Port de Rouen : le développement durable au cœur de la revégétalisation des berges

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Port de Rouen : le développement durable au cœur de la revégétalisation des berges

Message par Steinn le Jeu 21 Oct 2010 - 8:58

.

A la demande du Grand Port Maritime de Rouen (GPMR), une nouvelle méthode de d’entretien des berges de la Seine est développée depuis 2006. Grâce à un système de pré-végétalisation, l’herbe pourrait progressivement remplacer les anciens revêtements de mastic bitumeux ou béton des perrés. Si l’on est encore loin d’une généralisation à grande échelle, une zone est actuellement en test insitu en amont de Rouen.

Souvent critiquées pour leur manque d’entretien et un aspect visuel parfois en opposition avec la valorisation touristique souhaitée de la vallée de la Seine, les berges ont souvent nécessité par le passé, le recours à des produits chimiques notamment en matière de désherbage des herbes folles poussant au travers des moellons. Résolument inscrit dans une démarche de développement durable, le GPMR a donc souhaité appréhender le problème différemment. Après des tests opérés en zones humides, le GPMR, via son service territorial de Rouen, expérimente depuis quelques mois, grandeur nature, un système de végétalisation de ses berges. C’est ainsi que 200 mètres de berges (sur 10 de large) viennent d’être réhabilités.


« En 2006, nous avons commencé à mettre en culture des variétés de plantes connues pour leur résistance aux fortes contraintes hydrauliques de la Seine. Comme nous sommes soumis aux marées et à un fort courant, nous ne pouvions nous permettre de prendre des plantes avec un faible enracinement », explique Michel Leprince, en charge du dossier au sein du service territorial du Port de Rouen. Afin de disposer d’un enracinement suffisant, diverses variétés ont été plantées sur des « matelas gabions ». « Il s’agit de grands blocs remplis de matériaux gravelo-terreux grillagés d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur et 5 mètres de long par 2 mètres de large, sur lesquels ont été placés des crochets permettant de les déplacer au moyen d’une grue ». Une fois l’enracinement assuré, en général au bout de deux ans, les berges sont préparées pour recevoir ces gros matelas végétaux, dont le poids avoisine désormais les 5 tonnes.

Lors de notre visite, 200 mètres de matelas ont ainsi été posés. Un herbage mis en culture en 2008 et qui aujourd’hui prend racine…. « Nous préparons les perrés en retirant les anciens revêtements de manière à ce que les racines, maintenues en place par le poids du matelas, trouvent leur place », détaille Michel Leprince. Des matelas qui auront également pour objectif de limiter l’érosion des berges et de stabiliser le tout, avec pour particularité d’être composés de plusieurs essences d’herbes.


« Nous avons fait le choix d’espèces naturellement présentes en vallée de Seine mais dont la résistance à l’eau diffère en fonction de leur position. Certaines étant vouées plus que les autres à une durée prolongée dans l’eau, il a fallu réaliser un panachage en fonction de la hauteur des berges ». Reste maintenant à attendre. Vérifier que tout se passe comme prévu et surtout, commencer à budgéter à grande échelle cette opération. Financés en intégralité par le GPMR, les 200 mètres de berges pré-végétalisés auront coûté 421 000 euros hors taxe.


:arrow: www.drakkaronline.com/article98522.html

.
avatar
Steinn


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum