Ornements de toitures

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Ornements de toitures

Message par Steinn le Lun 20 Fév 2012 - 22:06


Lundi 20 février 2012 à 16:09 par josephcanu

Epis de faîtage, girouettes, tuiles faîtières et coqs de clocher sont autant d'ornements aériens constituant une partie méconnue et menacée de notre patrimoine.

Fonctionnels et esthétiques, ils témoignent aussi d’une valeur symbolique forte. Protégeant les charpentes, ils parent les toits et, à travers eux, s’exprime l’identité des propriétaires. Leur évolution au fil des siècles et la richesse des traditions orales qui les entourent sont riches d’enseignement pour mieux comprendre la vie d’autrefois.
Malheureusement, par faute d’entretien, ces éléments fragiles se raréfient et sont même menacés de disparition. Et c’est fort dommage car, outre leur forte valeur symbolique, ils témoignent aussi d’un certain art de vivre ancien doux à évoquer.

Compagnons célestes
La région normande est d’une grande richesse en ce domaine et témoigne d’une grande variété de matériaux utilisés, certains secteurs étant réputés pour le travail d’un matériau particulier. Dès la fin du 18e siècle, les sites de production déclinent jusqu’à disparaitre. A cette époque, les ornements de toiture, jusqu’alors réservés aux habitations de l’élite rurale, se développent sur les toits des édifices urbains et des villages. Au 19e siècle la production artisanale devient quasi-industrielle évoluant d’une production originale vers une production en série.
Ces ornements assuraient séparément ou simultanément trois rôles principaux, variables selon les époques. Principalement fonctionnels au Moyen Age, ils deviennent rapidement des éléments significatifs d’un rang social, mais dès l’origine, ils jouent aussi un rôle esthétique important dans la silhouette des bâtiments.

Généralisation au 19e
D’abord réalisés à l’initiative des propriétaires, des épis de faîtage sont installés à partir du 19e siècle sur toutes les catégories d’édifices. Oeuvres anonymes, les marques y sont très rares et leurs créateurs pouvaient aussi bien être des couvreurs que des potiers, des chaudronniers, des fondeurs ou autres ornemanistes.
Il n’est pas trop tard pour en admirer de superbes comme sur les hôtels de Bourgtheroulde ou Fiquet de Normanville, sur le Palais de Justice, l’Archevêché et le Gros Horloge. Mais ce petit patrimoine reste volatil et disparait sans qu’on y prenne garde. Ainsi, les épis de faîtage du Rectorat qui contrairement aux cloches de Pâques, ont été démontés et tardent à revenir.

De notre correspondant
Daniel Caillet


Source :arrow: Coterouen.fr
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