Vers une grande Normandie

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Vers une grande Normandie

Message par Virginie le Mer 15 Fév 2012 - 20:58

Vers une grande Normandie

par Georges Bernage
:arrow: Patrimoine Normand
15/02/12

En 1960, deux régions de programme avaient été instituées : la Haute et la Basse-Normandie. La Loi du 5 juillet 1972 portait création de deux établissement publics régionaux venant entériner ce découpage. Ainsi, depuis plus d'une trentaine d'années, on partle d'une réunification de la Normandie.

Ce sujet est de plus en plus à l'ordre du jour. Les divers élus évoquent de plus en plus de plus en plus fortement le principe d'une réunification des deux petites régions. Un dossier publié par les deux CESR fait le point sur la question. La réunification de la Normandie se profile à l'horizon. Nous vous proposons une synthèse de ce dossier pour y voir plus clair.

L'idée d'un rapprochement entre les deux "tronçons" de Normandie est acquise, les avantages l'emportent, de loin, sur les contraintes, sur la base des avantages mutuels. Mais deux formes de rapprochement sont proposées : la coopération ou la fusion.

La coopération a été particulièrement concluante dans plusieurs domaines, en particulier la recherhce et le tourisme. Celle-ci permettait une liberté de choix dans les opérations communes, une montée en puissance progressive et la faculté d'adopter des formes diverses pour une efficaité maximale.
La Fusion exige une réfléxion car elle a un carctère quasi définitif. C'est un changement radical exigeant une capital régional, un seul Conseil Régional, une seul préfecture de région et une solution polycentrique n'est pas évidente. Par contre, malgré ces difficultés, la pluspart des bas et hauts normands se considèrent simplement normands et la notoriété de l'appelation "Normandie" est indéniable, la réunification simplifierait les stratégies pour les communication externe, face à l'actuelle confusion ou d'ailleurs, en anglais, "Lower Normandy" a une connotation dévalorisante. La Normandie ne tire pas tout le parti souhaitable de sa dénomination. Par rapport aux autres régions, la Haute (13e rang national) et la Basse (15e nationale) passeraient ensemble au 5e rang. Cependant, les plans de la DATAR envisagent un redécoupage de la France en 7 à 10 grandes régions, les gains vis à vis des classements inter-régionaux seraient alors en partie perdus, sauf si l'on retient une fusion plus large devenant Normandie-Maine... (1)

La réunification (appelée "fusion") permettrait une vision simplifiée des institutions (et donc des économies), un sentiment de fierté légitime pouvant habiter une "population normande sensible à la reconstruction d'un ensemble territorial ravivant le souvenir d'un lointain et glorieux passé". le rapport fait alors un rappel historique. La seconde Lyonnaise présente déjà des contours de la future normandie fondée en 911 ; elle sera état quasi trois siècle durant . Elle correspont aussi à la province écclésiastique de Rouen dont l'archevêché de Roeun exerce une primature sur six autres évêchés (Evreux, Lisieux, Bayeux, Sées, Coutances, Avranches), dès le VIIe siècle. Le "Duché" est réunie au domaine royal français en 1204 et la Normandie restera un duché jusqu'en 1469. Ses prérogatives seront alors régulièrement rognées et elle sera découpée en deux généralités, celles de Rouen et clles de Caen, puis celle d'Alençon en 1638.

Les Normands défendront leur particuralisme de manière continue en résistant au pouvoir central, en se réclamant de la coutume et de la charte au Normands, concédée par le roi Louis X de Hutin en 1315, et en s'appuyant sur une institution chargée de la faire respecter : le parlement de Normandie, qui est un organe admistratif et juridictionnel. Mais cette résistance ne peut contreer la démarche progressif : la Basse-Normandie apparaît dès le XVIe siècle, la Révolution supprime les provinces et découpe la Normandie en cinq départements (correspondant toutefois ensemble au territoire originel). Le renouveau du régionaliste commence au début du XIX esicèle avec Arcisse de Caumont. Et en 1956, sans concertation des populations, 21 régions sont instituées et, par un décret en date du 2 juin 1960, la Normandie est découpée en deux régions, la Haute et la Basse. Elle sont confirmées par la loi du 5 juillet 1972 portant création des établissements publics régionaux venant entériner ce découpage. Ainsi la Haute et la Basse Normandie se voient progressivement divisées aucours des deux derniers siècles.

