"Nostalgie, quand tu nous tues", un roman policier à Rouen

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"Nostalgie, quand tu nous tues", un roman policier à Rouen

Message par Rodolphe le Dim 11 Mar 2012 - 23:57

Bonjour,

Je vous invite à découvrir mon 2ème roman, « Nostalgie, quand tu nous tues » qui paraitra le 20 mars prochain aux Éditions Les 2 Encres.



Si le visuel ci-dessus vous a convaincu, vous pouvez réserver à tarif préférentiel mon roman, jusqu’au 20 mars, via le site de ma maison d'édition. Si ça vous intéresse, contactez moi.

Merci de votre attention

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Re: "Nostalgie, quand tu nous tues", un roman policier à Rouen

Message par Rodolphe le Jeu 15 Mar 2012 - 23:50

Un petit cadeau pour les curieuses et les curieuses : le 1er chapitre de Nostalgie, quand tu nous tues !



1.

Le ciel était bleu. Pas un nuage. S’il n’y avait pas eu cette légère brise, il aurait pu faire chaud. Enfin, chaud comme il peut le faire en Normandie…

Le BlackBerry se mit à vibrer sur la table métallique et fit finalement beaucoup plus de bruit que s’il avait simplement sonné dans la main de son propriétaire.

Hippolyte se saisit de son téléphone et regarda l’écran. Après quelques secondes de réflexion, et peut-être aussi de doute, il décida de ne pas décrocher.

C’était son après midi.

Et il ne comptait pas être dérangé.

Marius attendra.

Hippolyte décida finalement d’éteindre sa petite merveille de technologie.

Puis il reprit son stylo et son livre à pages blanches.

Il relut rapidement les dernières lignes qu’il y avait inscrites avant d’être interrompu par les vibrations, regarda le ciel quelques secondes, puis recommença à écrire.

Il n’était que quinze heures trente et il avait écrit seulement deux pages. Il s’était juré de ne pas repartir de la Coccina avant d’avoir noirci au moins vingt feuilles.

A ce rythme là, le patron du salon de thé le foutrait dehors à la fermeture, pensa-t-il.

Il recommanda un double expresso, pensant qu’une quatrième tasse de ce breuvage l’aiderait sûrement à trouver l’inspiration.

Là même où les trois précédentes n’avaient eu aucun effet…

Devenir écrivain était devenu bien plus qu’un simple objectif pour Hippolyte. C’était devenu une obsession.

Il essayait d’écrire au moins six heures par jour, de dix heures à midi, puis de quatorze à dix huit heures.

En général, il écrivait chez lui, sur son ordinateur portable.

Mais certains jours, l’inspiration, il l’appelait comme cela mais n’était pas certain que ce mot était vraiment approprié, le fuyait.

Il avait alors un mal fou à se concentrer sur son ordinateur. Il sortait, allait s’installer dans un café, en général la Coccina, et écrivait à l’ancienne, avec un stylo et du papier.

Et l’inspiration revenait.

Pas toujours mais souvent.

Son stylo recommença donc à courir machinalement sur la feuille. Il entamait la description d’une course-poursuite. Les mots s’enchainaient presque naturellement, jusqu’à former des phrases.

Hippolyte s’arrêtait de temps en temps, relisait ce qu’il venait d’écrire ou regardait le ciel, puis se remettait à la tache.

Il ne remarqua pas le groupe de jeunes filles s’installer à la table d’à côté.

Il ne les entendit pas parler, ni rire.

Il ne remarqua finalement leur présence que lorsque l’une d’elles tapota de l’index sur la table métallique, à quelques centimètres de son briquet. Il quitta sa feuille du regard et dirigea ce dernier vers la jeune effrontée.

Comme par magie, sa main continuait d’écrire.

- Je peux vous l’emprunter, Monsieur ?

- Oui, bien sûr, répondit-il tout en posant son stylo puis en s’emparant du briquet pour finalement le tendre à la jeune fille.

Elle saisit l’objet, sans dire merci, et l’actionna avec son pouce. Une flamme jaillit et la jeune femme alluma sa cigarette. Elle déposa le briquet non loin du paquet de Marlboro d’Hippolyte, toujours sans lui adresser le moindre remerciement, et reprit sa place au milieu de ses congénères.

Hippolyte resta de longues secondes à scruter la jeune fille.

Elle devait avoir seize, dix sept ans tout au plus. Elle était brune, les cheveux mi-longs. Ils étaient négligemment attachés.

Intentionnellement négligemment attachés.

Il fut tout d’abord intrigué par son nez, un nez anguleux, agressif mais joli. Puis il regarda son menton, ce dernier lui semblait parfait.

Son regard se dirigeait ensuite vers son cou. La peau à cet endroit paraissait incroyablement douce. Elle n’avait pas encore subie les affres du temps.

Puis Hippolyte prit de la hauteur et s’arrêta sur les vêtements de cette jeune femme. Elle portait une robe grise, assez courte, qui aurait pu paraitre indécente si la jeune femme n’avait pas porté des leggings verts foncés. Enfin, un sautoir multicolore entourait son impeccable cou, plongeait entre ses petits seins et s’arrêtait approximativement à son nombril.

Hippolyte détailla les trois autres filles de la même façon qu’il venait de le faire pour l’effrontée.

Deux blondes et une rousse.

Même coiffure volontairement négligée, même style vestimentaire, même façon de s’exprimer.

Trois moutons.

Le communautarisme chez les adolescents.

Cela aurait pu être un bon sujet de thèse pour un étudiant de troisième cycle en sociologie, se dit-il.

Hippolyte posa à nouveau son regard sur l’effrontée. Il détaillait à nouveau son visage lorsque celle-ci se retourna vers lui. Elle lui jeta un regard du type « qu’est ce qu’il me veut ce malade ? » et Hippolyte se replongea immédiatement sur ses écrits.

