Le Poiré

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Le Poiré

Message par Virginie le Mar 12 Juin 2012 - 8:03

Étonnant poiré

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30/05/12

Depuis bien longtemps, le poirier a trouvé son territoire dans le Domfrontais, contribuant à la beauté du bocage normand. Il donne une boisson subtile et délicieuse, malheureusement méconnue.


Entre avril et mai, la floraison des poiriers illumine le bocage. Photo G. Houdou

Dans le Domfrontais, on se plaît à soutenir qu’un pommier sur trois est un poirier… D’ailleurs en Normandie, sa culture est plus ancienne que celle du pommier ! Les poiriers à poiré sont souvent des arbres centenaires, voire bicentenaires. Ces géants du Bocage ont subi les rafales de 1987 et de 1999 et des dizaines de vergers ont disparu. Depuis, plus de 16 000 pieds ont été replantés. Le poirier haute tige est typique des prairies du sud de l’Orne, de la Manche et de la Mayenne, même si quelques spécimens font l’école buissonnière au Pays de Galles, en Autriche et dans le pays d’Auge.

Originaire du Moyen-Orient et du nord de l’Asie centrale, le poirier pousse à l’état sauvage dans les régions tempérées d’Europe et d’Asie occidentale.

En bordure du Massif armoricain, le Domfrontais offre un sol profond, favorable au développement des poiriers. Mais il faut attendre près de dix ans pour récolter les premières poires et près d’un demi-siècle pour atteindre le plein rendement. La production de poiré est protégée depuis dix ans par une appellation d’origine contrôlée (AOC).

Doré et pétillant, le poiré Domfront est un breuvage fruité. Une pointe d’astringence lui confère son caractère désaltérant. Peu alcoolisé (environ 4°), il se déguste très frais, presque frappé à l’apéritif. Servi à table, il rehausse le fumet des viandes blanches, accentue la finesse des poisons faibles en goût et accompagne les desserts. Il excelle dans la confection des sauces et s’accorde parfaitement avec un fumet de poisson ou un fond de viande. Oubliez le vin rouge et tentez donc un bœuf bourguignon au poiré… il gagnera en légèreté et en originalité.

Des dizaines de variétés sont recensées, mais l’aromatique « Plant de Blanc » règne dans les vergers et entre à 40 % dans la reconnaissance de l’AOC. En avril ou en mai, les bourgeons explosent. La floraison est courte et, si le vent n’éparpille pas les fleurs au gré des tourbillons, le spectacle est assurément à la hauteur.

La récolte s’organise d’octobre à novembre, manuellement ou mécaniquement, mais toujours sur l’herbe, après la chute naturelle du fruit. Autrefois broyées dans les gadages, les poires sont aujourd’hui râpées, mais fragilité oblige, toujours dans les soixante-douze heures qui suivent le ramassage. La pulpe obtenue subit une phase de cuvage avant d’être pressée sur des lits de paille ou des toiles de tissu. La première fermentation alcoolique en cuve dure au moins seize semaines pendant lesquelles le maître de chais surveille attentivement la qualité des jus avant la mise en bouteilles, entre février et mars.


À voir
Deux musées
- À Barenton (Manche), la Maison de la Pomme et de la Poire invite à découvrir l’activité cidricole, de l’origine de la culture du pommier et du poirier à la distillation permettant d’obtenir le calvados. Le gadage pour écraser les pommes comme le pressoir à longue étreinte sont là, près des futailles, dans la cave toute proche. En parcourant le verger-conservatoire, vous observez plus de cent variétés de pommiers et poiriers. Ouvert du 1er avril au 15 octobre (visite libre gratuite). Tél. 02 33 59 56 22.

- Le musée du Cidre à Melleray-la-Vallée (Mayenne). Ouvert de Pâques au 30 septembre. Tél. 02 43 04 71 48.


À déguster
Quelques adresses
- Frédéric Pacory, Les Grimaux à Mantilly. Tél. 02 33 30 12 06.
- Thierry et Patrick Boisgontier, Les Martellières à Sept-Forges.
Tél. 02 33 38 30 95.
- Pascal Brunet, La Prémoudière à Saint-Denis-de-Villenette.
Tél. 02 33 37 23 27.
- Jérôme Forget, L’Yonnière à Torchamp. Tél. 02 33 30 84 76.
- Gérard Leroyer, La Duretière à Melleray-la-Vallée. Tél. 02 43 04 71 48.
- Patrice Mottier, La Nocherie à Saint-Bômer-les-Forges.
Tél. 02 33 37 60 36.


À lire
Le poiré et les vergers du Domfrontais. Publié aux Éditions Orep avec le soutien du Parc naturel régional Normandie-Maine (17 €).



Retrouvez l'article intégral dans la version papier de Normandie Magazine
(n° 250, juin 2012)
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Virginie


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Message par Carente50 le Mar 12 Juin 2012 - 12:07

le meilleur pour moi c'est celui de B Paillasse à Juvigny s/s Andaines dans l'Orne entre Bagnoles de l'Orne et Domfront
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Carente50


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