17/11/2010
:arrow: http://www.drakkaronline.com/article99749.html

Port de Rouen : le Calvados ne veut pas de sédiments de draguage devant ses côtes

La présidente du conseil général du Calvados, Anne d’Ornano (DVD), ne cache pas sa colère d’avoir appris quelques jours avant sa clôture fixée au 9 novembre qu’une enquête d’utilité publique avait été lancée au sujet de l’expérimentation d’un clapage de sédiments de dragage d’entretien du port de Rouen au large des côtes du Calvados. « Ni le département, ni les communautés de communes n’ont été informés, ni consultés sur ce projet qui peut avoir des conséquences importantes pour l’environnement, pour nos plages et pour l’activité touristique mais également pour les pêcheurs de notre département qui, pour la plupart, exercent leur activité en baie de Seine », explique l’élue dans un courrier adressé au président de la commission d’enquête publique.

Le port de Rouen qui a besoin de trouver d’autres sites pour palier à la fermeture à l’automne 2014 du dépôt actuel du “Kannick“ étudie une zone d’expérimentation sur le site dit du “Machu“. Au terme d’une année avec deux dépôts d’un million de m3 de sédiments suivi d’une analyse des effets en 2012 et 2013, il est prévu une demande d’autorisation définitive de clapage pour 50 ans. « L’absence d’étude d’autres options que ce site du “Machu“ nous laisse à penser que cette expérimentation n’a d’autre objet que l’autorisation définitive sur cet unique site », souligne la présidente. Les élus du Calvados craignent l’effet cumulatif des apports en vases chargées de micropolluants (métaux lourds , PCB…) et leurs impacts sur les nurseries de poissons. Anne d’Ornano demande officiellement d’imposer “dès maintenant“ au grand port maritime de Rouen d’étudier « la possibilité de dépôts sur d’autres sites et notamment sur celui d’Octeville, afin de pouvoir choisir objectivement le meilleur site ».
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Virginie


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Re: le port de Rouen et ses sédiments de draguage

Message par Virginie le Ven 19 Nov 2010 - 8:11

La Manche Libre
19/11/2010
:arrow: http://www.lamanchelibre.fr/Rouen-rejette-ses-sables-pollues-sur-nos-cotes,1.media?a=14579

Rouen rejette ses sables pollués sur nos côtes

Un test de rejets de sédiments du chenal rouennais en Baie de Seine inquiète le littoral calvadosien. Mais l'enquête est finie.



Si la rivalité entre Caen et Rouen existe bien pour le titre de capitale d'une Normandie réunifiée, elle a franchi une étape supplémentaire ces derniers jours. Une étape entamée à la fin du mois d'octobre à la mairie de Courseulles-sur-Mer.
Une élue de l'opposition, Pascale Carpente, découvre alors avec stupéfaction qu'une enquête publique “relative à l’autorisation d’une nouvelle zone d’expérimentation de rejet, au large des côtes du Calvados, des sédiments de dragage d’entretien du port de Rouen”, est affichée depuis le 9 octobre et s'achève le... 9 novembre. L'enquête est disponible dans les 30 communes littorales séparant Courseulles de Honfleur. Qu'y apprend-on ? Le Grand port maritime de Rouen a lancé une enquête publique pour “une expérimentation” de rejet dans l'estuaire de la Seine de 4,5 millions de mètres cubes par an des sédiments dragués lors de l'entretien régulier du port et du chenal, à l'aval du pont de Tancarville.
Jusqu'alors, et depuis plus de 30 ans, ces volumes sont déversés en mer sur le dépôt de Kannik, devant Le Havre. Mais, saturé, il fermera en 2014. Un autre site d'immersion est nécessaire. Le port de Rouen a retenu la zone de Machu, plus au sud-ouest, à la lisière de la zone Natura 2000, juste en face de Trouville. L'endroit, aussi appelé “l'ancienne épave”, possède un fond naturel à moins 15 mètres. L'élue, qui décèle “un dossier très complexe” et un “enjeu énorme”, alerte le conseiller général socialiste de Caen IV, Antoine Casini. Une réunion de mobilisation est mise sur pied à la hâte à Courseulles-sur-Mer et la présidente du Conseil général est avertie. Anne d'Ornano, par ailleurs maire de Deauville, réunit en urgence la commission de l’environnement, élargie à tous les conseillers généraux du littoral, afin d’auditionner les représentants du Grand port maritime de Rouen et de rendre ses propres conclusions.