Le passage insipide qu’il venait de rédiger le narguait. Mais bon, il avait suffisamment de mal à écrire aujourd’hui pour ne pas renier les quelques banalités qui se trouvaient sous ses yeux…

Se concentrer et se remettre à écrire.

Mais elles parlaient fort, les quatre filles.

Il n’entendait plus qu’elles maintenant.

Leur discussion était passionnante, ironisa-t-il.

- J’étais trop vénère quand j’ai vu que Juliette avait le même jean que moi.

- Ah, ouais, la tassepé ! reprirent les trois autres en cœur.

- Tu savais qu’elle voulait sortir avec Maxence, sauf que lui, il peut pas la piffrer !

- Ah, quelle conne ! hurla le trio.

- Eh, tu me prêtes ton rouge aux lèvres ?

- Ouais… Bon alors, tu viens à la soirée avec moi ce soir, y’aura des mecs de Jeanne d’Arc. Y’en a un, il a un cul, c’est une tuerie ! Et tu sais quoi…

Le BlackBerry fut rallumé par son propriétaire. Marius avait insisté a priori. Cinq appels en absence…

Hippolyte décida de les ignorer et de consulter ses mails. Ça rassurait la plupart des gens de consulter leur boite mail. Ils recevaient des nouvelles de leurs amis, de leur famille, des diaporamas amusants, des blagues, des vidéos qu’on trouvait craignos quand elles passaient à Vidéo Gag mais géniales sur le net,…

Vous avez dix nouveaux messages…

Hippolyte balaya d’un clic les trois messages de Marius lui demandant respectivement : un, ce qu’il foutait, deux, pourquoi il ne répondait pas au téléphone et, trois, que c’était un gros con et qu’il faisait vraiment chier.

Marius, vulgaire et cultivé. Plus qu’un homme, un concept !

Après avoir éliminé les quatre newsletters de sites sur lesquels il effectuait régulièrement des achats en ligne, Hippolyte passa aux trois derniers courriels restant.

Trois courriels venant du même expéditeur.

Un site internet.

Mesannéeslycée.com

A chaque fois qu’il recevait un message de ce site, Hippolyte se demandait ce qu’il lui avait pris le jour où il s’y était inscrit.

Le service proposé permettait aux anciens élèves d’un même lycée de reprendre contact avec ceux qui avaient fréquentés cet établissement en même temps qu’eux. Alors même que tout ce petit monde avait quitté l’établissement en question depuis un petit bout de temps.

Hippolyte pensait, comme la plupart des gens qui y étaient inscrits, que ce genre de site n’avait aucun intérêt. S’il n’avait pas gardé contact avec certaines personnes, en fait la totalité des gens croisés entre le début de la seconde et l’obtention de son bac, moins Marius, c’était tout simplement parce qu’il ne le souhaitait pas…

Pourquoi alors devenir membre d’un service de « réseautage social » ?

Parce que l’Homme est fragile.

Faible.

Et surtout curieux.

Car ce genre de site permettait de savoir ce que ceux qui fréquentaient les mêmes classes que vous étaient devenus…

Toujours était-il qu’Hippolyte levait systématiquement les yeux au ciel à chaque fois qu’il recevait un mail lui indiquant qu’untel ou untel avait mis sa fiche à jour…

Pas exactement « untel », en fait.

Mais ses « amis » !

Et oui, car les personnes que vous n’avez pas vues depuis douze ans et avec qui vous avez échangé deux « messages privés » durant les six derniers mois sont, par la magie d’Internet, vos « amis ».

Finalement, ce genre de site vous fait gagner un temps fou et est assez rassurant…

Hippolyte tendit l’oreille.

Ça jacassait de plus belle à la table d’à côté…

Et Hippolyte en avait assez entendu.

Il savait qu’il n’arriverait plus à écrire une seule ligne avec ce groupe d’écervelées dans son espace vital.

Une excuse comme une autre…

Il rassembla ses affaires et leva le camp.

Il n’avait fait que quelques mètres quand il décida de faire demi-tour. Il s’approcha de la table où les quatre filles gloussaient et les interrompit par un léger toussotement.

- Excusez-moi, Mesdemoiselles, mais j’aurai aimé connaitre vos âges.

Les quatre filles le dévisagèrent, puis l’effrontée lui répondit qu’elle avait dix sept ans. Les trois autres enchainèrent. Seize. Seize. Et dix sept.

Il avait devant lui quatre adolescentes immatures qui jouaient aux trentenaires. Il repensa aux tenues vestimentaires et aux conversations des filles de son lycée et se dit que, sans trop bien savoir quoi, certaines choses avaient changé…

Il entendit une voix dans sa tête, qui ressemblait étrangement à celle de Marius, le traiter de vieux con. Il esquissa un sourire, remercia les quatre jeunes filles et leur souhaita une agréable journée.

Il s’apprêtait à partir quand l’effrontée, qui visiblement se comportait comme la chef ou du moins la porte parole du groupe, l’interpella.

- M’ssieur !

- Oui, répondit Hippolyte en se retournant.

- Vous êtes écrivain ?

- En tout cas, j’essaye, lança-t-il pour toute réponse.
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Re: "Nostalgie, quand tu nous tues", un roman policier à Rouen

Message par Rodolphe le Mar 10 Avr 2012 - 16:03

Bonjour,

Les réservations sont terminées : donc, si vous voulez lire "Nostalgie, quand tu nous tues", il ne vous reste plus qu'à vous rendre en librairie, à chercher sur le net ou à me contacter via ma page Facebook ;-)

A bientôt
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Re: "Nostalgie, quand tu nous tues", un roman policier à Rouen

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