Mais, comme nous le rappelon, la création de l'Union de la Région Normande de Pierre Godefroy, puis celle du Mouvement Normand tenteront, dès le début des années 1970 de sensibiliser les élus et la populations au problème de réunification. L'opinion normande y sera majotitairement favorable jusqu'à 65% comme l'a montré un récent sondage. Mais cette unanimité de la population , et aussi d'élus de toutes tendances, se heurtera longtemps à de sordides égoïsmes cd clochers, ce seront, dans le passé, Jean-Marie Giraud à Caen et Jean Lecanuet à Roeun qui auront tout bloqué, contre l'opinion.

Mais des chemins parallèles auront permis des rapprochements. Ainsi, les deux régions de Normandie auront été les deux seules régions de France à n'avoir qu'une seule chambre régionale d'agriculture et un seul comité régional de Tourisme. Et depuis peu, elle bénéficie d'un établissement public commun : l'Etablissement Foncier de Normandie. Par ailleurs, la Délégation de l'Aménagement du Territoire et le l'Action Régionale (DATAR) ne l'envisage que globalement, dans le cadre d l'estuaire de la Seine (Directive Territorial d'Aménagement de l'estuaire) et s'amorce avec le projet " métropolitain normand". Ce développement économique est un facteur fort d'union s'appuyant sur le concept de la Normandie historique existant dans la mémoire collective?
Et s'il y a fusion, il ne peut y avoir raisonnablement qu'une seule capitale régionale. Les exemples de deux capitales n'ont jamais été probants : Reims capitale économique et Châlons-sur-Marne capitale administrative de la région Chapagne-Ardenne, par exemple, une seule capitale présente deux avantages considérables : la lisibilité et l'efficacité du fonctionnement admistratif et quotidien. Donc le choix semblait cornélien entre Rouen et Caen. Mais " l'impact de l'abandon de tout ou partie de certaines prérogatives d'ordre politique et administratif serait ressenti de façon certainement plus sensible dans la ville la moins développée des deux, en l'occurence Caen et par ricochet dans l'ensemble de la Basse-Normandie ". Grâce à son point économique, la perte de la capitale régionale serait de conséquence limitée pour Rouen mais tout à fait catastrophique pour Caen. Par ailleurs, cette dernière dispose d'un atout majeur : son caractère central dans le nouvel espace constitué. Elle possède aussi d'atouts dans différents domaines (culture, recherche, ect.). Son université est la plus ancienne de Normandie, fondée durant l'occupation anglaise lors de la guerre de Cent Ans. Mais la position géographique de Caen est déterminante. Rouen està 142 kilomètres de Mortagne, 152 d'alençon, 194 de Flers, 230 d'Avranches et 244 de Cherbourg, alors que pour Caen, Evreux n'est qu'à 138 kilomètres et le Tréport 214 ! Rouen principale capitale historique, est trop excentrée et Caen, outre son rôle universitaire , a été la principale capitale de Guillaume le Conquérant.

En Conclusion, le rapport rappelle que l'utilité d'un rapprochement entre les deux Normandie apparaît incontestable mais un pragmatisme, bien normand, et indispensable afin d'intensifier le processus de coopération. Mais il est favorable à l'intensification de coopération, processus plus long qu'une fusion immédiate, expression d'une volonté d'y parvenir après mûre réflexion. Notons toutefois que le rapport ne signale pas les handicaps grave subis dans le passé par les deux régions, du faits de leur séparation. La réunification semble ainsi bien partie mais elle se ferait progressivement, tout au moins d'après la rédaction du rapport. Enfin, la future capitale d'une Normandie Réunifiée ne pourrait être que Caen. Rouen restant, avec le Havre, le pôle économique majeur. Les rapprochement sont déjà dans les faits et la réunification est dans les esprits, avant d'être réalisée dans un avenir proche.


(1) mais, dans cette hypothèse plus large, qu deviendraient de petites régions comme l'Alsace et la Corse.
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Virginie


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