Le verdict est salé
Si elle ne conteste pas la nécessité de trouver d’autres sites pour palier la fermeture de Kannik d’ici à 2014, l’élue fait part de “vives inquiétudes” et de “désapprobation” et demande aux préfets concernés et aux commissaires enquêteurs, que “d’autres alternatives, et notamment le site d’Octeville, soient impérativement étudiées”. “Nos craintes portent sur le transfert des vases sur les côtes du Calvados, déjà observées sur la Côte de Nacre, leur apport en micropolluants (métaux lourds, polychlorobiphéniles...) et leurs effets sur les nurseries de poissons, les coquilles saint-Jacques, coquillages et poissons plats”.
Sur la forme, le conseil général du Calvados digère mal, à l’heure où l’on parle de réunification normande, de n’avoir été ni informé, ni consulté. “Alors que ce projet peut avoir des incidences importantes pour l’environnement, nos plages, l’activité touristique et les pêcheurs”, précise Anne d’Ornano, faisant ainsi référence au fait que le Comité régional des pêches de Basse-Normandie n’ait pas non plus été sollicité alors que celui de Haute-Normandie l’était depuis le début de la procédure.

Sur le fond, même si l’élue s’interdit tout avis circonstancié en si peu de temps, elle relève l’absence d’étude d’autres options et en conclut que “cette expérimentation n’a d’autre objet que l’autorisation définitive du dépôt sur cet unique site”.
Une impression renforcée par le calendrier : fermeture du dépôt du Kannick en 2014, expérimentation au “Machu” en 2011 avec analyse des effets en 2012 et 2013 et dépôt de la demande d’autorisation définitive pour 50 ans en octobre 2013 pour une autorisation en 2014. “Une expérimentation d’un an avec deux dépôts d’un million de m3 et une observation sur deux ans nous apparaissent insuffisantes par rapport à un projet définitif sur 50 ans de 4,5 millions de m3 par an, soit au total 225 millions de m3”.
Frédéric Oblin
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Re: le port de Rouen et ses sédiments de draguage

Message par Asulf le Ven 19 Nov 2010 - 9:04

On ne peut la traiter pour la rendre plus propre ou même en faire de l’engrais ou autre?? :vieux:

Si non, il faudrait qu'ils se penchent dessus.
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Re: le port de Rouen et ses sédiments de draguage

Message par Virginie le Jeu 2 Déc 2010 - 8:02

Ouest France
jeudi 02 décembre 2010
:arrow: http://www.ouest-france.fr/region/normandie_detail_-Rejets-de-boues-de-dragage-scandale-maritime-_8618-1607264_actu.Htm

Rejets de boues de dragage : « scandale maritime »


« Le dragage des ports nécessite une réelle prise en compte de l'ensemble des polluants » estime Robin des bois.
Archives Thierry creux

France Nature environnement et Robin des bois partent en guerre contre la redispersion en mer des sédiments dragués dans les ports.
« Nous estimons qu'il s'agit du plus grand scandale marin actuel. Depuis des années, nous nous confrontons à un véritable cartel qui occulte la sécurité sanitaire et la protection de la biodiversité au profit des accès maritimes », s'emporte Jacky Bonnemains de l'association Robin des bois. Vice-président de France Nature environnement, Christian Garnier évoque « une véritable bombe à retardement écologique. On immerge des polluants qui contaminent les mers. De plus, à l'endroit du largage, on constate une stérilisation du milieu pendant des années, sans oublier l'accroissement de la turbidité de l'eau. »

Chaque année, en moyenne, 40 millions de m3 de sédiments dragués dans les ports ou les estuaires sont relâchés en mer. En Basse-Normandie, les rejets à venir du dragage du port de Rouen font débat. Cette pratique remonte à la nuit des temps. « Certes, mais aujourd'hui, ces boues sont loin d'être inoffensives », souligne Jacky Bonnemains. Exemple : « après le dragage du port de la Trinité-sur-Mer dans le Morbihan (65 000 t), on a constaté une élévation de la concentration de certains métaux lourds, comme le plomb, dans les coquilles saint-jacques », indique André Dorso de FNE.

