L’US QUEVILLY AU STADE DE FRANCE

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L’US QUEVILLY AU STADE DE FRANCE

Message par Steinn le Jeu 12 Avr 2012 - 7:24



Régis Brouard, l'entraîneur de l'USQ, au moment de la victoire

Le football offre des moments rares. Quand, à deux secondes de la fin du match, alors que l’intensité est extrême mais qu’on se prépare déjà à des prolongations, Anthony Laup accélère, passe le défenseur rennais du bout de la chaussure, donne au ballon l’impulsion et l’angle, et la vitesse nécessaires pour tromper, enfin, un gardien breton fort de trois arrêts décisifs du bout des doigts, alors, là, au moment où le cuir franchit la ligne du but sous un angle qu’on estimait à peine possible, oui, là, le football offre un de ces moments rares.

Il faut dire qu’on était en demi-finale de Coupe de France. Dire que contre le club de Ligue 1, Rennes, c’était donc l’US Quevilly, petit poucet de Nationale qui jouait son destin. Dire qu’au bout de ce match là, qui avait mal commencé, par un but encaissé à la huitième minute, l’enjeu n’était rien moins qu’une finale au Stade de France. Comme un rêve de gosse pour des amateurs sur lesquels personne, ou presque, ne se retournait dans la rue.

Il faut dire que ce match à venir, qui verra s’opposer le petit poucet aux dents longues aux Lyonnais de première division, sera l’éternelle histoire de David contre Goliath, du petit contre les forts. Une histoire incroyable. Plus qu’un match de foot. Une histoire d’hommes arrivés au bout de leurs rêves, et aussi, déjà, le 28 avril 2012, pile entre les deux tours de l’élection présidentielle, un symbole.

Il y aura là le précédent président, le futur président. Ministres et futurs ministres. Il y aura dans l’arène les petits contre les puissants. Il y aura la pression médiatique et les décodages. Il y aura là, à n’en pas douter, assez de gens qui parleront pour que certains expliquent que ce qui se jouera là, sous nos yeux, justement, ce sera la France. Avec ce grand F, celle des petits qui ne s’en laissent pas compter et prouvent qu’ils peuvent faire leur chemin, qu’on ne leur impose aucune hiérarchie qu’ils ne pourraient renverser.

Albert Camus disait, dit-on : “Ce que je sais de la morale, c’est au football que je le dois.” Trop rarement, le football a l’occasion de nous montrer que peut-être Camus disait là quelque chose de sensé… Peut-être parce que le football a changé. On ne peut que se réjouir qu’il nous montre ici ce qu’il a d’éternel.

Source :arrow: Grand-rouen.com
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Steinn


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