Valoriser

Les écologistes ironisent sur le retour au bon état écologique des mers. « Les pratiques actuelles n'en prennent pas le chemin. » Jacky Bonnemains plaide pour une meilleure prise en compte de l'ensemble des polluants. « On lutte contre la prolifération des algues vertes et dans le même temps on relargue des quantités incroyables d'azote dans les boues. » Les deux associations ne réclament pas que l'on stoppe les rejets, comme l'a décidé la Belgique. « Ce que nous souhaitons, c'est une véritable transparence », réclame FNE. « Que l'on cesse également de rejeter des macros déchets. » Selon Jacky Bonnemains, « tout sédiment contaminé doit faire l'objet d'un recyclage et d'une valorisation. » Ces boues « doivent être requalifiées en déchets », réclame FNE qui n'écarte pas d'entamer un recours en justice. « Nous souhaitons qu'un programme soit établi sur 5 ans pour arriver à l'interdiction totale des rejets pollués. »

Cette charge virulente a pour objectif d'interpeller les autorités portuaires « qui font preuve d'une inertie incroyable ». Le Comité national des pêches a déjà réclamé l'interdiction des rejets et déposé une plainte contre X pour pollution. Le surcoût du traitement à terre est souvent mis en avant. Des initiatives commencent toutefois à émerger. Ainsi le projet européen Setarms vise-t-il à valoriser économiquement les sédiments pollués (Ouest-France du 29 novembre). Piloté par l'Association des ports locaux de la Manche, l'école d'ingénieur ESITCaen doit faire des propositions concrètes en 2013.

Jean-Pierre BUISSON.
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Re: le port de Rouen et ses sédiments de draguage

Message par Virginie le Mar 13 Déc 2011 - 20:01

Les préfets autorisent le Port de Rouen à draguer la Seine

La décision était très attendue, elle est tombée mardi 13 décembre. Le Grand port maritime de Rouen (GPMR) a obtenu le feu vert des préfets pour draguer le chenal de la Seine et en améliorer l'accès.

Après de longs mois d'enquête publique, les préfets de la région Haute-Normandie et de la Seine-Maritime, de la région Basse-Normandie et du Calvados, et de l’Eure, viennent de prendre l'arrêté interpréfectoral afin d'autoriser le Grand Port Maritime de Rouen (GPMR) à procéder aux travaux d’amélioration de ses accès maritimes. Le chantier devrait démarrer sans tarder, annonce la direction du GPMR dans un communiqué.

Il débutera entre l'embouchure de la Seine et Port-Jérôme. C'est le groupement d’entreprises belgo-français SDI-EMCC (Société de Dragage Internationale-Entreprises Morillon-Corvol et Courbot) qui a été choisi, après un appel d’offres européen, pour réaliser cette première tranche (qui durera jusqu'en juin 2012), grâce à la flotte de dragage du groupe belge DEME (Dredging, Environnemental and Marine Engineering).

"Enjeux économique et écologique" selon le GPMR

Le but de l'opération est de permettre à des navires à plus grand tirant d'eau de rejoindre les terminaux du Port de Rouen, "pour des raisons tant économiques que liées à la sécurité des navires", selon les préfets. En moyenne, 40 cm sur 17 % de la surface du fleuve seront dragués entre Tancarville et Rouen, et 10 % sur "la partie endiguée de l'estuaire".

"Cet enjeu est économique puisqu’il doit permettre au port de Rouen de gagner à terme près de 10 millions de tonnes de trafic par an, ce gain représentant de l’ordre de 40% d’activité supplémentaires d’ici 2020, explique le GPMR. Cet enjeu est également écologique, sachant qu’un navire de 50.000 tonnes transporte autant de marchandises que 2.000 camions."

Les matériaux dragués finiront sur le site du Kanik (2,5 Mm3) ou seront recyclés et valorisés (3,5 Mm3).

:arrow: Tendance Ouest
(Publié le 13-12-2011)
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Rouen (76) teste un nouveau site d'immersion de ses boues de dragage...!!!

Message par JPL27 le Lun 26 Mar 2012 - 11:05

Le port de Rouen va commencer en avril à déverser des boues de dragage sur un nouveau site, au large du ... l'article ici...
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Re: le port de Rouen et ses sédiments de draguage

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